Manifeste pour éviter la gueule de bois : Présidentielle 2007 PDF

Les éoliennes accroissent-elles les émissions de CO2 ? Un vent de tempête souffle sur l’éolien outre-Manche. Lundi 9 janvier, un rapport publié par le think tank britannique Civitas a relancé le débat entre les pro et anti-turbines. L’objet du litige : cette manifeste pour éviter la gueule de bois : Présidentielle 2007 PDF censée être propre et renouvelable se révèlerait en réalité chère et inefficace en termes de réduction des émissions de CO2 comparée au nucléaire ou au gaz.


Aujourd’hui encore, 1 Français sur 3 est en panne de perspective de vote. Gilles de Robien lui-même n’a pas arrêté son choix. Comment se décider, en effet, quand chaque candidat privilégie le spectacle, la démolition de ses rivaux plutôt que des propositions positives, et une vision apocalyptique – erronée – de l’état de la France, pour mieux apparaître en sauveur éventuel ? Une tactique chère à Jean-Marie Le Pen, et dont la généralisation risque de le servir, comme en 2002. Va-t-on, une fois de plus, voter au second tour  » faute de mieux « , quitte pour certains à avoir, le lendemain, la  » gueule de bois  » ?
Fort de son expérience et face au paysage politique actuel, Gilles de Robien, élu d’Amiens et ministre de l’Éducation nationale, nous livre quelques clés de réflexion pour choisir en toute connaissance de cause, et exhorte du même coup les protagonistes de la campagne à élever le débat.

Il n’existe pas de justification économique à l’énergie éolienne , conclut sans ambages l’étude du cercle de réflexion indépendant, qui recommande au gouvernement britannique d’abandonner son projet de construire 32 000 turbines d’ici 2020, faute de quoi le pays serait incapable de remplir ses objectifs de réduction des émissions de CO2. Trois rapports menés par des experts notoirement anti-éolien, note le journaliste du Guardian Leo Hickman, qui a décrypté l’étude de Civitas avec l’aide des internautes. Si le cercle de réflexion maintient ses assertions, les ONG contre-attaquent. Alors, quels sont les arguments économiques pour et contre ? Comme le vent est une source d’énergie ni fiable ni régulière, les turbines doivent être couplées avec une source d’électricité disponible immédiatement. Construire des turbines produit du dioxyde de carbone, surtout pour l’offshore qui nécessite des structures massives. Il faut environ dix-huit mois de fonctionnement pour compenser ces coûts énergétiques, estime le rapport de Kees Le Pair.