Mémoires d’un Voyageur PDF

En pratique : Quelles sources sont attendues ? Les Mémoires d’outre-tombe sont la principale œuvre de François-René de Chateaubriand, dont la rédaction commence en 1809, sous le titre Mémoires de ma vie, et s’achève en 1841. Chateaubriand n’avait premièrement pas l’intention d’écrire ses mémoires, comme il le signale dans le premier livre des Mémoires de ma vie, mais c’est lors d’une promenade au parc de Montboissier qu’il entend le chant d’une grive, ce mémoires d’un Voyageur PDF lui rappellera toute son enfance et le poussera à se remettre à l’ouvrage. 35 à 42, retraçant la fin de sa vie et ses considérations sur l’avenir potentiel de la France.


Richard Gallois n’a pas eu d’adolescence, ou plutôt, il l’a passée à observer la Nature, qu’il aime par-dessus tout : pendant que ses camarades de classe, des années Collège et Lycée, séduisaient les copines, lui s’intéressait à ses études et à ses chers Insectes, et il n’osait qu’expérimenter en solitaire des fantasmes qu’il était alors trop timide pour penser qu’il les réaliserait plus tard, à l’âge adulte. Alors, attention, « il faut que jeunesse se passe », ne dit-on pas ? Cependant, par chance, Richard Gallois est un homme réceptif aux conseils et aux leçons de vie, qu’il assimile très bien (trop bien ?), pendant une année de Terminale où il sera très perturbé, mais où il va adhérer pleinement à cette philosophie découverte grâce aux cours de philo, et si révolutionnaire en son temps : la Psychanalyse. Cette découverte va lui ouvrir énormément de possibilités, mais au terme d’un très long et pénible cheminement intérieur : « ni mort ni vaincu » !

Chateaubriand commence son récit par une longue explication sur ses origines familiales et plus particulièrement sur les déboires de ses oncles et de son père. Celui-ci a en effet réussi à redorer le blason de sa famille et à rétablir sa situation économique. Rigoureux, entêté, le père de Chateaubriand est un homme autoritaire, faisant régner de façon stricte et parfois oppressante l’ordre au sein de sa famille. Le jeune François-René passa son enfance et son adolescence entre Saint-Malo et le château de Combourg, que son père avait décidé de réinvestir après des années de semi-abandon.

Etant le dernier de la fratrie, il n’est pas traité de la même façon que son frère aîné. Il est délaissé par ses parents, mal habillé et d’abord élevé en nourrice à Plancoët, entre Dinan et Saint-Malo, chez sa grand-mère maternelle, jusqu’à l’âge de 3 ans. Cependant, l’enfance de Chateaubriand fut aussi une période heureuse marquée par une grande complicité avec ses sœurs, notamment Lucile qu’il aimera grandement durant toute sa vie. L’histoire nous fait découvrir la France rurale de la fin du XVIIème et du début du XIXème siècle et plus précisément la Bretagne, terre où Chateaubriand a passé son enfance.

On découvre les mœurs de l’époque dans une France très traditionnelle. Cette France du début du XIXè siècle est codifiée : la société est répartie en différentes classes sociales, qui ne se mélangent pas. Les Chateaubriand ont des origines nobles et ils accordent une grande importance à leur généalogie. On voit aussi l’importance des croyances et le poids de la religion qui structure les fêtes et sorties familiales.

A l’époque, avant la Révolution, l’éducation est assurée par des religieux. On découvre que la France était aussi engagée dans des batailles à l’étranger et on constate que le destin de nombreux personnages évoqués par l’auteur a basculé à la Révolution : beaucoup y ont perdu la vie, y compris dans la famille de Chateaubriand. Chateaubriand raconte ensuite en détail son séjour à Paris alors que cette ville connaît les bouleversements liés à la Révolution française. Chateaubriand décide d’embarquer pour l’Amérique afin de fuir le tumulte qui le menace. Afin d’échapper à la Révolution qui emportera une partie de sa famille, Chateaubriand prend la mer pour se rendre en Amérique afin de trouver un passage par le nord entre l’Atlantique et l’océan Pacifique. Il gardera des souvenirs très forts de son séjour, de ses rencontres, et des coutumes des tribus indigènes, qui l’inspireront pour la rédaction du Génie du Christianisme, d’Atala et de René.

Chateaubriand obtient d’abord une place à l’Ambassade de France à Rome : Napoléon cherche en effet à obtenir les faveurs des monarchistes en favorisant ainsi un noble comme Chateaubriand. Bien que fortement opposé à Napoléon dès l’assassinat du duc d’Enghien, Chateaubriand consacre de longues pages à l’empereur où se mêlent la fascination pour le génie du général et la méfiance envers une mégalomanie qu’il juge funeste pour les hommes et pour la France. C’est également dans cet ouvrage que l’on trouvera quelques-uns des meilleurs exemples de prose poétique, un genre où Chateaubriand excellait. Une contrefaçon des Mémoires fut publiée à Bruxelles en vingt tomes à la Librairie de Tarride. Actuellement, les Mémoires sont publiées notamment aux éditions Le livre de Poche.

Ce manuscrit est, depuis 2013, conservé sous scellés à la BNF. 14-16 avril 1989, Paris, Publications de la Sorbonne, coll. Le texte intégral des Mémoires d’Outre-Tombe, une biographie de Chateaubriand et des commentaires d’extraits. Rechercher les pages comportant ce texte. La dernière modification de cette page a été faite le 11 février 2019 à 00:15. French-Canadian trader who traveled in New France and the interior of North America.