Planète Google: Faut-il avoir peur du géant du Web ? PDF

Visualisation des lignes du champ magnétique terrestre. Quand le matériel se dépose planète Google: Faut-il avoir peur du géant du Web ? PDF le lac, explique Sébastien Nomade, les fines particules de magnétite qu’il contient vont s’orienter suivant les lignes du champ magnétique terrestre. On peut ensuite mesurer la direction que celles-ci avaient à différentes époques. On comprend aisément que plus la vitesse de dépôt de ces particules est importante, meilleure est la résolution de l’enregistrement paléomagnétique.


Chaque jour, des millions d’internautes dans le monde utilisent Google pour chercher les informations dont ils ont besoin. Chaque jour, ils échangent des données personnelles par le biais de ses services. De formidable moteur de recherche, Google pourrait-il se transformer en véritable Big Brother, allant jusqu’à formater les savoirs et les cerveaux ?
L’ambition affichée de l’entreprise est bel et bien de numériser – et donc de détenir – toutes les informations de la planète. Certes, ses fondateurs, Sergey Brin et Larry Page, lui ont choisi pour devise « Don’t Be Evil ». Mais cette philosophie bien intentionnée n’est-elle pas en contradiction directe avec leur stratégie de conquête, leur culture du secret et leurs intérêts commerciaux ? Devenu richissime en un temps record grâce à la découverte fortuite d’une formule publicitaire entièrement nouvelle, Google déborde sans cesse sa vocation initiale pour envahir de nouveaux domaines des technologies de l’information et de la communication : édition de logiciels, cartographie, téléphonie sans fil… quitte à se faire de sérieux ennemis, à commencer par son grand rival Microsoft. Jusqu’où l’emprise de Google ira-t-elle ? Sur quoi est-elle basée ? Est-elle menacée par l’émergence de réseaux sociaux comme Facebook ?
Dans ce livre extrêmement documenté, s’appuyant sur les informations les plus récentes, Randall Stross mène une vaste investigation critique qui permettra à chacun de se faire une idée objective de la planète Google et de son impact sur la société, pour le meilleur comme pour le pire.

Après de longues prémices, marquées par un affaiblissement du champ magnétique et aussi par des  tentatives  d’inversion,  à un moment, dit Sébastien Nomade, le changement de polarité s’est produit très vite, à l’échelle d’une vie humaine, soit bien plus rapidement que ce que l’on croyait auparavant. Pendant cette inversion, les pôles magnétiques se sont déplacés en moyenne à la vitesse de 2 degrés par an. Actuellement, le champ magnétique a une intensité plus faible que la moyenne et, comme l’a révélé Swarm, celle-ci baisse rapidement. Une inversion du champ magnétique est synonyme d’un affaiblissement notable de la magnétosphère, le bouclier invisible qui protège la Terre des particules du vent solaire. Le risque, pour l’espèce humaine, n’est pas vraiment biologique : on n’a pas trouvé d’extinction de masse associée aux inversions du passé.

Le risque est plutôt d’ordre technologique. En temps normal, le bouclier a déjà ses failles qui donnent naissance aux aurores boréales et australes. Un quart de siècle après l’accident québécois, dans une ère de réseaux encore plus interconnectés et interdépendants, l’homme ne mesure pas toujours à quel point sa civilisation se repose sur l’électricité. Là est sa force, mais aussi sa faiblesse si les infrastructures ne sont pas protégées pour faire face aux interactions capricieuses entre le champ magnétique de la Terre et les particules électriquement chargées que nous envoie notre étoile. Il y a aussi le cancer qui guette, avec les coups de vent solaire. Décidément, tout nous réussit en ce moment.