Les danses des sociétés créoles PDF

Les danses des sociétés créoles PDF à la navigation Sauter à la recherche Article principal : Musique des Antilles françaises. Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. Le Danmyé-Kalennda-Bèlè est une pratique musico-chorégraphique de Martinique qui mêle chant, musique, danse, et conte. Il est issu des affres de l’esclavage bien avant le marronage et aurait subi différentes mutations au cours des siècles.


Studienarbeit aus dem Jahr 2012 im Fachbereich Romanistik – Französisch – Landeskunde / Kultur, Note: 1,7, Johannes Gutenberg-Universität Mainz, Sprache: Deutsch, Abstract: Parlant des sociétés créoles françaises, il ne faut jamais oublier la culture, plus précisément la musique et les danses. Toutes les deux font partie de l´histoire des îles créoles et retrouvent aujourd´hui une place centrale auprès de toutes les générations.
Autrefois, les danses étaient réservées à une certaine élite de la société créole ce qui montre leur signification sociale et leur importance socioculturelle.

Il serait l’héritage laissé par les Marrons en fuite, qui ont élu domicile dans les mornes loin des plantations martiniquaises. Ces hypothèses concernant la source du DKB sont l’objet de travaux de recherche. Le Bèlè est un phénomène contemporain qui s’appuie essentiellement sur une référence à la culture des mornes martiniquais créée de 1860 à 1960 par les Nouveaux Libres issus de l’abolition de l’esclavage des noirs en 1848. Le passage de l’esclave au statut de Nouveau Libre constitue une chance pour les noirs afin d’inverser les valeurs coloniales esclavagistes et d’opposer à la société d’habitation de nouvelles bases sociales : le travail mute de sa forme servile à sa nature volontaire et représente ainsi un élément culturel central. Cette mutation culturelle s’exprime à travers la création de sociétés paysannes qui se fondent sur l’entraide ou  coup de main . Cette référence au mode social rural des Nouveaux Libres s’exerce à travers le Bèlè renouveau dans une société martiniquaise présente où domine le secteur tertiaire dans une grande dépendance des transferts financiers publics provenant de la métropole.

Le Bèlè s’élabore artistiquement à partir d’une sorte de  matrice  socio- musico- chorégraphique. Cette  Matrice  Bèlè intègre des principes structurants, Chantè, Répondè, Bwatè, Tanbouyé, Dansè, Lawonn, Kadans qui supportent des mécanismes de construction dont le principal est le principe d’inversion. La Matrice  Bèlè permet ainsi de créer des configurations du Bèlè en fonction du contexte social, historique et géographique. Un chanteur mène la musique avec une voix qui porte, alors que se développe le dialogue entre les danseurs et le joueur de tambour.

Le tambour est accompagné par un rythme ti-bwa donné par deux baguettes qui percutent la partie arrière du tambour. Au niveau de  la société Bélia  dans les hauteurs de Saint-Marie à Bezaudin. Les descendants des Marrons, les nouveaux libres créent une société nouvelles basée sur des valeurs telles que l’entraide, le don et contre-don. Cette philosophie est traduite par l’expression artistique qu’est le bèlè, la forme en quadrille désignant le carré de terre qu’ils acquièrent pour une réelle liberté. On y retrouve la kalennda, le mabélo, le bénézwel, le ting-bang, le kanigwé, le woulé-mango.