Le Courrier des captifs PDF

Comme je traversais le nouveau Le Courrier des captifs PDF. Et, brillant aux carreaux, le bric-à-brac confus. Sur le sol raboteux traînait son blanc plumage.


En 1665, un peuple dispersé aux quatre coins de la terre, vivant au sein des nations les plus dissemblables, se met à vivre un même rêve : le rêve messianique incarné en un homme au charisme éblouissant, du nom de Shabtaï Tsevi, pour lequel tous les juifs s’abandonnent corps et âme. « Copyright Electre »

Et mes chers souvenirs sont plus lourds que des rocs. Allusion aux grands travaux de transformation de Paris exécutés sous la direction du baron Haussmann, préfet de la Seine de 1853 à 1870. Il y a une part d’ironie dans ce vers. Baudelaire insinue que le service des ordures fait un bruit et une poussière tels que son passage est comme une vraie tempête qui obscurcit tout.

15-16, un peu emphatiques, un peu prudhommesques, ont en réalité pour but de donner le cadre du martyre du cygne, au milieu d’un monde froid, sale, agité, hostile. Double désir d’une irrigation par l’eau et d’un réveil par le feu. Ces deux rêves, apparemment contradictoires, ne traduisent au fond qu’une seule nostalgie, celle d’une fécondité intacte. Baudelaire veut sans doute suggérer non pas que le cygne est un mythe bien original, mais qu’il est étrange de rencontrer un cygne sur le pavé et que les poètes n’ont pas beaucoup usé de l’image du cygne hors de l’eau. Baudelaire répugne à ce terme et ceux de correspondance ou d’analogie qu’il affectionne ne conviendraient guère.

Allusion aux jumeaux Romulus et Rémus, fondateurs légendaires de Rome, qui furent, dit-on, allaités par une louve dans leur enfance. La louve devint un des symboles de Rome. Cette promenade symbolique à travers Paris, qui avait commencé au nouveau Carrousel, se termine dans la forêt de la mémoire où l’esprit du poète va s’engouffrer. Hubert pense, comme d’autres, que ce dernier vers est « volontairement faible », mais c’est qu’il « indique le passage du poète à travers la ville et sa disparition finale dans la forêt du souvenir et de l’intuition. Il faut non seulement que la réalité de la cité soit détruite mais que la poésie elle-même disparaisse au moment précis où le poète atteint son paradis disparu et retrouve le Souvenir perdu, source véritable de cette poésie. Ce poème est un mélange, visiblement volontaire et provocant, de néoclassicisme et de modernité.