La résistance des Français à Buchenwald et à Dora PDF

Photo aérienne de Buchenwald prise en 2008. Buchenwald est un camp de concentration nazi créé en juillet 1937 sur la colline d’Ettersberg près de Weimar, la résistance des Français à Buchenwald et à Dora PDF Allemagne.


Ettersberg, où se trouve le vieux chêne à l’ombre duquel Goethe venait méditer, selon la légende, utilisé au départ, est abandonné parce que trop fortement associé à celui de Goethe. Le 15 juillet 1937, 149 prisonniers qualifiés pour les travaux de construction sont amenés du camp de Sachsenhausen. Ils doivent défricher, installer les canalisations d’eau, poser les installations électriques et construire les voies d’accès et de circulation, les bâtiments du camp, un manège pour chevaux, les villas des SS etc. SS-Oberführer Hermann Pister, de janvier 1942 à avril 1945.

Ils sont tous deux issus de milieux sociaux modestes, combattants de la Première Guerre mondiale et sont devenus membres de la SS avant 1933. Sous le mandat de Koch, les blockführer et kommandoführer ont tout pouvoir sur les internés. Elle interroge et torture les prisonniers. Jusqu’en 1942, les SS mènent personnellement les interrogatoires, bien souvent par la violence. De plus, elle surveille les activités politiques des prisonniers grâce à un réseau d’espions. De 1942 à 1945, le responsable est Walter Serno.

La section III établit l’emploi du temps des prisonniers et obtient leur soumission absolue. Chaque journée commence et se termine par le long décompte des détenus qui a lieu sur la place d’appel et auquel la quasi-totalité d’entre eux doivent participer, et ce jusqu’à ce qu’ait lieu l’enregistrement de l’effectif. Le premier lagerführer, le SS le plus puissant après le commandant, règne sans partage sur le camp. Il nomme les prisonniers fonctionnaires, ordonne les contrôles des blocks et dicte les mesures de terreur quotidienne. Les führers successifs du camp de Buchenwald sont décrits comme brutaux et fantasques, parfois même ivrognes notoires. Comme dans d’autres camps, les SS recrutent, parmi les prisonniers, le personnel qui doit effectuer à leur place le travail routinier.

Ils délèguent à certains une partie du travail d’administration et d’intendance. Jusqu’en 1939, les Juifs sont exclus de toutes les fonctions. La nomination de doyens de  block  juifs n’est due qu’à des considérations pratiques. Les autres catégories de prisonniers spécifiques comme les Sintés, les Roms, les homosexuels et les  asociaux  sont exclus systématiquement des fonctions importantes. Sous le commandement de Koch, le travail des prisonniers est un instrument de terreur très prisé. La productivité et le zèle des prisonniers sont alors secondaires. Avec la fin de la première phase de construction, les réflexions sur l’exploitation économique du travail des prisonniers sont mises en avant.

Dans ce commando, travaillent trois prisonniers en 1938, mais plus de 70 fin 1944. L’éventail des prisonniers politiques, qui portent un insigne rouge sur leur uniforme, est très large : sociaux-démocrates, communistes, syndicalistes, libéraux, démocrates, pacifistes, religieux catholiques et protestants, mais aussi des revendicateurs, des objecteurs de conscience, voire des membres du NSDAP. Les membres du Parti communiste d’Allemagne forment à cette date la majorité des prisonniers politiques. De 1938 à 1939, la majorité des internements est liée aux préparatifs de guerre. Ce sont alors des objecteurs de conscience qui sont internés, mais aussi d’anciens membres du KPD, du SPD, des syndicats et de partis du centre. Ils sont 477 en décembre 1938, entre 250 et 300 à partir de 1940. Ce sont des personnes antérieurement condamnées à plusieurs reprises pour des actes criminels et détenues préventivement qui portent un insigne vert.

Buchenwald, il y a des criminels violents et dangereux qui marquent l’atmosphère du camp. Ils perdent leur influence en 1941 au profit des détenus politiques. Ce sont des hommes aptes au travail qui ont refusé à deux reprises une proposition d’emploi sans raisons valables ou qui ont accepté un emploi mais après une courte période ont démissionné sans motifs valables : mendiants, sans-abri, alcooliques, vagabonds. 4 000 nouveaux travailleurs forcés pour la construction du camp.