Les oiseaux comme vous ne les avez jamais vus PDF

Des myriades d’étudiants et d’étudiantes, d’adolescents qui viennent de voir pousser leur premier poil au cul veulent faire des études de « tourisme durable, équitable, responsable, etc. Si l’intention est louable, il convient d’analyser la situation actuelle de ce secteur, les oiseaux comme vous ne les avez jamais vus PDF impact réel et ses perspectives.


Grâce à ce livre, découvrez les oiseaux comme vous ne les avez jamais vus : Guilhem Lesaffre, ornithologue reconnu et passionné, vous invite à percer les secrets des oiseaux familiers de nos jardins, de nos forêts et de nos bords de mer. Il vous fera découvrir des comportements que vous ne soupçonniez pas et vous observerez désormais les mésanges, hirondelles et autres moineaux, si communs en apparence, d un autre il… Les oiseaux déploient en effet des trésors d ingéniosité pour se nourrir, élever leur progéniture ou échapper aux prédateurs, et Dame Nature, au tem pérament malicieux, leur donne souvent un petit coup de pouce…
Ainsi, tel oiseau feint d avoir une aile cassée pour attirer un prédateur et l éloigner de son nid ; tel autre dépose des noix sur la chaussée pour en récupérer le contenu une fois que les voitures les ont écrasées ; un autre offre des présents à sa compagne pour sceller leur union. Certains jouent les pirates en obligeant d autres oiseaux à leur céder leurs proies. D autres encore ont un plumage changeant pour se fondre dans le décor été comme hiver.
Sous la plume de Guilhem Lesaffre, pleine d humour et de vivacité, plus de 50 oiseaux s animent et deviennent de véritables personnages hauts en couleur, avec leurs atouts et leurs incroyables ressources dans cette grande aventure de la vie.

Qui n’a jamais vu sur les marchés bobo des grandes villes d’Europe la prolifération des stands se réclamant du « commerce équitable » ? Le commerce équitable sur nos marchés européens ce sont généralement quelques gentils voyageurs qui se disent dans un éclat d’ingéniosité : « tiens, je vais faire du commerce équitable ». Alors ça part d’une bonne intention et ça commence souvent par la création d’une association, d’un voyage et d’un semblant d’organisation. La question à se poser est donc la suivante : Qu’est-ce qui est le plus équitable ? Le petit thaïlandais de 15 ans qui bosse dans une usine Nike de Chang Maï pour fabriquer des baskets vendues dans un magasin Eram de Marseille ou Mamadou qui fait fabriquer des colliers afro par des apprentis non payés sur commande d’une donneuses de leçon altermondialiste qui fait son business sur les marchés de France ? Hé bien, le tourisme « équitable ou durable » au Sénégal, fonctionne de la même manière que ces commerces équitables. Et ceux qui se pointent dans le campement rastafaraï du coin en se disant que ce sera plus profitable à la population locale que refiler son fric à un grand hôtel se trompent très clairement : ce ne sera profitable qu’au gérant et à sa famille.

Le Sénégal a un système de protection sociale complet et performant. Même si les prestations n’atteignent pas des sommets, un salarié sénégalais déclaré cotise pour sa retraite, pour sa sécurité sociale et celle de sa famille ainsi que pour diverses prestations telles que les allocations familiales. De plus, le code du travail règlemente strictement les licenciements abusifs et un Conseil des Prud’hommes existe au Sénégal. Ainsi, la première question que devraient se poser des personnes honnêtes et intelligentes s’investissant dans la durabilité et l’équitabilité du tourisme est : « Suis-je en règle avec les lois garantissant des droits sociaux aux travailleurs ? Sénégal dits « équitables » et la même proportion de structures touristiques dites « durables » ne déclarent pas leur personnel, leurs ouvriers et ne contrôlent pas la chaîne de production pour voir si tous les maillons légaux sont solides ! Pourquoi s’emmerder avec des formalités n’est-ce pas ?

On s’aperçoit donc qu’en terme de « durabilité » ou en terme « d’équitabilité », l’hôtel Framissima et ses soirées chansons à la con accueillant 15. 000 retraités lillois en maillot de bain et employant les mêmes jardiniers depuis 15 ans n’a de leçon à recevoir de personne car le personnel a une condition enviable grâce à un contrat de travail en bonne et due forme. Il convient ainsi, quand on a la volonté de créer ce type de structure ou d’y passer quelques jours de vacances, de vérifier que tout le personnel est déclaré. Lorsque la femme de chambre n’aura pas à payer 500.

000CFA pour faire hospitaliser son fils à l’hôpital ou lorsque le réceptionniste arrivé à 60 ans pourra percevoir une petite retraite sans vivre aux crochets de sa famille, ils s’apercevront tous deux de la « durabilité et de l’équitalibilité » du tourisme. Il convient également d’avoir un esprit critique acéré sur ces nombreuses agences de voyages où tour operateurs qui se réclament d’un tourisme « durable » ou tout au moins « éthique ». Car eux aussi fourmillent sans contrôle ! De bien grands mots donc que « tourisme équitable » ou « tourisme durable » alors que « respect du code du travail », terme certes moins bobo et moins poétique mais au combien plus concrêt, suffirait à améliorer la vie de bien des salariés du secteur du tourisme. Et ce respect du cadre légal, y compris sous le terme un peu fourre-tout de tourisme responsable ou durable, est devenu une nécessité. Cependant on peut noter certaines initiatives organisées en dehors du cadre légal du travail mais sans but lucratif.

Grâce à des associations ou à des projets communautaires, plusieurs structures d’accueil du type « tourisme intégré » ont vu le jour dans quelques régions du pays. Leur credo est de faire profiter au plus grand nombre et le plus sainement possible des recettes que le tourisme apporte au Sénégal. Excepté donc dans ces structures de tourisme coopératives ou intégrées qui n’ont pas de but lucratif, dans le secteur largement bénéficiaire du tourisme sénégalais, ne pas déclarer son personnel c’est l’exploiter et hypothéquer la santé de sa famille et tout espoir de retraite. Si vous souhaitez faire du tourisme responsable si ce n’est équitable, choisissez donc en priorité les établissements respectant scrupuleusement le code du travail sénégalais. Si on s’en tient à cette définition officielle, de nombreuses structures sénégalaises sont « écotouristiques ». Cependant, dans ce concours de gâchis de ressources et d’énergie, les petites structures touristiques indépendantes ne sont souvent pas plus respectueuses que les grosses !

Leur impact peut même être parfois supérieur ! Un hôtel avec 10 chambres et une piscine va ainsi manger plus d’eau par touriste qu’un hôtel avec 50 chambres et la même piscine ! Après ce triste constat, il faut relativiser et ne pas non plus leur jeter la pierre, Pierre. Ces structures hôtelières et leur direction font partie d’une époque. Faire comprendre à tous que cela doit changer est cependant primordial !