Théologie systématique : Tome 3 PDF

En pratique : Quelles sources sont attendues ? En dérive la théologie négative, c’est-à-dire une approche de la théologie qui consiste à insister plus sur ce que Dieu n’est  pas  que sur ce que Dieu est. Elle se situe à l’opposé de la théologie théologie systématique : Tome 3 PDF, ou  positive . Ce mode de pensée trouve son origine dans la philosophie antique.


La Théologie systématique, publiée entre 1988 et 1995, est devenue dans le monde germanophone et anglophone une oeuvre de référence. Il aura fallu attendre 2009, que les Editions du Cerf se lancent dans sa traduction, pour que les lecteurs français puissent enfin accéder à cette pensée majeure de la théologie. Plusieurs questions d’importance étaient abordées dans le premier volume : en quoi la vérité de la doctrine chrétienne est-elle le thème de la théologie systématique ? Comment le concept de Dieu est-il lié à celui vérité ? Peut-on parler d’une connaissance « naturelle » de Dieu ? Création et christologie sont les principaux sujets du deuxième volume paru en 2011, alors que ce troisième et dernier de la série s’intéresse davantage au mystère de l’Eglise. Enraciné fortement dans une tradition luthérienne, Pannenberg reprend une partie de l’héritage des théologiens de la Parole (en particulier Barth) et en même temps, d’un point de vue méthodologique, il se fait le défenseur l’une théologie post-Aufklärung. Sa tentative de rassembler tradition luthérienne et épistémologie contemporaine est ce qui rend sa théologie si intéressante, stimulante et originale. Pannenberg nous laisse dans son oeuvre une façon de penser, un paradigme théologique interdisciplinaire, qui permet de prendre au sérieux tout autant les témoignages de la tradition chrétienne que les exigences rationnelles apparues depuis les Lumières.

Elle se retrouve dans les traditions juive, grecque, chrétienne. Dieu n’est pas connaissable par l’intelligence, ni saisissable par la sensibilité. Ainsi se conçoit la  théologie négative . Dieu n’ont pas moins influencé les écoles talmudiques. La transcendance divine, conçue en termes de théologie négative, marque l’histoire de la philosophie juive.

Plotin, un philosophe grec, le principal représentant de l’école néoplatonicienne s’appuie sur le Parménide de Platon, et sur les négations qui découlent de la première hypothèse,  l’un, s’il est un , pour postuler que le Principe premier est ineffable. Plotin transmet cette conception des choses, proche de celle de Philon d’Alexandrie, et connue également sous le terme de  théologie négative , à ses disciples Porphyre de Tyr, Jamblique, Proclos, etc. Transcendant, notre discours se réduit à proportion de notre montée. Mais définir, c’est déterminer un être, c’est-à-dire le poser d’emblée dans une multiplicité qui l’englobe, en faire un être parmi les autres êtres, avec lesquels il fait nombre . On retrouve ces mêmes influences dans le soufisme. L’Extrême-Orient a développé avec d’autres modes d’expression, et cela avant l’Occident, des conceptions apophatiques qui s’expriment dans le bouddhisme, le taoïsme, l’hindouisme et dans d’autres traditions.

Le concept d’abstraction est présent dans l’Antiquité, à la fois dans la tradition péripatéticienne et dans celle de l’Académie. Il s’agit d’une opération intellectuelle intuitive qui prétend séparer dans les formes l’essentiel du non-essentiel. L’apophatisme est une démarche intellectuelle par laquelle toute idée que l’on se fait de la divinité se voit démasquée dans son inadéquation à délimiter ce qui est sans limite. Par exemple, l’affirmation  Dieu existe , ne peut se concevoir en théologie négative. Pas plus que :  Dieu est miséricordieux. Le prêtre Patrick Royannais cite La Faiblesse de croire de Michel de Certeau :  Un événement est impliqué partout, mais  saisi  nulle part.