Philosophie du dopage PDF

Son nom reste associé à la pensée postmoderniste, de même qu’aux philosophie du dopage PDF d’hypermodernité et d’hyperindividualisme. Gilles Lipovetsky est élève au lycée Michelet dans les années 1960. Il suit des études de philosophie à l’université de la Sorbonne à Paris. Dans ses derniers essais, Lipovetsky remet en cause le concept de post-modernité considéré comme ambigu et même inadéquat.


Le dopage a accompagné depuis trente ans le développement de l’activité sportive, en particulier dans le sport de haut niveau. Les importants enjeux politiques, économiques, médiatiques et financiers créent des environnements propices à cette dérive alors que l’éthique majoritairement exprimée par les institutions sportives continue de combattre ce qui reste présenté comme un fléau. La tolérance zéro pour le dopage dans le sport contraste ainsi nettement avec la position plutôt laxiste de la société envers les techniques d’amélioration cognitive et les autres techniques d’améliorations de soi en dehors du sport. La progression de la pharmaco-chimie et des biotechnologies a rendu le débat beaucoup plus complexe car les systèmes de contrôle toxicologique ou de surveillance biologique mis en place ne garantissent pas l’efficacité des règlementations en cours. Dans ces conditions, l’hypocrisie est souvent de mise vis-à-vis de la problématique du dopage.
Car si les contraintes que subissent les coureurs sont fortes, la logique « citius-altius-fortius » est toujours omniprésente. Et le positionnement de la médecine du sport est toujours ambivalent ; le discours est opposé au dopage mais les actes vont dans le sens d’une aide à l’amélioration de la performance. Certains événements de l’actualité sportive suggèrent que le discours sur l’esprit du sport et plus généralement le pompiérisme moralisateur dont font preuve les voix autorisées du sport débouchent sur un double langage. On brandit bien haut le drapeau de la moralité sportive tout en sacrifiant dans les faits au principe qui veut que le gagnant emporte toute la mise.

En réalité, c’est une hyper-modernité, une  modernité superlative  et effrénée qui caractérise, à ses yeux, le nouveau moment historique des sociétés libérales. Lipovetsky refuse d’assimiler cette individualisation à une  fin de la morale  et à la déchéance de toutes les valeurs. La condition féminine participerait de plain-pied à cette révolution globale. Pour la première fois dans l’histoire, la place du féminin ne serait plus, d’après le diagnostic de Lipovetsky, pré-ordonnée et dirigée de bout en bout par l’ordre collectif. Pour Lipovetsky, cette société d’hyperconsommation est celle du  bonheur paradoxal  car le plus grand nombre se déclare plutôt heureux alors qu’il n’y a jamais eu autant de dépressions, de mal de vivre, d’inquiétudes, d’anxiétés. Explorant les différentes faces de l’hypermodernité, Lipovetsky analyse également avec Jean Serroy le devenir de la culture à travers le nouveau rôle multifonctionnel des écrans dans notre monde.

Ici comme dans ses autres livres, Gilles Lipovetsky pointe les dangers de l’hyperindividualisme, de l’hypermodernité marchande et culturelle mais sans sombrer dans le catastrophisme et le pessimisme radical. Le monde de l’hyperconsommation, de la  mode totale , de l’ écran global , de l’ individualisme extrême  est bien  le pire des scénarios, à l’exception de tous les autres . L’Empire de l’éphémère : la mode et son destin dans les sociétés modernes, Paris, Gallimard, 1987, 345 p. Le Crépuscule du devoir : l’éthique indolore des nouveaux temps démocratiques, Paris, Gallimard, 1992, coll. La Troisième femme : permanence et révolution du féminin, Paris, Gallimard, 1997, 336 p. Métamorphoses de la culture libérale : éthique, médias, entreprise, Montréal, Éditions Liber, 2002, 113 p.

Nouveau collège de philosophie , 186 p. Le livre de poche , 2010, 125 p. Le Bonheur paradoxal : essai sur la société d’hyperconsommation, Paris, Gallimard, 2006, coll. La Société de déception, Éditions Textuel, 2006, coll  Conversations pour demain , 110 p. La Culture-monde : réponse à une société désorientée.

De la légèreté, Paris, Grasset, 2015, 372 p. Essai sur la société de séduction, Gallimard, 2017, 480 p. Charles Jaigu,  Lipovetsky, l’enchanteur du capitalisme  in Le Figaro, jeudi 11 avril 2013, p. Sébastien Charles, La Philosophie française en questions. Rechercher les pages comportant ce texte.

La dernière modification de cette page a été faite le 3 octobre 2018 à 05:09. Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. Dans le sport, le dopage est la pratique consistant à absorber des substances chimiques ou à utiliser des actes médicaux définis par des organismes ad hoc afin d’augmenter les performances physiques et mentales d’un sportif. Le dopage est une pratique ancienne, qui semble être née en même temps que les premières compétitions sportives. Le premier cas moderne avéré remonte à 1865 : des nageurs à Amsterdam. Il était  aromatisé  avec des feuilles de coca. Le premier mort à cause du dopage fut Arthur Linton, en 1896.

Le terme anglais  doping  fut largement employé avant que le Comité du langage scientifique n’impose une francisation en 1958. En 1996, la fédération internationale d’haltérophilie annule tous les records du monde en changeant les catégories de poids, car il était avéré qu’ils avaient tous été obtenus par dopage. Associé aux contrôles inopinés, le suivi longitudinal des sportifs semblait être l’arme la plus efficace pour lutter contre le dopage et ses pratiques masquantes, puisqu’il permet non plus de détecter les produits dopants, mais une modification anormale de la physiologie du sportif. Après la chute du mur de Berlin et l’ouverture des archives de la Stasi un vaste programme de dopage des sportifs de la RDA a été mis en évidence. Dans les années 1990, les résultats des Chinois en natation surprennent.