Vengeance ? PDF

Cet article est une ébauche concernant la psychologie et la sociologie. Ce comportement n’est pas exclusivement lié aux humains, bien que la vengeance ? PDF soit la plus fréquente chez eux. Chez les animaux, notamment, des éléphants de cirque qui attaquent leur dresseur qui les maltraitent.


Postface de Jean-Luc Nancy. « Le prisonnier est un être sacré parce que c’est un être livré et qu’il a perdu toutes ses chances. Si cet homme s’est rendu personnellement responsable d’actes criminels, il doit être jugé ». Au lendemain de la guerre, Robert Antelme, tout juste libéré de Buchenwald et de Dachau et venant d’apprendre la mort de sa soeur en déportation, rédige un long article sur le sort à réserver aux criminels allemands. Devant les violences qui leur sont infligées, il déclare l’exigence absolue du droit contre l’instinct de vengeance. Il sait qu’il va choquer certains rescapés ; mais il écrit au nom d’idéaux simples : « la justice, la liberté et le respect de l’homme ». Loin d’être un simple texte de circonstance, Vengeance ? constitue une réflexion de fond sur la question du droit et de son origine. Sans aucune référence à la notion chrétienne de pardon, Robert Antelme enjoint ses concitoyens à renoncer à toute vengeance : même lorsqu’un homme est légitimement privé de sa liberté, il doit conserver sa dignité. Toute atteinte au respect dû à la personne humaine (fût-elle coupable) constitue un acte de barbarie.

De ce fait, les textes de lois les plus anciens, décrivent une forme de loi du Talion, dans le but de définir une réponse proportionnée au tort causé par l’agresseur. Dans le cadre du contrat social, l’État refuse le droit des citoyens de rendre justice eux-mêmes. Seul l’État a le devoir et le droit de punir les malfaiteurs. Une punition juste et proportionnée est communément accepté et la vengeance est considéré primitive et barbare. Cependant, pour la professeur de droit à l’Université Fordham, Thane Rosenbaum, la différence entre vengeance et justice n’est pas aussi grande qu’il ne paraît. Si beaucoup de personnes pensent qu’elles se sentiront mieux après s’être vengées, la littérature scientifique dément cette idée. En effet, des recherches en psychologie ont montré que se faire justice soi-même entraînait une période de rumination mentale.

En revanche, lorsque la vengeance s’opère par une source externe, indépendante, comme la justice ou un aléa, elle n’est pas suivie par cette période de rumination. Cette vengeance indirecte, par une source externe, est ressentie positivement par les victimes. Certains films ont, par ailleurs, comme thème unique la vengeance. D’autres titres sur ce thème unique incluent La Vengeance d’une femme et La Vengeance dans la peau.

Un babouin rancunier et tenace , sur Libération. What gives victims satisfaction when they seek revenge? Gollwitzer – 2010 – European Journal of Social Psychology – Wiley Online Library , sur doi. Rechercher les pages comportant ce texte.