Plotin : L’ascension intérieure PDF

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Si le néoplatonisme s’est inscrit durablement dans l’histoire de la pensée, une de ses figures majeures reste trop souvent ignorée : celle de Plotin. Curieuse destinée que celle de cet esprit du troisième siècle de notre ère, qui a su interpréter la philosophie de Platon avec tant de profondeur et de ferveur qu’il semble vouloir s’effacer derrière elle. Pourtant, réduire la pensée de Plotin à celle de Platon, c’est ne rendre justice ni à l’un, ni à l’autre. Un philosophe pense toujours avec son temps ainsi Plotin ne se confronte pas aux sophistes mais aux gnostiques. Comment défendre alors l’ordre de l’univers contre ceux qui n’y voient que la création d’un démiurge maléfique ? Peut-on avoir confiance en notre destinée si le monde est fondamentalement mauvais ? Comment enfin concilier la rigueur de la pensée platonicienne avec cet élan mystique qui conduit Plotin jusqu’à l’extase de l’Un ?
Le cheminement intellectuel de Plotin ne peut manquer de toucher le lecteur moderne tant son monde, par ses bouleversements, ses violences et ses guerres ressemble au nôtre. Tant, surtout, on sent d’humanisme à l’œuvre dans cette recherche humble et sincère. Et nous avons beaucoup à apprendre, sinon un réel réconfort à puiser, de cette pensée complexe et poétique qui, toujours, se met au service de la beauté et de l’espoir.

La principale source manuscrite est le codex de Berlin, qui en donne une version, lacunaire, en sahidique, un dialecte du copte. Le titre en est écrit sur le colophon et Marie, disciple de Jésus est généralement identifiée, sans certitude, comme étant Marie de Magdala. Ce texte est considéré comme un évangile apocryphe. Les seuls évangiles reconnus par les principales Églises chrétiennes étant les quatre évangiles dits canoniques, constitués par les trois évangiles synoptiques auxquels s’ajoute l’Évangile selon Jean. L’évangile de Marie a été révélé lors de la découverte en 1896 en Égypte, d’un manuscrit écrit dans un dialecte Copte. Le premier est l’évangile de Marie, rédigé sur les dix-huit premières pages et les quatre premières lignes de la page dix-neuf. Il est toutefois excessivement fragmentaire car il ne subsiste que les pages 8,9, 10 et 19.

Le texte a pour thème principal la mortalité, l’ascension du Christ et l’ascension de l’âme selon le gnosticisme. Marie de Magdala y est présentée à la tête des apôtres dans ce récit. Dans cet évangile, le Sauveur transmet d’abord ouvertement son enseignement à ses disciples, puis secrètement à Marie-Madeleine au cours d’une vision intérieure. Ceci provoque une réaction violente de Pierre, qui refuse de croire que le Sauveur ait pu transmettre un enseignement à une femme à l’insu de ses disciples.

Cet évangile témoigne donc d’un conflit vécu à l’intérieur même d’un milieu chrétien au début de notre ère. Sophia, la personnalité gnostique, joue également un rôle dans cet évangile. Il s’agit surtout de dialogues entre Marie et les apôtres. Les discussions spirituelles sont influencées par la gnose.

Jean-Yves Leloup, L’Évangile de Marie : Myriam de Magdala, Albin Michel, coll. Régis Burnet, Marie-Madeleine : De la pécheresse repentie à l’épouse de Jésus, Éditions du Cerf, coll. Anne Pasquier, L’Évangile selon Marie, Les Presses de l’Université Laval, coll. Rechercher les pages comportant ce texte. La dernière modification de cette page a été faite le 3 octobre 2018 à 16:29.