Les nouveaux dissidents PDF

En pratique : Quelles sources sont attendues ? Le kharidjisme ou kharijisme est une branche de l’Islam apparue lors les nouveaux dissidents PDF l’arbitrage entre Ali et Mu’awiya à l’issue de la bataille de Siffin qui les avaient opposés en 657. Selon al-Shahrastani, un khariji est toute personne qui se révolte contre le dirigeant autour duquel sont réunis les musulmans.


Il y a quarante ans, on ne parlait que d’eux. Ils faisaient la une des journaux quand on les mettait en prison ou quand on les échangeait au milieu d’un pont. Et puis le camp communiste a basculé. Ils ont presque totalement disparu de la scène, balayés par les peuples et les anciens apparatchiks reconvertis en démocrates.
Depuis quelques années, les dissidents réapparaissent un peu partout. Comme leurs aînés, ils refusent la lutte armée et rejettent la violence. Ils n’ont pas d’ambition politique : ce sont des individualistes. Leur démarche est d’abord éthique. Ce qu’ils ont sous leurs yeux les révolte et ils décident de réagir, c’est tout. Comment ? En inventant des formes d’actions, à leurs risques et périls.
Michel Eltchaninoff est allé les rencontrer, là où ils vivent. À Téhéran, où une jeune femme qui ne supporte pas l’obligation de porter le voile enregistre un clip sur un toit de la ville et danse tête nue en compagnie de garçons. En Belarus, où des opposants, épuisés d’avoir pris tant de coups, créent des revues et des galeries d’art pour survivre sous la chape de la dictature. En Inde, où le successeur du Dalaï Lama, le 17e karmapa, s’est réfugié et tente de faire espérer le peuple tibétain en voie de disparition.
Qu’ils vivent en régime dictatorial ou dans un État corrompu, ils créent ou redécouvrent des moyens d’expression originaux. Loin des faux dissidents de l’extrême-droite complotiste d’aujourd’hui, loin des lassitudes occidentales, ils décident de faire de leur vie quelque chose dont ils puissent être fiers.

Les khawarij sont ainsi considérés comme des dissidents. Le kharijisme est l’une des toutes premières factions apparues en Islam. Sept d’entre eux ont été principalement recensés : les mouhakkimites, les azraqites, les najadites, les thaalabites, les ajradites, les ibadites et les sufrites. Les Kharidjites furent ainsi nommés par Ali pour désigner tout mouvement musulman contestataire, qu’importent leurs revendications et leurs méthodes, pourtant radicalement opposées.

Les ibadites, pacifistes, firent sécession durant son règne en lui reprochant son comportement belliqueux, refusèrent de partir en guerre et restèrent à Bassora. Ils ne cautionnèrent donc pas l’escalade de violence faisant suite à leur départ. La branche kharidjite prit de l’ampleur du fait du refus de l’arbitrage entre Ali et Mu`âwîya à l’issue de la bataille de Siffin qui les avait opposés en 657. Jusqu’à ce qu’il s’incline devant l’ordre de Dieu. Le clan rebelle était, du point de vue kharidjite, celui de Mu`âwîya qui aurait dû s’incliner devant Ali.