L’arbre des dames PDF

Dans une lettre écrite à Paul Nougé en novembre 1927, Magritte annonce avoir fait une découverte saisissante. Si l’on veut appliquer à cette peinture de Magritte la règle mathématique absolue et basique de l’addition telle qu’on nous l’apprend dès notre plus jeune âge, nous nous sentons trahis ! Bousculés dans nos certitudes, un sentiment de colère ou de paranoïa aiguë pourrait même – pour les plus l’arbre des dames PDF d’entre nous- menacer notre équilibre mental ! Nous aurait-on menti pendant toutes ces années ?


Alors que la ville de Clermont commence à construire sa cathédrale de pierre volcanique noire, la jolie Douceline est amoureuse. Las, son amant est le fils de Saint Louis. Amours interdites, le dauphin Philippe se marie bientôt, avec une autre. Désespérée, Douceline se lance dans une folle chevauchée de Paris à Clermont, où doit se dérouler la cérémonie. Dans l’église, la jeune fille, prise de vertige, tombe dans la chambre des cloches. C’est ainsi que Douceline est recueillie par le forgeron Arthème, son épouse Mélinotte et leur drôle de nichée : quatre garçons des plus turbulents sauvés de la rue et de la briganderie. Il leur manquait une fille. Douceline, rendue amnésique par sa terrible chute, a enfin trouvé une famille. Pour aider Arthème, malade, elle s’initie aux mille et un tours du métier de forgeron. Dans l’atelier passent des personnages pittoresques : le chanoine Guillaume ; Amable, le sonneur de cloches ; Charles, le peintre sur verre ; Abkar, le magicien. Lentement, Douceline réapprend à vivre et à aimer.

Après cette découverte importante, Magritte ne s’arrête pas là. Il décide cette fois de s’attaquer au ciment de notre condition d’homme et de nos certitudes : le langage. C’est en effet à la même époque qu’il entame une série impressionnante de tableaux mettant en scène des mots et des images dans des rapports moins surréalistes qu’on ne pense . La scène se passe dans un musée une fin d’après-midi avec un groupe d’élèves. Trahison des images : Magritte dessine dans une esthétique hyperréaliste une pipe et écrit, comme dans une leçon de choses que rappelle l’écriture scolaire, « Ceci n’est pas une pipe ». Quoi de plus logique : on ne peut la bourrer, ni la prendre et encore moins la fumer.

Mais dans le tableau, qu’est-ce qui n’est pas encore une pipe ? Magritte disait « Les mots ont la même substance que les images ». D’ailleurs qui vous dit que « ceci » désigne la pipe dessinée. Cela pourrait désigner le fond du tableau ou le tableau lui-même, etc. Mais madame, ce n’est pas une image, on peut la toucher, la mettre à son poignet !