Manoirs du pays d’Auge (Ancien prix éditeur : 49,95 euros) PDF

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. L’Aiguille, les falaises, la côte à l’ouest du bourg. Guy de Maupassant y organise des fêtes qui font date. Strates de silex qui expliquent la présence de galets manoirs du pays d’Auge (Ancien prix éditeur : 49,95 euros) PDF la plage.


Maisons des champs ou résidences de notables, petits ou grands, modestes ou grandioses, ils sont plusieurs centaines, plus étonnants, plus charmants, plus envoûtants les uns que les autres. Depuis la fin du Moyen Âge et jusqu’au XVIe siècle, le pays d’Auge est la seule région française à avoir donné à la pierre, à la brique et surtout au bois leurs lettres de noblesse dans l’architecture seigneuriale. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, ce type d’architecture se poursuivra, donnant de belles compositions ordonnancées, au décor intérieur raffiné de lambris, de cheminées et de rampes d’escalier en ferronnerie. Au XIXe siècle, la Normandie accueille les chefs de file du Romantisme : ils y établiront leurs premiers chalets de villégiature. Bien peu de manoirs se visitent : c’est ici l’occasion de les découvrir, de les apprécier. Plus de quatre-vingts d’entre eux, dont les plus connus mais aussi les plus prestigieux, figurent dans ce très bel ouvrage. Voici quelques noms qui toucheront les amateurs : Anfernel, Le Bais, La Bruyère, Coupesarte, Les Évêques, les Mathurins, Ouilly-du-Houlley, La Pipardière, Saint-Germain-de-Livet, Querville, Victot. Une région à revisiter sous un nouvel angle grâce au talent de Régis Faucon et à l’érudition d’Yves Lescroart, deux enfants du pays.

Encoches de sapement creusées par la mer au pied des falaises. Plus à l’est, on trouve à Fécamp des falaises calcaires qui comptent parmi les plus hautes de ce type avec 105 m au cap Fagnet et 120 m en haut de la côte de la Vierge, contre seulement 75 m au maximum côté aval et 84 au maximum côté amont à Étretat. L’existence de trois arches successives : la porte d’Amont, la porte d’Aval et la Manneporte ne serait pas liée à l’origine à l’érosion marine, mais à l’action d’une rivière souterraine parallèle à la plage qui aurait creusé son lit dans la falaise avant le recul non uniforme de celle-ci, matérialisé par trois caps. L’érosion sur ces caps fragilisés par le conduit interne de la rivière serait à l’origine des trois arches à leur tour érodées plus ou moins complètement.

Aussi, même s’il fut employé par les habitants des campagnes, Estretal n’a pas beaucoup plus de raisons qu’Estretot d’être l’ orthographe originelle  du toponyme. Il apparaît dans le radical du mot gallo-roman TALUTU qui a certes donné talus, mot français, mais apparemment aucun autre dérivé. Le latin classique talus en revanche signifie  osselet du paturon de certains animaux, qui servait à jouer aux osselets  et ne convient pas ici. L’abbé fait cependant remarquer avec une sagesse toute scientifique  les rapprochements sont la meilleure voie, la seule peut-être où doive marcher l’étymologie, si elle veut jamais s’élever jusqu’au rang de science  et  hâtons-nous de sortir du royaume des conjectures et des tâtonnements, pour nous placer sur le terrain de l’histoire et des réalités . Ils notent le caractère insolite de la finale -at, dans une région de langue d’oïl comme la Normandie. François de Beaurepaire hésite sur la nature des deux éléments contenus dans ce nom de lieu.