Pays riches, pays pauvres : Pourquoi tant d’inégalités ? PDF

La formation professionnelle en France : et si on en parlait ? La qualité de l’pays riches, pays pauvres : Pourquoi tant d’inégalités ? PDF est-elle meilleure dans les écoles privées ? Au fond, il s’agit d’une question que de nombreuses familles se posent à un moment ou à un autre du parcours scolaire de leurs enfants.


Le monde s’enrichit mais les inégalités ne cessent de s’accroître entre les riches et les pauvres, à l’échelle de la planète, mais aussi au sein des sociétés des pays développés. Certes, les inégalités ont toujours existé entre les hommes, mais elles sont aujourd’hui plus que jamais responsables d’injustices criantes et révoltantes partout dans le monde. La plupart des habitants des pays pauvres vivent avec moins de 2 euros par jour. Leur espérance de vie ne dépasse souvent pas 50 ans, et la moitié des adultes sont analphabètes. Comment en est-on arrivé là ? Le monde ne court-il pas à la catastrophe ? N’existe-t-il pas des solutions pour réduire ces inégalités et ces injustices ?

L’importance accrue du diplôme pour l’insertion professionnelle a renforcé la pression sur la réussite scolaire. D’un autre coté, les détracteurs du secteur privé argueront que le développement de ces écoles, tout comme la tendance à avoir recours plus systématiquement aux cours privés ne fera qu’accentuer les inégalités entre les milieux favorisés et défavorisés, inégalités déjà bien imprégnées dans les systèmes d’éducation, et notamment lorsque l’on analyse les performances de la France. La qualité de l’enseignement est-elle meilleure dans les établissements privés ? Ou d’autres facteurs entrent-ils en jeu ? Dans les pays de l’OCDE, les enseignements primaire et secondaire restent l’apanage du secteur public même si le secteur privé est plus développé en France par rapport à la moyenne OCDE.

L’offre d’enseignement privé prend différentes formes, depuis les institutions entièrement privées jusqu’aux écoles sous contrat avec l’État, en passant par les écoles gérées par les ONG ou par les communautés. Bien que l’on parle beaucoup des écoles privées ces derniers temps, les enseignements primaire et secondaire restent l’apanage du secteur public. De plus, la proportion d’élèves scolarisés dans les établissements privés a peu progressé depuis une dizaine d’année au sein des pays de l’OCDE. Australie, la Belgique, le Canada, le Chili, la Corée et le Royaume-Uni ont des proportions d’élèves scolarisés dans les établissements privés égales ou supérieures à la France. Contrairement à l’idée reçue, la taille des classes est quasiment la même entre établissements publics et privés dans la plupart des pays de l’OCDE. La taille des classes est également un facteur dont les parents peuvent tenir compte lorsqu’ils choisissent l’établissement où inscrire leurs enfants. Toutefois, des écarts importants s’observent entre les pays.

Ainsi, dans l’enseignement primaire, on compte, en moyenne, au moins quatre élèves de plus par classe dans les établissements publics au Brésil, en Fédération de Russie, en Islande, en Israël, en Pologne, en République tchèque, au Royaume-Uni et en Turquie. A l’autre extrême, les établissements privés comptent, en moyenne, au moins quatre élèves de plus par classe que les établissements publics en Chine et en Espagne. Ce constat montre que dans les pays où de nombreux parents choisissent d’inscrire leurs enfants dans un établissement privé, la taille des classes n’est pas nécessairement le critère le plus déterminant dans leur choix. Plus encore, dans les pays où la part de l’enseignement privé est importante, comme la France, l’Australie ou la Belgique, la taille des classes est plus grande dans les établissements privés que dans le public.