L’équilibre et la croissance économiques, gérer la croissance douce PDF

Please forward this error screen to 208. L’économie de la Tunisie est inscrite l’équilibre et la croissance économiques, gérer la croissance douce PDF un processus de réformes économiques et de libéralisation à partir de 1986 après trois décennies de dirigisme et de participations de l’État à l’économie.


De plus, la Tunisie est, au même titre que le Maroc, l’un des seuls pays de la région à être entré dans la catégorie des  pays à revenus moyens . Entre 1956 et 1960, presque la totalité des 12 000 fonctionnaires français travaillant pour l’administration tunisienne sont rapatriés. En 1961, les responsables politiques optent pour cette nouvelle stratégie et commencent à élargir le contrôle étatique sur tous les domaines de l’économie. Seul le secteur du tourisme, que les autorités commencent à développer, échappe à une gestion entièrement étatique. Nouira procède également à la création de nouvelles institutions dont le but est de promouvoir le secteur privé, telles que l’Agence de la promotion de l’industrie, avec l’objectif de rationaliser, moderniser et simplifier la politique industrielle.

Toutefois, la structure de l’industrialisation se caractérise par une concentration sectorielle et régionale. La Tunisie est trop dépendante des recettes pétrolières et est pénalisée par son endettement extérieur, grevant les finances publiques qui assurent jusque-là le subventionnement des prix. De plus, elle n’a pas de base productive suffisante pour être en mesure d’absorber le surplus de travailleurs et d’exporter une gamme de produits diversifiée et compétitive. Tunisie à une période marquée par la baisse des recettes pétrolières. L’investissement se dirige principalement vers les industries non-pétrolières.

En outre, entre 1985 et 1986, le prix du pétrole baisse, une série de sécheresses frappe le pays et le salaire des travailleurs diminue. En 1986, la Tunisie connaît sa première année de croissance négative depuis son indépendance. L’un des objectifs du PAS est la cession totale ou partielle de certains services publics au profit de banques ou de groupes privés. La stratégie du programme est mise en œuvre dans les VIIe et VIIIe plans de développement. Le premier de ces plans est mis au point avec la coopération du FMI et de la Banque mondiale. L’objectif principal du plan suivant est d’accroître l’efficacité et de promouvoir les mécanismes du marché. En même temps, le plan est conçu pour surmonter les conséquences sociales et politiques de ses mesures.

Les dépenses publiques sont concentrées aux secteurs de la santé, de l’éducation, du logement et des services. Dès le début des années 1980, le gouvernement considère aussi la privatisation des entreprises étatiques pour mettre fin à leur endettement. Le gouvernement ne lance cependant pas de véritables programmes avant 1987. Ces réformes économiques sont aujourd’hui montrées en exemple par les institutions financières internationales.

Néanmoins, le chômage continue de menacer le développement économique et se trouve aggravé par une population active grandissante. Le processus de mondialisation qui affecte la Tunisie, comme tant d’autres pays en développement, est conçu par le gouvernement comme un  ordre naturel , c’est-à-dire qu’il est obligatoire pour le pays de s’y adapter sous peine de forte dégradation de sa situation économique. Ce phénomène est renforcée par les créances douteuses des banques publiques tunisiennes, encore majoritaires sur le marché, qui pourrait expliquer en partie le niveau modéré bien que croissant des investissements étrangers. On peut ainsi constater que l’ouverture du marché tunisien a remis en cause les bases sur lesquelles le régime politique s’est bâti jusque-là, contraignant celui-ci à adapter ces stratégies pour développer l’économie et assurer l’équilibre social. Articles détaillés : Agriculture en Tunisie et Pêche en Tunisie.

Le programme d’ajustement structurel agricole, lancé en 1986, contribue à la libéralisation des prix et des investissements et à la privatisation progressive des entreprises publiques du secteur. Poulina, le premier groupe privé du pays. En effet, dans les années 1950, le tissu industriel est presque inexistant et les produits qui viennent de France payant un droit de douane faible voire inexistant empêchent la production locale de se développer. Les quelque 550 entreprises du secteur, dont Alcatel-Lucent, Zodiac ou Latécoère investissent ou sous-traitent en profitant d’une main-d’œuvre qualifiée et bon marché. Quatrième fournisseur de l’Union européenne en produits textiles, elle était jusqu’en 2002 le premier fournisseur de la France avant d’être surclassée par la Chine en 2003. Le développement du tourisme remonte aux années 1960 grâce à l’action conjuguée de l’État et de groupes privés. Les retraités constituent également une cible de choix pour les voyagistes.