Les veines ouvertes de l’Amérique latine : Une contre-histoire PDF

Budapest, musée hongrois des arts décoratifs. La traite se différencie aussi de la notion contemporaine de trafic d’êtres humains. Les traites négrières les veines ouvertes de l’Amérique latine : Une contre-histoire PDF un phénomène historique de très grande ampleur en raison du nombre de victimes, des nombreuses méthodes d’asservissement et des multiples opérations de transports sur de longues distances.


On en distingue trois types : la traite orientale dont la traite dite arabe est la composante principale, la traite occidentale et la traite intra-africaine. Le choix du terme pour qualifier un commerce d’hommes, femmes et enfants noirs a longtemps été discuté, et continue de l’être. Elle fait principalement référence aux « commerçants » de cette traite, les  négriers . La traite négrière occidentale, qui comporte d’importants risques militaires, nécessite une surface financière conséquente : on n’y trouve guère d’artisans ou petits marchands mais surtout des officiers supérieurs, la plupart du temps très proches de la royauté, ou des financiers confirmés. Craints et respectés dans leur milieu, ces hommes disposent d’un pouvoir considérable, qui explique le développement très rapide de la traite entre 1665 et 1750 et l’acquisition de fortunes considérables, à une époque où l’argent est rare et circule peu, l’absence d’industrie limitant les possibilités de s’enrichir vite. En 1647, la Barbade compte déjà 4 000 esclaves, huit fois plus qu’en 1642.