Quand la beauté nous sauve: Comment un paysage ou une oeuvre d’art peuvent changer notre vie PDF

Selon des sources élyséennes écœurantes,  Le président n’a jamais dit que le chlordécone n’était pas cancérigène. C’est si piteux que, si j’étais charitable, je plaindrais Macron. Mais je préfère garder mes sentiments les meilleurs quand la beauté nous sauve: Comment un paysage ou une oeuvre d’art peuvent changer notre vie PDF les innombrables victimes des pesticides.


Chacun peut voir sa vie enrichie par la fréquentation de la beauté. Alors que beauté – d’un paysage, d’une mélodie, d’un tableau ou d’un profil d’homme ou de femme – nous frappe (souvent à l’imprévu) et nous touche d’une façon qui peut nous paraître d’autant plus inexplicable qu’elle est forte, que nous reconnaissons la sensation unique que la beauté nous procure, nous ne lui attribuons généralement pas un rôle central dans notre existence. Nous aurons plutôt tendance à mettre en avant la recherche du bonheur, du plaisir, ou encore l’amour, l’amitié, l’engagement pour une cause, la réussite, le pouvoir. Dans cet ouvrage, Charles Pépin affirme que sans que nous en ayons forcément conscience, la beauté nous fait du bien. Plus encore, elle nous aide à nous réaliser, à vivre mieux. Croisant la pensée des grands philosophes, l’oeuvre des artistes d’hier et d’aujourd’hui et puisant aussi dans son expérience personnelle, il éclaire la façon dont la beauté nous aide à retrouver notre liberté de juger, notre capacité à nous écouter, à nous faire confiance ; ouvre grand notre rapport au monde, nous permet de nous dépasser et nous apprend à nous réjouir de ce qui est, à porter un regard ébloui sur l’existence.

Celles des Antilles, celles de partout, car on en compte des millions. Mais pourquoi Emmanuel Macron ment-il sur le chlordécone ? Emmanuel Macron a un coffre d’acier et s’est autorisé à mentir en direct sur l’un des plus authentiques scandales de santé publique. Les sols agricoles des Antilles françaises sont pollués pour des centaines d’années par un pesticide utilisé jusqu’au début des années 90, le chlordécone. Le 1er février, il parle pendant des heures devant des élus qu’on appelle ultramarins, ceux d’outre-mer.

Alors je vous en prie, suivez-moi sans peur, car je parle vrai et défie quiconque, président en tête, de me porter contradiction. En 1974, des dizaines de travailleurs se plaignent de troubles neurologiques graves et en 1975, après des rejets massifs dans la James River, des riverains tombent également malades. Edith Cresson, ancienne Première ministre, est alors ministre de l’Agriculture de François Mitterrand. Elle accorde en 1981 une autorisation de mise sur le marché pour le chlordécone, dont elle ne s’expliquera jamais. Le 5 juin 1990, après une pantomime d’interdiction, le ministre de l’Agriculture de François Mitterrand Henri Nallet accorde une dérogation de deux années supplémentaires. On a vu que, dès 1976, l’Institut national du cancer américain a alerté sur la cancérogénicité du chlordécone. Depuis, quantité de travaux ont confirmé ce risque et il vous suffit, amis des coquelicots, de taper sur un moteur de recherche chlordécone et cancer pour comprendre l’énormité des mensonges proférés par Emmanuel Macron.

En 2016, sous signature de Santé Publique France, agence d’Etat, on trouve un article scientifique effrayant sur le cancer de la prostate aux Antilles, dont j’extrais ceci :  Un contexte de pollution environnementale majeure au chlordécone, un agent cancérigène et perturbateur endocrinien, suscite inquiétude et interrogations . Il est notamment signé par le professeur Luc Multigner. Et figurez-vous que je le comprends. Car dire la vérité, toute la vérité, conduirait fatalement, du moins dans une démocratie, à mettre en accusation et à juger madame Edith Cresson, messieurs Henri Nallet, Louis Mermaz et Jean-Pierre Soisson, car tous sont vivants. Un mot de plus sur Henri Nallet, qui aura commencé sa triste carrière comme chargé de mission de la FNSEA entre 1965 et 1970. Mediator -, entre 1997 et 2013.

Mais il est vrai qu’il fait partie des Intouchables de la République. J’arrête ici, non qu’il n’y ait rien d’autre à dire, mais parce que cela suffit. Il n’y a rien de changé sous le soleil noir des pesticides. Vous avez vu cette volte-face d’Emmanuel Macron à propos du glyphosate ?

Les mêmes structures, moralement corrompues, produisent les mêmes effets, moralement corrompus. Coquelicots, amis d’ici et d’ailleurs, notre responsabilité est immense. Fabrice Nicolino, le 2 février 2019. On vous a fait le coup cent fois, et rien ne dit que ce soit la bonne. Mais nous le croyons, nous qui avons lancé le mouvement des coquelicots le 12 septembre 2018. Nous croyons tout simplement que nous allons gagner. En réalité, c’est simple : notre fleur magnifique tire son nom d’une ressemblance avec la crête d’un coq, au moins par sa couleur.

Mais bien sûr, outre qu’il est somptueux, le coquelicot est un combattant de la biodiversité. Demandez leur avis aux abeilles décimées par les pesticides ! Elles ne fondent pas sur eux pour le nectar, qu’ils ne produisent pas, mais pour leur pollen. Bien que les études demeurent rares, le coquelicot joue un grand rôle pour le maintien de nombreux ruchers, pendant la disette printanière qui succède au fleurissement du colza.

Une fleur peut produire 20 000 graines à elle seule, qui ne pèseraient dans l’affreuse balance du marchand, que 2 grammes. Et là, patiemment planquées sous trois grains de terre, elles attendent le moment favorable. Combien de temps gardent-elles leur pouvoir de germination ? Chez les semeurs de tous horizons, la discussion n’en finira jamais : certains comptent en années, d’autres en décennies. C’est horrible, mais en ce premier printemps du massacre, les terres bouleversées par les obus ramènent à la surface des graines de coquelicots qui couvrent les champs de la mort de milliards de fleurs rouges, qui deviendront, en Angleterre et au Canada, le symbole du souvenir. 11 novembre par des millions d’humains recueillis.

On n’est pas obligé de se prosterner. Ni d’accepter qu’un tel symbole puisse représenter tant de corps déchiquetés. Notre grand ethnobotaniste Pierre Lieutaghi, par exemple, note que le coquelicot  se moque des frontières , ajoutant qu’il y a  de par le vaste monde, beaucoup d’êtres qui, en mai, le découvrent avec bonheur et qu’il vaut mieux, pour une fleur, symboliser la joie que le sanglant sacrifice . Comment ne pas exulter avec lui ? On connaît au moins 9 tableaux de Monet avec des coquelicots, peints entre 1873 et 1891. Preuve que qui plantait alors son chevalet en Île-de-France au printemps avait les yeux éblouis par les quatre pétales écarlates. On les voit aussi chez le Van Gogh d’Auvers-sur-Oise, comme dans cette merveille peinte en juin 1890 sous un inimitable ciel bleu et jaune.