Le deuxième sexe (Tome 2) – L’expérience vécue PDF

Please forward this error screen to cloud1. Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. Une femme à le deuxième sexe (Tome 2) – L’expérience vécue PDF’usine pendant la Seconde Guerre mondiale, occupant ainsi un rôle traditionnellement vu comme masculin. Le genre est un concept utilisé en sciences sociales pour désigner les différences non biologiques entre les femmes et les hommes.


« Comment la femme fait-elle l’apprentissage de sa condition, comment l’éprouve-t-elle, dans quel univers se trouve-t-elle enfermée, quelles évasions lui sont permises, voilà ce que je chercherai à décrire. Alors seulement nous pourrons comprendre quels problèmes se posent aux femmes qui, héritant d’un lourd passé, s’efforcent de forger un avenir nouveau. Quand j’emploie les mots « femme » ou « féminin » je ne me réfère évidemment à aucun archétype, à aucune immuable essence ; après la plupart de mes affirmations il faut sous-entendre « dans l’état actuel de l’éducation et des mœurs ». Il ne s’agit pas ici d’énoncer des vérités éternelles mais de décrire le fond commun sur lequel s’élève toute existence féminine singulière. »
Simone de Beauvoir.

Alors que le type sexuel fait référence aux différences biologiques entre femmes et hommes, le genre réfère aux différences sociales entre femmes et hommes. Le genre est l’objet d’un champ d’études en sciences sociales, les études de genre. Ce concept est apparu dans les années 1950 dans les milieux psychiatriques et médicaux, aux États-Unis. France par ceux qui contestent la scientificité et les méthodes des études de genre, afin de critiquer et de disqualifier le concept de genre.

Le mot a longtemps été majoritairement associé au genre grammatical. Les recherches de l’anthropologue Margaret Mead explorent l’idée et jouent un rôle majeur dans sa diffusion. Money et Stoller : elle s’appuie sur l’articulation entre nature et culture développée par Claude Lévi-Strauss pour renvoyer le sexe au biologique et le genre au culturel. 1980, sous l’influence de la pensée de Michel Foucault, le genre est étudié dans son rapport au pouvoir et aux normes sociales.

C’est donc via les traductions de l’anglais que ce terme a pénétré les sciences sociales en France. Cependant, l’utilité de cette traduction-calque en français demeure débattue car les bornes sémantiques des termes  sexe  et  genre  ne seraient pas les mêmes en français et en anglais, le concept anglophone de  gender  étant en grande partie inclus dans le  sexe  français. Bicatégorisation  indique une division en deux classes dissymétriques et mutuellement exclusives,  hiérarchisée  signifie que ces classes sont organisées selon un ordre de priorité. Il faut noter que le genre est polysémique et a donc de multiples usages. 1972 explique que masculinité et féminité ne sont pas des substances  naturelles  inhérentes à l’individu, mais des attributs psychologiques et culturels, fruits d’un processus social au cours duquel l’individu acquiert les caractéristiques du masculin ou du féminin.

Le genre est ainsi l’identité construite par l’environnement social des individus : la masculinité ou la féminité ne sont pas des données naturelles mais le résultat de mécanismes de construction et de reproduction sociale. Judith Butler en 1990 ajoute que le genre est  performatif  : les actes et les discours des individus non seulement décrivent ce qu’est le genre mais ont en outre la capacité de produire ce qu’ils décrivent. Ainsi, pour la sociologue Christine Delphy en 2003, penser le sexe en termes de donnée biologique est une impasse. Ces caractéristiques sont proposées, voire imposées, dans la relation de l’individu avec les autres et avec la société, dès sa naissance. Ainsi selon Lawrence Kohlberg, les enfants apprennent à connaître les usages sociaux de genre à partir de leur environnement, comme autant de stéréotypes.