Opération ISKRA PDF

Description de l’image Map Battle of Stalingrad-fr. 6e armée allemande, opération ISKRA PDF 3e et 4e armées roumaines et des éléments de la 4e armée de Panzer.


Comme la Conférence permettra de finaliser les plans du grand débarquement des Alliés en Europe, Joseph Staline a été invité à y participer. Mais le maître du Kremlin n’ira pas à Québec : de fait, ses services secrets l’assurent qu’Adolph Hitler va envoyer sur place un commando chargé d’assassiner les chefs d’État.
Ne pouvant mettre en garde ses alliés sans dévoiler ses sources, Staline lance l’opération Iskra. Aussitôt, à Boston, Egan O’Shea, un Irlandais alcoolique, chahuteur et polyglotte récemment recruté par l’OSS, est « contacté » par un membre du contre-espionnage soviétique.
Ce que O’Shea apprend force ses supérieurs à l’envoyer au Canada afin d’enquêter sur une possible infiltration allemande. Se faisant passer pour un journaliste, O’Shea entreprend ses recherches avec l’aide du lieutenant Anne Doucet, « journaliste » elle aussi, mais la présence de la séduisante jeune femme n’enchante guère l’irascible Irlandais, car Doucet est aussi têtue que lui !
À Montréal, puis à Québec, les deux agents tentent nuit et jour de débusquer le commando allemand… Mais comment trouver les tueurs qui le composent sans connaître ni leur physionomie, ni leur couverture et encore moins de quelle façon ils ont prévu assassiner Churchill et Roosevelt ?

Après l’offensive d’été allemande destinée à prendre le contrôle des champs de pétrole du Caucase et de la ville de Stalingrad, le front s’était démesurément allongé et était devenu particulièrement difficile à défendre. Si les unités roumaines parvinrent à repousser les premières attaques, elles entamèrent un repli chaotique dès le 20 novembre alors que les Soviétiques brisaient l’ensemble du front. Cet échec amène les Soviétiques à se pencher sur une « autre solution », un enveloppement plus large partant de l’ouest du Don. Troupes allemandes progressant en Union soviétique, juin 1942. Dans le même temps, le haut-commandement allemand considérait que, comme l’Armée rouge préparait une offensive contre le groupe d’armées Centre au nord, elle n’avait pas les moyens d’en préparer une autre au sud.

Le général Friedrich Paulus, commandant de la 6e armée allemande. Ces unités étaient particulièrement mal équipées et les armes étaient de très mauvaise qualité : il n’y avait quasiment aucun matériel anti-char, les pièces d’artillerie étaient peu puissantes et mal approvisionnées, les grenades explosaient rarement et les fusils et les pistolets-mitrailleurs fonctionnaient mal dans les conditions extrêmes de l’hiver russe. Les forces soviétiques du Front de Stalingrad firent l’objet d’intenses bombardements rendant la mobilisation plus difficile. Les 38 bataillons du génie durent transporter les munitions, les troupes et les chars à travers la Volga tout en réalisant des opérations de reconnaissance en prévision de l’offensive. Soldat roumain sur le Front de l’Est. Le flanc nord et la 3e armée roumaine furent la cible de près de 3 500 canons.

Le pilonnage fut dévastateur et il détruisit les moyens de communications, les dépôts de munitions et les postes d’observation. Néanmoins le manque de matériel anti-char entraîna l’effondrement de la défense roumaine et le 4e corps blindé et le 3e corps de cavalerie de la garde avaient obtenu une percée à midi. Manquant d’hommes et mal équipé, le 48e corps de Panzer ne disposait que de moins de 100 chars capables d’affronter les unités blindées soviétiques. Alors que les Soviétiques continuaient leur progression vers le sud, de nombreux équipages de chars commencèrent à souffrir du blizzard qui bloquait les visées des canons. Panzer III dans le sud de l’Union soviétique, décembre 1942. Il répondit qu’il n’attaquerait que si le brouillard se levait. La 51e armée engagea le 6e corps roumain et fit de nombreux prisonniers.

Les Allemands répondirent plus vite que la veille en redéployant leur seule unité de réserve dans la zone, la 29e division de Panzergrenadiers. Alors que le Front de Stalingrad lançait son offensive le 20 novembre, la 65e armée soviétique continuait son offensive contre le 11e corps allemand le long de l’aile nord du flanc de la 6e armée. Le général Paulus dans le sud de l’Union soviétique. L’offensive de l’Armée rouge continua le 21 novembre et les forces du Front de Stalingrad pénétrèrent à près de 50 km derrière les lignes allemandes. Comme les forces allemandes dans et autour de Stalingrad étaient en danger, Hitler ordonna aux unités de créer une  position défensive  appelée  Forteresse Stalingrad  regroupant toutes les unités situées entre le Don et la Volga. Ainsi seule la 16e division de Panzergrenadiers parvint à s’échapper tandis que les autres unités de l’Axe et la plupart des unités de la 4e armée blindée allemande étaient encerclées par les Soviétiques.

Les forces soviétiques entrèrent dans la ville au milieu de la matinée et chassèrent les Allemands hors de la ville. Au milieu du chaos, la 6e armée commença à construire des lignes défensives malgré le manque de carburant, de ravitaillement, de munitions et l’arrivée de l’hiver. Les unités encerclées dans Stalingrad avaient besoin d’au moins 680 t de ravitaillement par jour, ce que la Luftwaffe décimée était incapable de réaliser. De plus, l’aviation soviétique s’était renforcée et menaçait les appareils allemands survolant la ville.

Dans le même temps, l’Armée rouge renforça son encerclement avec l’intention de détruire les unités prises au piège. Allemands préparaient une offensive pour rompre l’encerclement de Stalingrad, dont le déclenchement était prévu pour le 12 décembre. David Glantz, Armageddon in Stalingrad, pp. David Glantz, Endgame at Stalingrad, tome 1. Joukov et Vassilievski donnent la date du 12 septembre 1942. David Glantz, Endgame at Stalingrad, tome 1, p. A Reappraisal , The Journal of Military History, Society for Military History, vol.