Les Insectes et les hommes PDF

Nèpes géantes frites sur un marché en Thaïlande. Ver du maguey, dans un restaurant à Les Insectes et les hommes PDF, Mexico. Dans le cas de la consommation d’insectes par les animaux on parle plutôt d’un régime alimentaire insectivore, sauf dans le cas d’un insecte entomophage, parasitoïde ou polyphage.


Depuis leur apparition il y a 850 millions d’années – bien avant l’homme ! -, les insectes se sont adaptés à toutes les conditions de vie. Grâce à leurs ailes et au vol, ils ont colonisé tous les biotopes. Leur fécondité, leurs multiples moyens de défense ou leur mimétisme leur ont permis de devenir les représentants du règne animal les plus abondants sur terre, tant en nombre d’espèces qu’en nombre d’individus.

Inventant l’outil, des modes de communication et de transport performants, les hommes ont à leur tour investi tous les milieux. La confrontation avec les insectes était inévitable. Si certaines espèces (pollinisateurs, prédateurs des ravageurs de culture…) sont utiles à l’homme, d’autres – parfois les mêmes – représentent un danger car ils sont venimeux ou vecteurs de maladies. Les moustiques, notamment, véhiculent le paludisme qui cause deux millions de décès par an. Pourtant, c’est souvent l’homme lui-même qui favorise ces catastrophes en modifiant de manière intempestive le fragile équilibre écologique, alors que les insectes s’organisent pour résister à leur destruction.

Docteur ès sciences, enseignant l’écologie à l’université de Bordeaux I, Michel Lamy a consacré plus de trente ans à la recherche entomologique. Il est l’un des meilleurs connaisseurs des insectes. Par cet ouvrage ouvert à tout public, il nous révèle l’infinie variété de cet univers offrant au chercheur et au curieux un champ d’investigation passionnant. Mais au-delà de la fascination que les insectes ont toujours exercée sur l’imaginaire, Les insectes et les hommes pose la question d’une cohabitation difficile et essentielle pour l’avenir de notre planète.

En ce qui concerne l’humanité, de nombreux peuples consomment des insectes, parfois recherchés comme des friandises. Ce nombre d’espèces constitue une limite basse : un biais culturel concernant l’entomophagie pourrait ne pas motiver à chercher une identification précise des espèces consommées. Cerambycidae, capricornes et longicornes, et Scarabaeidae, scarabées, etc. Article connexe : Histoire évolutive des homininés. Les précurseurs de l’Homo sapiens actuel étaient probablement aussi entomophages. Il s’agissait probablement d’une consommation opportuniste. On trouve des allusions à un tel régime insectivore dès l’Antiquité.

Sur une œuvre assyrienne datée d’environ 700 av. Ils étaient partiellement engraissés avec de la farine. Israélites refusaient de consommer des insectes. En effet, ils n’étaient pas considérés comme casher, à l’exception de quatre espèces de sauterelles bien précises. L’entomologiste Jean-Henri Fabre rappelle dans ses Souvenirs entomologiques un repas en famille durant lequel des larves de l’ergate forgeron sont grillées sur des brochettes. Si la consommation d’insectes a disparu des tables des hautes classes de la société, elle s’est maintenue longtemps parmi les paysans, bien que de manière marginale.