Surveillance épidémiologique en santé animale PDF

Surveillance épidémiologique en santé animale PDF brucellose est une affection contagieuse qui touche principalement les bovins et qui est provoquée par la bactérie Brucella abortus. La maladie est extrêmement contagieuse pour les bovins et en cas de foyer massif, les conséquences économiques pour le secteur des bovins peuvent être désastreuses.


Cet ouvrage est le fruit d’une collaboration entre des spécialistes de la surveillance épidémiologique à tous les échelons du fonctionnement d’un réseau. Il est enrichi par l’expérience d’animateurs dans des contextes très variés.

La brucellose est en outre une affection zoonotique. Au niveau de l’hygiène, des mesures de précaution sévères doivent être respectées. La consommation de viandes ne présente aucun risque car la bactérie n’y est la plupart du temps pas présente. La bactérie peut également être présente dans le lait cru des exploitations bovines contaminées.

Un traitement thermique approprié du lait exclut toute probabilité de contamination. Arrêté royal du 6 décembre 1978 relatif à la lutte contre la brucellose bovine. Généralement, les bovins sont contaminés par l’ingestion d’aliments contaminés ou en buvant de l’eau contaminée. Un veau peut être contaminé dans l’utérus par les muqueuses ou il peut être contaminé après la naissance en buvant du colostrum ou du lait contaminé. La bactérie peut également pénétrer par la peau à la hauteur des pattes, du pis et via les yeux et les voies respiratoires. Lors d’un avortement ou d’un vêlage, un bovin contaminé excrétera d’énormes quantités de germes e. Un taureau contaminé peut également transmettre l’infection lors d’une saillie.

Les germes assimilés atteignent les nœuds lymphatiques et ensuite le sang d’où ils peuvent se propager à tous les organes. L’évolution des symptômes peut être lente. Les germes peuvent se trouver à l’état latent pendant des mois, voire même des années dans les nœuds lymphatiques avant de se propager à l’ensemble de l’animal et occasionner des signes visibles de maladie. Lors de cette phase latente du germe, une analyse sanguine ou du lait peut encore être négative. Cette bactériémie persiste assez longtemps chez la plupart des animaux mais disparaît également de façon régulière pour resurgir plus tard à intervalles variables, souvent chez les animaux gestants.

Dans le cas d’une telle bactériémie, les brucella s’établissent dans divers organes et surtout dans l’utérus gravide, le pis, les testicules, la moelle osseuse, la rate, le foie, les nœuds lymphatiques, les gaines tendineuses, les bourses synoviales et les articulations. S’il s’agit d’animaux gestants, les brucella se frayent principalement un chemin jusqu’au placenta, à l’amnios et au fœtus. Cela provoque en même temps une placentite nécrotique qui, dans la plupart des cas, donne lieu à l’avortement et à des adhérences expliquant les rétentions d’arrière-faix. 000 milliards de brucella se retrouvent dans l’environnement externe. Lorsqu’un bovin contaminé est à nouveau gestant, la femelle peut à nouveau avorter ou bien la gestation peut se poursuivre jusqu’à son terme. Lors de chaque vêlage ou avortement, les germes se répandront via les sécrétions vaginales.

Lors des périodes de non gestation, le germe peut rester présent dans l’utérus durant des mois, voire même des années. Il peut à nouveau y avoir une excrétion de germes durant les chaleurs. Entre-temps, la colonisation mammaire a pris une forme concrète pour une période de durée variable et parfois très longue, ce qui provoque la contamination du lait. Un veau viable né d’une mère contaminée reste souvent porteur durant toute sa vie et peut propager les germes à partir du moment où il atteint la maturité sexuelle.

L’achat de veaux femelles d’origine inconnue n’est donc pas sans risque. Eviter l’achat de bovins d’élevage et de rente de provenance et de statut sanitaire inconnus. De tels animaux peuvent être contaminés et toutefois négatifs à l’analyse sanguine. Il est préférable de ne pas reprendre dans le cheptel de provenance un animal avec lequel on s’est rendu sur un marché ou dans une exploitation inconnue. Des mesures d’hygiène strictes doivent être appliquées par les personnes qui pénètrent dans une exploitation bovine, e.

En Belgique, la brucellose est une maladie réglementée à déclaration obligatoire. La brucellose est également reprise comme vice rédhibitoire. La maladie fait également partie d’un programme de surveillance officiel. La Belgique a été fortement contaminée jusqu’à la fin des années 80. Un dernier cas  a encore été diagnostiqué en 2000 avant l’obtention du statut « officiellement indemne ». En 2003, la Belgique a été déclarée indemne de brucellose par la Commission européenne. Le statut « officiellement indemne » permet les libres échanges commerciaux d’animaux entre les pays de l’UE et les autres pays tiers des marchés internationaux.

Fin novembre 2010, un foyer de brucellose a été constaté en province de Liège. Le « statut officiellement indemne de brucellose » a été conservé après que la Belgique ait présenté des mesures qu’elle avait prises dans le cadre de ce foyer. Malgré l’enquête épidémiologique approfondie, l’origine de ce foyer n’a pas encore été découverte. L’enquête sur l’origine de la brucellose dans cette exploitation a été rouverte suite aux constatations de nouveaux foyers en 2012. Aucun cas de brucellose n’a été constaté.