Marseille Mafias: Ce que personne n’ose dire PDF

Le tribunal correctionnel de Rennes a prononcé, lundi 18 mai, la relaxe des deux policiers poursuivis pour non-assistance à personne à danger après la mort par électrocution, le 27 octobre 2005, des deux adolescents Zyed Benna et Bouna Traoré, dans un transformateur EDF de Clichy-sous-Bois. Les familles ont en outre été jugées irrecevables à se constituer partie civile. Le tribunal a considéré que ni Stéphanie Klein, la policière stagiaire qui assurait marseille Mafias: Ce que personne n’ose dire PDF soir-là la permanence téléphonique du central, ni Sébastien Gaillemin qui a participé à la course-poursuite, n’avaient eu  une conscience claire d’un péril grave et imminent . Ces arguments avaient été développés à l’audience par la procureure Delphine Dewailly en soutien de la relaxe des deux prévenus.


Chaque jour, la ville de Marseille fait les gros titres des journaux. Règlements de comptes à l’arme de guerre, policiers corrompus, hommes politiques soupçonnés de favoritisme et de trafics d’influence, banlieues poreuses à l’islam radical ou syndicalistes aux méthodes musclées, pour José d’Arrigo la plus vieille ville de France est au bord du gouffre. Plus grave, les maux qui la gangrènent pourraient fort bien ressembler à ceux qui entraveront la France entière si des mesures déterminées ne sont pas prises rapidement. Marseillais, grand reporter et fin connaisseur de la cité phocéenne, il a mené pour ce livre une enquête de longue haleine, sans craindre de déranger toutes les « baronnies » d’une ville qui en compte de très puissantes. Ses interlocuteurs lui ont révélé tous les « arrangements », qui n’ont jamais cessé depuis le long règne de Gaston Defferre, et les « échanges de bons procédés » qui ne sont que lâchetés clientélistes. Du port au stade Vélodrome, de la mairie au conseil général, de l’Evêché à la préfecture, voici enfin des mots qui ne sont pas « de bois ». Révélations et indignations à toutes les pages.

Dire que les policiers auraient acculé ces jeunes ne correspond pas à la réalité, avait-elle souligné en rappelant que pour condamner, le droit exige une certitude. Le tribunal s’en est tenu à la stricte application du droit alors que les avocats des familles, Mes Emmanuel Tordjman et Jean-Pierre Mignard l’avaient appelé, dans leurs plaidoiries d’une exceptionnelle qualité, à aller au-delà et à donner à leur décision une portée symbolique. A cet égard, l’attention mise par le tribunal  à dédouaner les policiers en assurant que s’ils avaient eu conscience du danger, ils auraient agi pour alerter les adolescents, tranche avec la sécheresse des propos visant les familles et leurs défenseurs. Cette entrée a été publiée dans Zyed et Bouna. Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

Toute autre décision, même au nom d’une compassion ou d’un combat politique aurait été une injustice. On comprend mal pourquoi vous prétendez qu’il y a un deux poids deux mesures quand le Tribunal rappelle que la récupération politique de leur douleur n’a pas aidé leurs familles. Il rappelle simplement que ceux qui se prétendent ses  défenseurs  ont aussi une lourde part de responsabilité dans leur souffrance. Pense-t-on que cela a aidé les familles d’avoir fait de leurs enfants des saints et des martyrs, en dépit des faits et du droit. Un avocat moins malhonnête n’aurait pas poussé à dix ans de procédure vaine. Libre à vous de ne pas comprendre ce qu’est un  Etat de droit  et de le réinterpréter à votre sauce, mais ce n’est pas en délivrant des affirmations à l’emporte-pièce que vous montrerez quoi que ce soit. Vous prenez vos désirs pour la réalité.

Je ne cherche rien à  montrer  : ce qui s’est passé ne vous suffit pas ? L’Etat de droit, c’est : CELUI QUI RESPECTE LE DROIT DES GENS. Luc, vous avez raison, un état de droit est un état qui respecte le droit des gens. Respecter le droit, c’est faire respecter la loi. Pour faire respecter la loi, il y a des juges, des avocats, des tribunaux.

Un Etat de droit se définit comme un Etat qui s’applique à lui-même le droit qu’il impose à ses administrés et respecte les libertés fondamentales. Non, et je pense que si ça vous suffit, c’est que vous avez une vision extrêmement biaisée de  ce qui s’est passé . Et pas la peine de faire une discours sur le nazisme ou le fascisme. Un Etat de droit doit effectivement respecter des libertés fondamentales selon des protocoles clairs pour éviter l’arbitraire, et je ne vois pas ici que ces libertés étaient bafouées. C’est vous qui racontez ce que vous dicte votre idéologie. Et vous semblez mal connaître le système judiciaire: il n’est pas si rare que le ministère public requiert la relaxe. Ce qui relèverait de la puanteur ce serait de condamner des gens pour ce qu’ils sont censés représenter aux yeux d’une partie de l’opinion publique plutôt que pour ce qu’ils ont fait.

L’Etat de droit c’est précisément de juger de manière contradictoire selon les faits ce qui a été parfaitement réalisé même si les décisions sont trop longues a obtenir. Heureusement qu’il existe encore des procureurs pour qui l’impunité des policiers n’est pas un vain mot. Sébastien Gaillemin avait eu conscience d’un péril grave et imminent, n’aurait pas manqué de réagir . Les juges sont vraiment gonflés de penser que les policiers sont absolument pourvu du désir d’_aider_ autrui. En même temps, pourquoi autrui a cherché à se cacher des policiers puisqu’il était innocent ? Ca vaudra mieux, que d’aller plastronner au Café du Commerce.

Rien de nouveau sous le soleil : police partout, justice nulle part. La France éternelle et sa sinistre figure. Jugement inique qui nous rappelle les zheures-les-plus-sombres-de-notre-histoire, pas vrai Girard ? Même la justice pétainiste était plus équitable à Riom.