Soutine: «Le lyrisme de la matière» PDF

Sa peinture est en constante évolution. Refusant les étiquettes et les courants, tout comme Georges Braque qu’il admire, il travaille avec acharnement, détruisant autant d’œuvres qu’il en réalise. Dans sa frénésie de soutine: «Le lyrisme de la matière» PDF il côtoie sans cesse l’abîme, trouvant des accords que nul autre avant lui n’avait osé tenter.


Chaïm Soutine (1893-1943) est connu comme un peintre tourmenté, dont la puissance expressionniste et la palette ardente sont uniques dans le Paris de l’entre-deux-guerres. Le grand marchand Paul Guillaume avait découvert en 1922 ces « portraits où la mesure et la démence luttent et s’équilibrent ». Aujourd’hui 22 de ses oeuvres les plus importantes figurent dans la collection Walter Guillaume du Musée de l’Orangerie, représentatives de ses grands thèmes : paysages, écorchés, natures mortes et surtout figures. Ce Hors série les présente tour à tour, complétées par des oeuvres qui figurent dans l’exposition : paysages du Sud, à Céret et Cagnes ; natures mortes portant l’empreinte de Rembrandt comme la série des boeufs écorchés ou de Chardin, comme la raie. Et par dessus tout, galerie de portraits, dont les modèles sont représentés dans leur métier – garçon d’étage, groom, pâtissier – tout en gardant leur personnalité propre, souvenir d’une rencontre à l’atelier.

Nicolas de Staël meurt à 41 ans en se jetant de la terrasse de l’immeuble où il avait son atelier à Antibes. Il est enterré au cimetière de Montrouge. 1970, selon Marcelin Pleynet et Michel Ragon, ou encore dans la catégorie de l’art informel selon Jean-Luc Daval. Forteresse Pierre-et-Paul de Saint-Pétersbourg où est né Nicolas de Staël.

Il devient général major, vice-commandant de la forteresse Pierre-et-Paul de Saint-Pétersbourg en 1908, jusqu’en 1917. C’est un homme pieux et austère. Sa mère, Lioudmila von Lioubov Berdnikova, est plus jeune que son mari de vingt-deux ans. 1917, comme de nombreux Russes blancs, la famille est contrainte à l’exil. Les parents de Nicolas de Staël meurent en 1919 après s’être installés en Pologne.