Un monde merveilleux : Béton armé PDF

Please forward this error screen to ns7. Depuis le temps que j’en parle, il est temps que je m’y mette, ça me fera une bonne résolution de moins à prendre pour 2009. J’ai déjà parlé de l’un monde merveilleux : Béton armé PDF purement technique de la garde à vue dans ce billet.


Je n’y reviens pas, c’est assez aride comme ça. Pour la suite, je suppose ces éléments techniques sus par vous. La garde à vue pose des problèmes de perception de cette mesure, signe de son invincible ambiguïté. J’espère vous avoir mis l’eau à la bouche : développons ces deux points. L’ambiguïté de la garde à vue. La garde à vue est au premier chef perçue comme une sorte de sanction. C’est une pré-condamnation, en quelque sorte, et quand la presse indique que dans telle affaire, une personne a été placée en garde à vue, on comprend : le coupable a été arrêté.

Curieusement, cette perception a été renforcée par une évolution récente du droit favorable aux libertés. Le droit, surtout pénal, adore les paradoxes. La garde à vue a donc le sceau de l’infamie. Et depuis qu’elle ne s’applique plus qu’aux suspects, les gardés à vue sont traités comme tels : menottage systématique, lacets, ceintures, montres et bijoux confisqués, et placement en geôle quand on n’est pas menotté à un banc. Autant dire que quand une personne se rend au commissariat en réponse à une convocation, elle espère bien ne pas être placée en garde à vue, et sera très complaisante pour éviter cela. Les OPJ ne se gênent pas d’ailleurs pour jouer de la menace du placement en garde à vue.

Avait-elle besoin d’être traitée en délinquante, se demande ainsi mon confrère Gilles Devers ? Si la réponse est bien évidemment non, je maintiens néanmoins pour ma part qu’elle devait être placée en garde à vue. Le droit pénal adore les paradoxes. C’est que la garde à vue est avant tout un statut juridique, une situation réglementée, et surtout créatrice de droits. Dans la foulée, obligation est faite aux services de police ou de gendarmerie d’informer immédiatement le procureur de permanence de ce placement en garde à vue.