Un Evangile Pre-johannique: Jean 1,1-2,12 PDF

Ce groupe a la particularité de reconnaître en Jésus le Messie tout en continuant à pratiquer les préceptes de la loi juive. Pour une branche de la recherche, les Nazôréens reconnaissent la messianité de Jésus, qu’ils qualifient de  serviteur de Dieu , mais pas sa divinité. Leurs dirigeants les plus notables sont très célèbres puisqu’ils appartiennent au groupe des un Evangile Pre-johannique: Jean 1,1-2,12 PDF apôtres.


Nouveau Testament s’arrêtent au début des années 60. Dès les années 90, la littérature juive tannaïtique témoigne de leur existence, ce sont des  hérétiques  dont il faut se maintenir éloigné. Toutefois certains auteurs estiment que ces passages désignent un autre groupe appelé Ébionite, issu de celui des Nazôréens. Nazôréens , est aussi le titre donné de multiples fois dans les évangiles à Jésus le Nazôréen. Des découvertes archéologiques ont permis de situer des Nazôréens dans le Golan et notamment à Farj où une synagogue judéo-chrétienne a été identifiée. Pour une partie de la recherche, ils sont mentionnés dans le Coran sous le nom de Naçara et ceux présents dans la péninsule arabique auraient participé à la création de l’islam. Le Sermon de la Montagne, par Carl Heinrich Bloch, 1890.

Miniature persane représentant Jésus lors du sermon sur la montagne. Jan Brueghel, Le Sermon sur la montagne. Détail : le Sermon sur la montagne. Pour désigner leur mouvement, les disciples de Jésus semblent d’abord avoir parlé de la  Voie du Seigneur  ou simplement  la Voie , puis se sont appelés notsrim : nazaréens. Le terme a peut-être été lié à Nazareth afin de rappeler le lieu-dit d’origine de Jésus.

Voir aussi le chapitre : Histoire et analyse d’une dénomination. Dans la recherche contemporaine, les groupes chrétiens d’origine juive sont souvent repris sous l’appellation de  judéo-christianisme  ou  judéo-christianisme ancien . Voir à ce sujet : Le conflit d’Antioche et la réunion de Jérusalem. D’après Épiphane, les croyances des nazôréens sont en tout semblables à celles des juifs, si ce n’est qu’ils croient au Christ, proclamant que Jésus Christ est le serviteur de Dieu. Dessin figurant les tables de la Loi. Simon Claude Mimouni estime, pour sa part, que les nazôréens croient en la divinité de Jésus. La présentation de ce qu’étaient les nazôréens, un groupe déjà mal connu, est compliquée par le fait qu’il n’y a pas de consensus pour savoir s’ils forment un seul groupe avec les ébionites.

Cette dernière indication fait écrire à François Blanchetière qu’Irénée semble  mal renseigné  et qu’il  commet une sérieuse bévue . Magnin, il n’y a pas lieu de distinguer entre nazaréens et ébionites, ces deux désignations étant à l’origine des termes synonymes. C’est un fonctionnement de ce type qui semble être décrit au début des Actes des Apôtres. L’ouvrage d’Épiphane de Salamine, Panarion, s’appelle aussi Contre les hérésies. Il constitue la source principale de ce que l’on sait sur les nazôréens et les ébionites.

Toutefois, ceux qui affirment que  nazôréens  et  ébionites  sont deux appellations du même groupe, comme J. D’après Mimouni toujours,  l’hérésiologue veut laisser planer un doute sur ce point afin d’éveiller le soupçon à l’égard des nazôréens. Les auteurs qui adoptent le point de vue opposé estiment que cette notice d’Épiphane indique bien que les nazôréens ne croient pas en la divinité de Jésus, et le fait que l’hérésiologue n’en parle que mélangés aux  cérinthiens  et  mérinthiens  ne reflète que son embarras. En effet, il était probablement extrêmement gênant d’attirer l’attention sur le fait que ce groupe, avec ses pratiques différentes, puisque ses adeptes respectaient les prescriptions de la Torah dont l’ancienneté ne pouvait pas être contestée, portait le même nom que celui donné à Jésus dans les évangiles. De plus, pour soutenir sa position, J.

Munck affirme que les apôtres n’étaient pas juifs. Pour la quasi-totalité des autres spécialistes, l’appartenance des nazôréens au judaïsme et leur respect des prescriptions de la Torah ne fait aucun doute. La rivière du Jourdain où Jésus aurait rencontré Jean-Baptiste fils de Zacharie. Selon le Nouveau Testament, le mouvement de Jésus naît dans la mouvance de Jean le Baptiste dans les années 30 dans la région Palestine. Un point de vue contesté par J.