Le Tournant dans la pensée de Martin Heidegger PDF

La Vérité, abstraction personnifiée, toile de Jules Joseph Lefebvre, 1870. En mathématiques, une vérité première admise sans démonstration est un axiome. Le correspondantisme, appelé aussi théorie le Tournant dans la pensée de Martin Heidegger PDF la vérité-correspondance, est l’ensemble des théories définissant la vérité comme une relation de correspondance entre un énoncé et une chose réelle.


Le tournant se manifeste sous plusieurs aspects dans les écrits de Heidegger. Tantôt il paraît marquer une rupture avec l’ontologie fondamentale de 1927, tantôt il dénote, selon l’aveu même de Heidegger, une simple inflexion de la pensée le long d’un itinéraire continu. Mais la Kehre en vient aussi à désigner un événement au sein de l’être lui-même et de l’histoire de la pensée occidentale, celle de la métaphysique. La pensée du tournant a donc partie liée avec le dépassement de la métaphysique, autour duquel se rassemble une bonne part de la philosophie contemporaine. C’est que le tournant heideggerien procède d’un tournant plus fondamental de l’être et de son histoire. Cette étude se propose d’en sonder la genèse, la motivation et les ressources.
J. G.

Un énoncé est vrai seulement s’il correspond à la chose à laquelle il réfère dans la réalité. Le cohérentisme est l’ensemble des théories définissant la vérité comme une relation de cohérence systématique d’une théorie composée de multiples énoncés. Un énoncé est vrai seulement s’il fait partie d’un système cohérent d’énoncés. Le pragmatisme est l’ensemble des théories définissant la vérité comme la propriété d’une croyance qui se révèle satisfaisante à la fin de l’étude. William James et Charles Sanders Pierce sont les deux grands représentants du pragmatisme.

Le constructivisme est l’ensemble des théories selon lesquelles la vérité est le produit d’une construction sociale contingente. Le redondantisme est la théorie de la vérité selon laquelle la vérité est indéfinissable car redondante. Le redondantisme est caractérisé par la  thèse d’équivalence  selon laquelle :  L’énoncé «  »p » est vrai » est équivalent à l’énoncé « p » . Dit plus simplement, énoncer qu’une proposition est vraie est équivalent à énoncer cette proposition.

Il serait possible d’objecter que le schéma binaire vrai-faux n’est pas pertinent du fait qu’il n’y a pas que des chats blancs et des chats noirs, mais beaucoup de chats de couleurs diverses. Cependant, cette dichotomie vrai-faux est contestée d’un autre point de vue : que se passe-t-il si la réponse à la question posée n’est pas connue ? D’autre part, une fois les termes premiers choisis, il faut une méthode pour construire les énoncés, et des règles de déduction, cela constitue la syntaxe. Quine introduit des schémas ou modèles d’énoncés qui jouent en sémantique un rôle analogue à celui que d’autres auteurs font jouer aux  formules  de la syntaxe. Les énoncés sont des instances particulières de ces schémas, ils en résultent par substitution, la même expression étant substituée à toutes les occurrences d’une même lettre. S’ils drainent l’étang mais ni ne rouvrent la route ni ne draguent le port ni n’assurent aux montagnards un marché, et par contre s’assurent à eux-mêmes un commerce actif, alors on aura eu raison de dire que s’ils drainent l’étang et rouvrent la route ou s’ils draguent le port ils assureront aux montagnards un marché et à eux-mêmes un commerce actif. Les applications utiles que l’on peut tirer des théories scientifiques en sont une vérification partielle et indirecte.