Vers l’inépuisable : 52 traversées pour 52 semaines PDF

Louison Bobet lors du Tour de France 1951. Professionnel de 1947 vers l’inépuisable : 52 traversées pour 52 semaines PDF 1961, il est considéré comme l’un des plus grands coureurs de l’histoire du cyclisme et possède l’un des palmarès les plus riches de son sport. Triple vainqueur du Tour de France entre 1953 et 1955, il est le premier coureur à remporter l’épreuve trois fois consécutives. Roland Barthes, il jouit d’une immense popularité au cours de sa carrière.


Dire quelque chose de cette advenue divine au cœur de l’humain, mais hors de la précipitation d’un langage convenu qui brandirait la foi comme une évidence. Se tenir plutôt dans la longue patience du veilleur. Raconter l’énigme de la Présence, dans l’humilité d’une parole qui consent d’abord à rejoindre le silence pour écouter ce dont elle est la trace. Vivre est une traversée vers l’inépuisable, une sortie – hors de la petitesse où confine la souffrance – vers l’incandescence d’un amour venu trembler un jour, dans le visage du Galiléen.
Ces pages se voudraient de simples compagnes de traversée. De semaine en semaine. Pas loin d’un viatique au sens premier de  » provisions pour le voyage « .

Le public salue la volonté, le panache et le courage du coureur breton. Sa carrière sportive s’achève à la fin de l’année 1961 lorsqu’il est victime d’un accident de voiture avec son frère Jean Bobet, entraînant plusieurs fractures du fémur et de la cheville. Il se reconvertit dans la thalassothérapie et ouvre le premier institut moderne de ce genre à Quiberon, en 1964. C’est lui qui fait monter son fils pour la première fois sur un vélo, à l’âge de deux ans. C’est sur ce vélo qu’il dispute sa première course, en 1938, alors que se tient à Saint-Méen-le-Grand le Premier pas Dunlop, une épreuve dédiée aux jeunes coureurs de 16 à 18 ans et licenciés à l’Union vélocipédique de France. Louison Bobet est engagé dès l’âge de quatorze ans par son père à la boulangerie comme brigadier.

Bien qu’il n’effectue que de rares sorties à vélo, Louison Bobet se passionne alors peu à peu pour le cyclisme. Il suit les différentes épreuves dans la presse ou à la radio et assiste parfois à des courses régionales. Il soutient notamment le coureur breton Jean Fontenay qu’il rencontre en 1939 lors du Grand Prix de Saint-Méen et que ce dernier remporte. Tout en s’entraînant, Bobet s’initie également à la mécanique en portant une attention particulière à l’entretien de son vélo de course. En 1942, Louison Bobet participe à une course ouverte aux non-licenciés à Montauban-de-Bretagne. Malgré une crevaison qui le retarde en début de course, son père le convainc qu’il a encore une chance de revenir sur les autres coureurs. En 1943, il signe sa première licence au Cyclo-Club rennais et prépare le Premier pas Dunlop, une épreuve annuelle pour les débutants qui commence par une course départementale éliminatoire.

Ses entraîneurs lui reprochent d’être trop généreux en course, de manquer de ruse et de ne pas s’économiser assez, ce qui lui vaut d’être régulièrement battu au sprint à l’arrivée. Il remporte néanmoins sa première course en tant que licencié à Lamballe le 8 août 1943. Pendant les derniers mois de l’Occupation, Louison Bobet et son père assistent aux réunions d’un petit groupe de résistants qui s’est formé à Saint-Méen-le-Grand sous l’impulsion de l’instituteur Antoine Launay. Il transporte notamment des messages pour la Résistance. Après un stage à Fégréac, il rejoint le 3e bataillon de ce régiment, appelé à combattre la poche de Lorient et qui stationne à Locoal-Mendon. Portrait en noir et blanc d’un cycliste avec un maillot portant l’inscription Dilecta. Paul Le Drogo, premier directeur sportif de Bobet.

Le représentant de l’entreprise Stella à Rennes, qui soutient Louison Bobet dans sa progression, se charge de lui trouver un masseur et le met en contact avec Raymond Le Bert, le soigneur du Stade rennais. Lors du championnat de Bretagne, Louison Bobet tente une échappée, en vain, puis est battu au sprint par Raymond Scardin. Cette deuxième place ne le satisfait pas mais elle lui vaut une qualification pour le championnat de France amateur. Tour de l’Ouest au sein d’une équipe de jeunes espoirs bretons, dirigée par Paul Le Drogo et le soigneur Raymond Le Bert. Huitième du Grand Prix de Nice et cinquième du Grand Prix de Cannes, ses débuts sont encourageants mais il commet encore des erreurs tactiques en produisant trop d’efforts dans les moments inopportuns et manque d’endurance.