Les chemins de l’amitié, désirer et aimer selon saint Thomas d’Aquin PDF

Cette page est en semi-protection longue. L’allégorie de l’amour est habituellement le cœur. L’amour désigne un les chemins de l’amitié, désirer et aimer selon saint Thomas d’Aquin PDF intense d’affection et d’attachement envers un être vivant ou une chose qui pousse ceux qui le ressentent à rechercher une proximité physique, intellectuelle ou même imaginaire avec l’objet de cet amour. En tant que concept général, l’amour renvoie la plupart du temps à un profond sentiment de tendresse et d’empathie envers une personne.


Saint Thomas peut-il contribuer à l’élaboration d’une métaphysique du don, ou, pour reprendre l’expression de Joseph de Finance, nous aider à découvrir ‘la générosité de l’être’ ? C’est ce que veut très modestement suggérer ce livre, en prenant le détour médiéval de la pensée thomasienne dont les ressources toujours nouvelles éclairent la question lancinante de l’altruisme et de l’égoïsme en morale. Sans prétendre donner au lecteur une métaphysique de l’amour thomiste en sa forme achevée, la présente étude s’attache à rappeler -au concept clef de l’ ‘amour d’amitié’- que, dans l’univers de création où les natures participent de la bonté incréée, les êtres ne sont pas fermés sur leur perfection propre : leur nature est de se communiquer. Aussi ne suffit-il pas de dire que ‘l’être tend à se réaliser lui-même intégralement ; il faut encore ajouter que par-delà son propre accomplissement, il vise au don de soi’.

Articles détaillés : Être amoureux et Crush amoureux. Le mot français  amour , comme le verbe  aimer  qui lui est relatif, recouvre une large variété de significations distinctes quoique liées. Le substantif  amour  a néanmoins une extension moins large que le verbe  aimer  : on parlera rarement, par exemple, d’ amour  des sucreries, même si l’on dit les  aimer . Bien que la nature ou l’essence de l’amour soit un sujet de débats, on peut éclaircir plusieurs aspects de cette notion en s’appuyant sur ce que l’amour n’est pas. En tant qu’il exprime un sentiment fort et positif, on l’oppose communément à la haine, voire à l’indifférence, la neutralité ou l’apathie. L’amour désigne un fort attachement affectif à quelqu’un ou à quelque chose.

L’amour entre les personnes, quant à lui, est un sentiment généralement plus intense qu’un simple sentiment amical ou affectueux. Outre les différences culturelles dans les pratiques liées à l’amour, les idées et les représentations sur l’amour ont également beaucoup changé selon les époques. Le terme amour recouvre quatre sentiments distincts de la Grèce antique : l’éros, la philia, l’agapè et la storgê. La storgê est l’amour entre parent et enfant, particulièrement l’amour mère-enfant. La philia se rapproche de l’amitié telle qu’on l’entend aujourd’hui, c’est une forte estime réciproque entre deux personnes de statuts sociaux proches, qui mène aussi à l’entraide. Elle ne pouvait exister à l’époque qu’entre deux personnes du même sexe, du fait de l’inégalité entre les sexes. L’agapè est l’amour du prochain proche de l’altruisme aujourd’hui, le don désintéressé.

L’éros, lui, est l’amour au sens d’être amoureux, l’amour des poètes pour ainsi dire. Cet amour est parfois romantique ou passionné, et s’accompagne presque toujours de désir sexuel. Les réflexions philosophiques se développent sur des vécus différents. Citons l’amour reçu des parents, l’amitié, la passion amoureuse. Certains philosophes ont développé le concept d’amour comme fusion. Empédocle imaginait l’amour et la haine comme les deux forces originaires de l’être. L’amour, pour lui, est le contraire de la haine qui sépare.