Mourir pour des idées: La vie posthume d’Alphonse Baudin PDF

Les Clayes sous Bois Monument Jean Moulin. Lyon par Charles de Gaulle pour unifier les mouvements de la Résistance. Mourir pour des idées: La vie posthume d’Alphonse Baudin PDF dirigea le Conseil national de la Résistance durant la Seconde Guerre mondiale.


Singulier destin que celui du député Alphonse Baudin. On ne le connaît que par les circonstances de sa mort. Le 3 décembre 1851, il s’oppose au coup d’État de Louis Napoléon Bonaparte. Aux Parisiens qui refusent de rejoindre des élus dont l’indemnité législative de 25 francs par jour est très impopulaire, il lance un « mot sublime »: « Vous allez voir comment on meurt pour 25 francs. » Sur la barricade, une balle le tue.
Mais qui est donc Baudin? Peu importe son travail de député, historiens et politiques n’ont débattu que des circonstances de sa mort. La bataille a longtemps fait rage pour qualifier son geste jusqu’à ce que le transfert de sa dépouille au Panthéon le consacre comme un acte de bravoure. Des générations d’écoliers français ont admiré le sacrifice de Baudin magnifié par Victor Hugo et Victor Schoelcher, ses compagnons de barricade et de Panthéon. Pourquoi, dans la République bien établie, le soutenir s’en est-il effacé? Baudin a-t-il seulement prononcé son « mot sublime »? La mort héroïque suscite toujours une grande interrogation ― est-il des valeurs au-dessus de sa propre vie?
En fait, cette biographie posthume d’Alphonse Baudin pose l’énigme du sacrifice en politique et révèle ainsi une inquiétude sur l’état de la démocratie contemporaine.

Un cénotaphe lui est dédié au Panthéon où se trouvent les tombeaux des grands hommes de la République française. Antoine-Émile Moulin, professeur d’histoire-géographie dans cette ville, et de Blanche Élisabeth Pègue. Au lycée Henri-IV de Béziers, il est un élève moyen. Plus tard, et dans la lignée de son père, élu conseiller général de l’Hérault en 1913 sous la bannière radicale-socialiste, Jean Moulin se forge de profondes convictions républicaines, suivant avec assiduité la vie politique nationale. Après une formation accélérée, il arrive dans les Vosges à Charmes le 20 septembre et s’apprête à monter en ligne quand l’armistice est proclamé. La qualité de son travail l’amène à être promu chef-adjoint de cabinet fin 1920. En 1921, il obtient sa licence en droit.

Le 6 février 1922, il entre dans l’administration préfectorale en tant que chef de cabinet du préfet de la Savoie, à Chambéry, poste très important pour son âge, sous la présidence d’Alexandre Millerand. De 1925 à 1930, il est sous-préfet d’Albertville. Il est à l’époque le plus jeune sous-préfet de France, sous la présidence de Gaston Doumergue. En 1930, il est promu sous-préfet de 2e classe à Châteaulin dans le Finistère. Le recueil Armor publié en 1935 avec des eaux-fortes de  Romanin . Il est également illustrateur du Morlaisien Tristan Corbière pour son recueil de poèmes Armor.

En décembre 1932, Pierre Cot, homme politique radical-socialiste, le nomme chef adjoint de son cabinet aux Affaires étrangères sous la présidence de Paul Doumer. En 1933, il est sous-préfet de Thonon-les-Bains et occupe parallèlement la fonction de chef de cabinet de Pierre Cot au ministère de l’Air sous la présidence d’Albert Lebrun. Il participe à cette époque à l’organisation de nombreux raids aériens civils comme la traversée de l’Atlantique sud par Maryse Bastié, la course Istres – Damas – Le Bourget. Cabanon où Jean Moulin fut torturé, La Taye, Saint-Georges-sur-Eure, Eure-et-Loir. Plaque en hommage à Jean Moulin à la préfecture d’Eure-et-Loir.

En janvier 1939, il est nommé préfet d’Eure-et-Loir à Chartres. Il se porte donc candidat à l’école des mitrailleurs en allant à l’encontre de la décision du ministère de l’Intérieur. Il est déclaré inapte le lendemain pour un problème de vue. Il force alors le destin en exigeant une contre-visite à Tours qui, cette fois, le déclare apte.