Parole aux pauvres : 27 Belles histoires pour raconter l’aide au développement PDF

Please forward this error screen to ns7. Yves Ravey est un romancier et dramaturge français, lauréat du prix Marcel-Aymé en 2004 pour Parole aux pauvres : 27 Belles histoires pour raconter l’aide au développement PDF Drap.


A l’heure où l’aide humanitaire apportée dans les pays du Sud est parfois décriée, à l’heure où les budgets sont comprimés, à l’heure où les pays les plus riches rechignent même à tenir leurs promesses envers les pays les plus pauvres, ce livre veut démontrer – en 27 histoires – que des hommes et des femmes peuvent être sauvés, reconstruits, relevés et que des communautés entières retrouvent espoir et dignité.

Vingt-sept belles histoires pour dénoncer le cynisme ambiant, pour démontrer que la pauvreté est multiple et qu’elle peut être combattue. Pour dire l’espérance qu’a retrouvée chacune de toutes les personnes que vous, lecteur, êtes amené à rencontrer dans ces pages.

Jean-Daniel ANDRÉ, coordinateur de StopPauvreté.2015 :

Le souci des pauvres et des exclus l’habite depuis toujours. Ingénieur EPFL, il a été pilote de brousse au Tchad au service des ONG et des missions, puis chargé de programme dans de gros projets d’aide d’urgence au Tchad, au Kosovo, au Mozambique et à Madagascar, Tout au long de ses nombreux voyages, il s’est appliqué à rencontrer les personnes en situation de détresse et les a souvent admirées dans leur capacité à résister dans des conditions extrêmes. Elles restent pour lui des exemples à suivre.

Gabrielle DESARZENS, journaliste :

Au fil de son activité professionnelle, elle a toujours aimé rencontrer les personnes auxquelles on ne donne guère la parole : enfants, ados, étrangers déboutés, mères de familles, chômeurs en voie de réinsertion… Aujourd’hui, ils lui permettent d’affirmer définitivement que les héros des temps modernes ne sont pas ceux que l’on croit. «Le pari de ce livre, dit-elle, est d’amener le lecteur à côtoyer la vie et la restauration de personnes démunies.»

Yves Ravey est né le 15 décembre 1953 à Besançon, où il est professeur d’arts plastiques et de français au collège Stendhal. Le premier roman d’Yves Ravey, La Table des singes, est paru aux Éditions Gallimard en 1989, grâce à l’intervention de Pascal Quignard. Le jeune auteur comptait alors beaucoup de manuscrits refusés. Cela dit, pas de malentendu : ce n’est pas du Simenon mais bien du Ravey.

Dashiell Hammett et de la « hard-boiled school » qui visent à décrire de l’extérieur, sans indications psychologiques, les comportements des personnages. Comme l’œuvre de Patrick Modiano, un autre héritier de Simenon selon Pierre Assouline, celle d’Yves Ravey est une œuvre profondément originale. Ses romans courts, entre 90 et 140 pages, sont des thrillers, à l’atmosphère tendue, au dénouement rapide, souvent violent et toujours imprévisible. C’est avec précaution qu’on entre dans un livre d’Yves Ravey. L’œil et le cœur aux aguets. Tout est dit au lecteur vigilant et attentif :  » Le coupé sport rouge a longé la route nationale devant la station, maître Montussaint au volant, la musique de l’autoradio à plein volume. Les jeunes filles aperçues de l’autre côté de la rivière s’entassaient sur la banquette arrière.

Le notaire a donné un coup de klaxon en apercevant madame Rebernak. Ce notaire si proche des amies de son fils mérite vraiment toute l’attention du lecteur. Quelques indices, comme dans les romans noirs, mettent le lecteur sur la piste à moins que celle-ci ne soit une fausse piste : le frère naïf se révèle manipulateur et cynique, le voyeur n’est pas un personnage glauque et inquiétant, le repris de justice sorti de prison suscitait pourtant une méfiance légitime, etc. Comme Hitchcock dans ses films, Yves Ravey crée dans ses romans une anxiété et une angoisse diffuses dès leur première page. Le danger insaisissable ou incontrôlable apparaît, une atmosphère étouffante s’installe, le suspense croît jusqu’au dénouement qui secoue même quand il lui arrive d’être prévisible. Le roman refermé, il faut encore remplir les blancs du texte car l’auteur n’a pas fourni toutes les explications. Il y a toutefois de la surprise chez Yves Ravey dans son coup de fusil.

Son mélange aux effets explosifs de brindezingues dangereux et de cœurs purs lui appartient. Tout comme son ironie acide qui allège la touffeur de ses faits divers tragiques. William, le narrateur de « La Fille de mon meilleur ami » et Gu, celui de « Sans état d’âme », sont des escrocs pitoyables, d’une naïveté et d’un cynisme réjouissants. Mais la violence du crime finit par tout emporter malgré une justice immanente et imprévisible qui réconforte parfois le lecteur. Les romans d’Yves Ravey sont complexes : l’intrigue, le suspense et les péripéties du roman noir cachent ce que le lecteur doit découvrir dans l’histoire racontée. Ce qui compte en effet ce sont les êtres et les rapports entre eux, et particulièrement au sein d’une même famille les relations d’amour maternel et filial, d’amour fraternel, d’amour ou de haine, de fidélité ou d’infidélité, de loyauté ou de déloyauté.

De ces relations familiales naissent la noirceur de ces romans. Cette atmosphère familière, un peu terne, va révéler peu à peu une réalité sous-jacente pleine de dangers et même de risques mortels. Comme l’œuvre de Modiano, celle d’Yves Ravey semble accumuler les chapitres successifs d’un même ouvrage qui progresse de livre en livre. Nathalie Crom dans Télérama écrit :  » Circonspecte, vigilante, telle est madame Rebernak, chez qui l’amour des siens épouse les contours d’une attention sévère et sans relâche. Une prudence un peu âpre qui se mue en tension inquiète le jour où, dans le paysage, surgit le cousin Freddy.

Yves Ravey est également un dramaturge dont l’œuvre théâtrale est reconnue et appréciée du public. Le titre énigmatique de la pièce et les nombreuses digressions du texte forcent le spectateur à une attention constante. Comme dans ses romans, Yves Ravey fait monter la tension entre ses personnages qui expriment leurs rancœurs et leurs espoirs dans une confrontation qui aboutit à un dénouement violent et imprévisible. Le Drap, entré au répertoire de la Comédie-française, a été joué par Hervé Pierre au Théâtre du Vieux-Colombier en mars 2011 dans une mise en scène de Laurent Fréchuret. C’est moi qui ai voulu que l’on inscrive  roman  sur la couverture. Ce court récit est présenté sous la forme du simple énoncé des faits qui se sont succédé depuis le jour où monsieur Carossa, de retour du banquet de la Sainte-Cécile, s’était senti fatigué et était allé se coucher jusqu’à son décès et à l’arrivée chez lui des employés des pompes funèbres et de ses amis musiciens.

Cet énoncé qui s’en tient aux faits sans les interpréter, comme un compte-rendu, est la forme trouvée par le jeune narrateur pour dominer sa peine. Le récit de ce drame vécu par Yves Ravey fait penser à Thomas Bernhard et à Samuel Beckett : « Romancier décalé, disciple de Thomas Bernhard et beckettien dissident, Yves Ravey s’oublie cette fois jusqu’à l’épure de quelques traits, quelques mots pour dire seulement l’obstination de menus gestes, la modeste absurdité d’un destin. L’écriture d’Yves Ravey séduit par sa manière de se jouer des frontières entre roman et théâtre », dans sa présentation de l’œuvre théâtrale d’Yves Ravey, le site Théâtre Contemporain. C’est moi qui choisis d’appeler « roman » un texte comme Le Drap où je raconte la maladie de mon père. Mais je ne fais pas de véritable distinction.

L’audience d’Yves Ravey a pris de l’ampleur. La sortie de ses livres suscite de nombreuses critiques élogieuses dans les magazines et les journaux en France et dans les pays francophones. Il est invité à la radio, dans des colloques et dans les universités. Ses pièces de théâtre sont jouées et ses lecteurs attendent la publication de ses livres. Théâtre Monparnasse reçoit, Paris, Les Éditions de minuit, coll. La Concession Pilgrim, Paris, Les Éditions de minuit, coll. Dieu est un steward de bonne composition, Paris, Les Éditions de minuit, coll.