Sétif, mai 1945 : massacres en Algérie PDF

En raison de son sétif, mai 1945 : massacres en Algérie PDF privilégié pour sa défense, le site a connu une occupation permanente depuis les temps les plus reculés. La composition de ses habitants, c’est d’abord le vieux socle berbère, parce qu’on n’est pas loin de la région des Chaouias, c’est à dire des Berbères de l’Est algérien. Beaucoup plus en arrière, il y a l’histoire avec la communauté juive et les Ottomans.


Ce qui est survenu en Algérie dans la région de Sétif a-t-il été une rébellion, un soulèvement populaire, une jacquerie, un massacre, des faits de guerre ou des crimes contre l’humanité ? Roger Vétillard, né à Sétif, a consulté les archives françaises, algériennes, helvétiques et anglo-saxonnes, rencontré des témoins et des acteurs français, algériens, civils et militaires de ces journées, et il livre les résultats d’une enquête longue de 7 ans, et donne parfois, sans parti pris, plusieurs versions des faits. Il insiste sur le contexte politique, économique, national, international et religieux. Ses conclusions ne concordent pas toujours avec l’historiographie officielle algérienne et française. C’est ainsi que l’estimation du nombre de victimes de la répression qui a suivi les attentats contre les Européens, le rôle des différentes factions politiques et religieuses, celui des autorités civiles et militaires, l’implication des milices civiles et celle des puissances étrangères sont analysées en détail. Médecin spécialiste à Toulouse, Roger Vétillard apporte de nombreux documents et témoignages inédits permettant une réflexion pour porter sur cette période un diagnostic historique aussi objectif que possible.

La découverte en 1945 de sphéroïdiques à facettes sur le plateau du Mansourah permet d’estimer à un million d’années l’occupation du rocher par les australopithèques dont on aurait retrouvé les outils. Homme de Neandertal des habitations permanentes dans les grottes, notamment celles du Mouflon et de l’Ours au pied du versant Nord de Sidi M’Cid. La civilisation mégalithique y a laissé de nombreuses traces : dolmens, monuments. De l’âge des métaux ont été retrouvés en particulier un poinçon de bronze et une massette de fer. Grecs distinguaient sous les noms de libyques, numides et maures. On n’a trouvé aucune langue, ni écriture s’en rapprochant.

Cette écriture possède des caractères très proches du grec. Les berbères descendraient, selon une légende, du peuple atlante. Ceux-ci seraient arrivés en Afrique du nord par les îles Canaries. Les premiers Hébreux vinrent, sans doute, mêlés aux Phéniciens, peut-être un millénaire avant J.

D’abord nommée Sarim Batim par les Cathaginois, Constantine est déjà connue sous l’antiquité, depuis le IVe siècle avant J. Constantine s’appelait Cirta, nom punique francisé,  dans le sens qu’ecrit en caractères latins mais prononcés à la française. Le nom de Constantine était donc Qirta. Qirta, la punique, est d’origine cananéenne, proche des langues parlées au Proche Orient.

Il est certain que des juifs y vivaient 3 siècles auparavant. On trouve également trace de nombreux vestiges de la civilisation punique. Cirta existait donc bien avant l’arrivée des Romains et de Massinissa, son nom berbère ne nous est pas parvenu. Cirta, dont les fortifications avaient été pourtant bien renforcées, devait duré cinq mois. Cette victoire permit à Jugurtha de gouverner sans partage la Numidie et d’éviter ainsi que le royaume légué par Massinissa n’éclate en fiefs insignifiants.

Rome, au prix de sa destruction par l’empereur Maxence. Empire chrétien, ébranlé par les Vandales de Genséric et prolongé par les Byzantins, a imprimé sa marque. Quatre langues ont été parlées durant ce millénaire : le libyque, le punique, le grec et le latin. Les qualités morales des Cirtéens les préparaient à bien accueillir le message chrétien.

Chrétiens de célébrer publiquement leur religion. Un millénaire sous le signe de l’Islam. Les Arabes ont-ils conquis l’Algérie ? C’est un grand millénaire puisqu’en réalité il faut compter douze siècles. Pour mettre un premier ordre dans une suite d’événements extrêmement complexes, nous partagerons ce long espace de temps en quatre périodes de trois siècles chacune.