Le Royaume de Soissons PDF

Olympe Mancini est fille du baron Michel Mancini et de Geronima Mazzarini, nièce du cardinal Mazarin. Le cardinal Mazarin fait le Royaume de Soissons PDF ses nièces en France, ainsi que leur frère Philippe, en septembre 1647, dans le but de les marier. Le jeune roi commence à courtiser Olympe,  la perle des précieuses , à partir de 1654.


Ve siècle de notre ère. La grande civilisation qui domine l’Occident depuis plus d’un millénaire s’effondre, victime de ses classes dirigeantes, corrompues et incapables, d’un régime bureaucratique, d’une fiscalité aberrante, de l’entrée sur son sol d’une multitude d’immigrés. Cette implosion entraîne des conflits de peuples et de religion. Les Francs s’emparent de la Gaule romaine. Voici, sorti de la nuit des temps et des légendes de l’histoire, le combat de ces hommes et de ces femmes qui nous livrent le secret de leurs âmes : Aegidius, le général fidèle jusque dans la rébellion à l’idée qu’il se fait de Rome ; Childerik, Clovis, Clotaire, Dagobert, les rois d’un peuple en marche, écartelé entre leurs anciennes croyances et l’adhésion au Dieu des chrétiens ; Clotilde, Radegonde, Frédégonde, Brunehaut, Bathilde, reines partagées entre leur foi et la violence du temps ; les évêques Remygius, Médard et Eloi, le moine Colomban, apôtres d’un christianisme qui cherche à survivre à Rome et à convertir les peuples nouveaux… Comme dans les tragédies classiques, tout se passe pendant deux siècles, en un lieu unique, un petit périmètre qui va de l’Oise, à la Seine et à la Marne et dont Soissons marque le centre.

Pour elle, il organisa beaucoup de fêtes où  il la menait toujours danser , et les courtisans assurent que  les plaisirs n’étaient faits que pour elle . D’aucuns s’imaginent un peu vite que le jeune Louis XIV espérait l’épouser, mais c’était compter sans Anne d’Autriche, sa mère, qui le lui eût défendu. Olympe est très jalouse de la passion du roi pour sa sœur Marie. Elle ne partage pas sa disgrâce après le mariage du roi avec l’infante d’Espagne, et demeure à la cour avec mari et enfants, en ayant conservé l’estime du roi.

La comtesse se lie alors d’amitié avec la belle-sœur de ce dernier, Henriette d’Angleterre, dite  Madame . Olympe se fait alors oublier, jusqu’à la célèbre  affaire des poisons  en 1679. Elle est alors accusée d’avoir fréquenté La Voisin et autres devineresses et était dite  profonde en crimes et docteur en poisons . Le 23 janvier 1680, elle est priée de quitter Versailles et le territoire français sur-le-champ. Bien qu’elle ait clamé son innocence, Olympe est définitivement compromise, comme beaucoup de dames de la cour, dans cette affaire et est contrainte de s’exiler.

La veuve joyeuse mène en Brabant une vie dissolue, entourée de favoris. Dominatrice et bénéficiant de protections, elle mène son monde par le bout du nez. Elle s’approprie sans vergogne les revenus du domaine de Tervuren sans en payer ni les rentes, ni les charges. Chevalier de Savoie, tué à la bataille Petronell-Carnuntum. Relations véritables du 12 octobre 1708 :  Mardi matin 9 de ce mois, S. Antonia Fraser, Les Femmes dans la vie de Louis XIV, Flammarion, 2007. Rechercher les pages comportant ce texte.