L’Afghan PDF

Sa réputation l’Afghan PDF chef militaire, et notamment son surnom de  Lion du Pandjchir , vient du fait qu’il a réussi à repousser sept attaques d’envergure des troupes soviétiques contre la vallée du Pandjchir, au nord-est de Kaboul. Son nom de naissance est Ahmed Shah. Son père, Dost Mohammed Khan, est alors colonel dans l’armée royale afghane. Les communistes prennent officiellement le pouvoir en 1978.


« Terrorisme international, espionnage, suspense… Forsyth est le maître. »
Washington Post
Les services secrets britanniques et américains en ont la preuve : Al Qaeda prépare un nouvel attentat. Infiltrer la nébuleuse ? Impossible. À moins que… L’Afghan, c’est Izmat Khan, un chef taliban détenu à Guantanamo. Ce sera aussi le colonel Mike Martin, vétéran des SAS, rescapé de tous les conflits. Élevé en Irak, il est le seul à pouvoir passer pour un Arabe, à pouvoir être substitué au Khan…
Du Jour du Chacal à Icône, Frederick Forsyth a défini les règles du roman d’espionnage moderne. Il nous ouvre les yeux sur le monde tel qu’il est, et il y a de quoi avoir peur. Très peur…

Pensant qu’une révolte armée contre les communistes recevrait le soutien du peuple, Massoud, le 6 juillet 1979, commence une insurrection dans le Pandjchir, qui d’abord échoue. Par la suite, il prend l’entier contrôle du Pandjchir et chasse les troupes communistes afghanes. Malgré de constantes attaques de la part de l’Armée rouge et de l’armée afghane, Massoud augmente sa force militaire. L’armement des moujahidines est constitué d’armement soviétique pris à l’ennemi. Massoud forme lui-même les combattants de la liberté. Sa popularité attire des commandants d’autres régions pour former leurs troupes, auprès de Massoud.

L’entraînement dure deux mois et les opérations militaires sont limitées à quinze jours, après lesquels les moujahidines peuvent retourner auprès de leur famille. Ils pensent ainsi : si nous mourons, nous gagnerons le Janat. Pour cette raison, ils n’ont pas peur de la mort. La première raison, c’est l’aide de Dieu. Ce conseil va vite devenir le véritable centre politique de tout le nord de l’Afghanistan. En 1989, après le retrait des troupes soviétiques, Massoud n’est pas en mesure de prendre la capitale immédiatement. Le 19 mars 1992, un  conseil militaire  composé de miliciens ouzbeks et tadjiks et des troupes du commandant Massoud s’empare de Mazâr-e Charîf, ainsi que de onze provinces du Nord.

Les forces du commandant Massoud entrent dans Kaboul le 29 avril. De 1992 à 1994, Massoud parvient à étendre son emprise sur la capitale en chassant le Djoumbesh et le Hezb-e Wahdat de Kaboul. Massoud perd au cours de ces années beaucoup de sa légitimité. De 1994 à 1996, soutenus par l’armée pakistanaise, les talibans conquièrent l’essentiel du pays et instaurent une dictature fondamentaliste. Indépendant et opposé aux extrémistes religieux ou politiques, Massoud entretient des relations tumultueuses avec les Pakistanais, les Américains, les Saoudiens, et les tendances pro-iraniennes ou pro-saoudiennes de son propre parti, le Jamiat-e Islami. Il y dénonce les ingérences étrangères et sollicite une aide financière pour répondre aux nécessités des familles fuyant le régime taliban et se réfugiant dans la vallée du Panjshir.

Sépulture du commandant Massoud, dans la vallée du Pandjchir. Le faux cameraman Bouraoui el-Ouaer fait exploser la ceinture de TNT scotchée sur son ventre. Sa mort a précédé de deux jours les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis, et les deux événements semblent coordonnés. La République islamique d’Iran entretenait des rapports tendus avec le régime des talibans qui considérait les chiites comme hérétiques. Entre le 9 et le 11 septembre 2001, Mohammad Khatami a informé George W. De façon mieux établie, les deux exécutants ont bénéficié de la complicité d’un groupe islamiste dirigé par Tarek Maaroufi, un Tunisien naturalisé belge, auquel se rattachait notamment Adel Tebourski, un binational franco-tunisien qui fournira les faux passeports et l’argent.

En novembre 2001, Adel Tebourski est arrêté en France pour complicité dans la préparation de l’assassinat de Massoud. Jugé en mai 2005 après trois ans et demi de détention préventive et condamné à six ans de prison, il bénéficie des remises de peine prévues par la loi et il est libéré le 22 juillet 2006. Si Massoud est vénéré comme un saint dans la vallée du Pandjchir où sa tombe fait l’objet d’un pélerinage, et semble être devenu pour les Tadjiks un héros national, beaucoup d’Afghans gardent un souvenir mitigé de lui. De nombreux Hazaras, membres de la deuxième plus importante minorité ethnique d’Afghanistan, ne lui pardonnent pas d’avoir massacré des Hazaras dans le sud de Kaboul où les hommes de Massoud avaient agressé et pillé.

Ahmed Chah Massoud était marié et père de cinq filles et d’un fils. Après sa mort, la famille part s’installer en Iran. Massoud l’Afghan, No Place for Soul, Full Global Racket, 2002. Salutations révolutionnaires, Ministère des Affaires Populaires, Grain d’sel, 2007. A Massoud, Yaelle Cinkey, 9 septembre, 2011.

Une vallée contre un empire, de Christophe de Ponfilly et Jérôme Bony, 1981. Documentaire résistance: la lutte du commandant Massoud, Ariana Films, 1er janvier 1990. Massoud, l’Afghan, de Christophe de Ponfilly, 1998. L’Opium des talibans, de Olivier Weber, 2000. Les Lions du Panshir, de Ken Follett, paru en 1995. Salvatore Lombardo, Lettres à Massoud, Autres Temps éditions, 2000, 96 p. Olivier Weber, Le faucon afghan, Robert Laffont, 2001, 350 p.

De l’islamisme à la liberté, Audibert, 2002, 303 p. Ashmat Froz, Massoud, l’esthète et l’architecte, Transbordeur, 2003. Merhabodin Masstan et Pilar Hélène Surgers, Massoud au cœur, éditions du Rocher, 2003, 467 p. Françoise Causse, Quand la France préférait les taliban – Massoud in memoriam, éditions de Paris, 2004, 222 p. Olivier Weber, Le grand festin de l’Orient, Robert Laffont, 2004, 263 p. Général Philippe Morillon, Le testament de Massoud, Presses de la Renaissance, 2004, 220 p. Salvatore Lombardo, Sur les traces de Massoud, éditions Transbordeurs, 2004, 180 p.

Avec Massoud, Editions du triomphe, 2008. Olivier Weber, La Confession de Massoud, Flammarion, 2013, 190 p. Barry, Massoud: de l’islamisme à la liberté, p. Barry, Michael, Massoud: de l’islamisme à la liberté, p. Massoud: An Intimate Portrait of the Legendary Afghan Leader, Webster University Press, mars 2009, 310 p. Endowment of the United States Institute of Peace, Washington DC.

Fighting Masoud’s War, Melbourne: Lothian, p. D’après l’article de Sophie Shihab, « Les tensions ethniques en URSS _ Violents affrontements au Tadjikistan », Le Monde, 10 février 1990. Journal de l’année, édition 1993, Larousse, p. La caméra qui a tué Massoud avait été volée à Grenoble , sur tempsreel. Xavier Raufer, Atlas de l’islam radical, CNRS Éditions, 2007, p. Yvonnick Denoël, Les guerres secrètes du Mossad, Nouveau Monde éditions, 2014, p. Human Rights Watch, Au nom de la prévention, juin 2007, p.