Jeunes couples africains face aux difficultés de la vie conjugale : L’expérience des autres pour mieux s’engager PDF

Le 6 octobre 2016, le Saint-Père annonçait le thème de la XVème Assemblée Générale Ordinaire du Synode des Évêques : « Les jeunes, la foi et jeunes couples africains face aux difficultés de la vie conjugale : L’expérience des autres pour mieux s’engager PDF discernement vocationnel ». 13 janvier 2017 conjointement avec une « Lettre aux jeunes » du Saint-Père.


Jeunes couples africains face aux difficultés de la vie conjugale est un ouvrage de coaching et de développement personnel. L’auteur n’est ni psychologue, ni conseiller conjugal ; il partage simplement sa propre expérience et celle des autres de façon à ce que ses semblables parviennent à construire le bonheur tant recherché dans la vie de couple. Cet ouvrage invite également la jeunesse à aborder avec sérieux la vie de couple et à faire de celle-ci la priorité des priorités, car c’est de Dieu que vient le couple !

Du 11 au 15 septembre 2017 s’est tenu, en présence de nombreux experts et d’un certain nombre de jeunes, un Séminaire international sur la situation des jeunes qui a aidé à aborder d’un point de vue scientifique la situation des jeunes dans le monde d’aujourd’hui. En premier lieu, on a mis en place un Questionnaire en ligne en différentes langues et traduit par plusieurs Conférences Épiscopales, qui a collecté les réponses de plus de cent mille jeunes. Grâce à plusieurs experts, il a été amplement analysé, attentivement synthétisé et enfin recueilli dans le présent « Instrument de travail » qui a été approuvé par le XIVème Conseil Ordinaire de la Secrétairerie Générale du Synode des Évêques, en présence du Saint-Père. Prendre soin » des jeunes n’est pas une tâche facultative pour l’Église, c’est une part substantielle de sa vocation et de sa mission dans l’histoire. Les jeunes peuvent, par leur présence et leur parole, aider l’Église à rajeunir son visage. Saint-Père l’a explicité dans son introduction de la Réunion Pré-synodale : « Il me vient à l’esprit le splendide Message aux jeunes du Concile Vatican II.

Nous reconnaissons dans le discernement une manière d’être au monde, un style de vie, une attitude fondamentale, et en même temps une méthode de travail, un parcours à accomplir ensemble, qui consiste à regarder les dynamiques sociales et culturelles dans lesquelles nous sommes plongés avec le regard du disciple. Le discernement conduit à reconnaître l’action de l’Esprit et à se régler sur elle, dans une authentique obéissance spirituelle. L’Instrumentum laboris recueille et synthétise les contributions collectées lors du processus pré-synodal en un document structuré en trois parties, qui rappellent explicitement la démarche du processus de discernement indiquée en EG 51 : reconnaître, interpréter, choisir. La première étape est celle du regard et de l’écoute. Elle exige de prêter attention à la réalité des jeunes d’aujourd’hui, en prenant compte la diversité des situations et des contextes dans lesquels ils vivent. La deuxième étape est un retour sur ce qui a été reconnu en recourant à des critères d’interprétation et d’évaluation à partir d’un regard de foi.

Les catégories de référence ne peuvent être que bibliques, anthropologiques et théologiques, exprimées par les mots-clés du Synode : jeunesse, vocation, discernement vocationnel et accompagnement spirituel. Ce n’est qu’à la lumière de la vocation accueillie qu’il est possible de comprendre quels sont les pas concrets que l’Esprit nous appelle à poser et dans quelle direction nous devons aller pour répondre à son appel. Ière partie, nous sommes invités à écouter et regarder les jeunes dans les conditions réelles dans lesquelles ils se trouvent, et à considérer l’action de l’Église à leur égard. Nous nous plaçons d’emblée dans la dynamique lancée par le Pape François lors de sa première rencontre officielle avec les jeunes : « Ce premier voyage est justement pour rencontrer les jeunes, mais les rencontrer non pas isolés de leur vie, je voudrais les rencontrer dans leur tissu social, en société.

Il y a dans le monde environ 1,8 milliards de personnes ayant entre 16 et 29 ans. Elles représentent un peu moins du quart de l’humanité, même si les projections indiquent une baisse progressive de la proportion de jeunes par rapport à l’ensemble de la population. Les situations concrètes dans lesquelles les jeunes se trouvent varient d’un pays à l’autre, comme le mettent en évidence les réponses des Conférences Épiscopales. Le processus de consultation pré-synodale a mis en évidence le potentiel que les jeunes générations représentent, les espoirs et les désirs qui les habitent : les jeunes sont de grands chercheurs de sens et tout ce qui rejoint leur quête de sens pour donner de la valeur à leur vie suscite leur attention et motive leurs efforts. De nombreuses CE non occidentales se demandent comment accompagner les jeunes pour affronter ce changement culturel qui remet en question les cultures traditionnelles, riches au niveau des valeurs de la solidarité, des liens communautaires et de la spiritualité, et elles ont le sentiment de ne pas disposer des outils adaptés. De plus, l’accélération des processus sociaux et culturels augmente la distance entre les générations, même à l’intérieur de l’Église.

Dans ce contexte de changement, la famille continue à représenter une référence privilégiée dans le processus de développement intégral de la personne : sur ce point toutes les voix qui se sont exprimées concordent. Il y a donc un lien profond, qui doit être souligné, entre ce Synode et ceux qui le précèdent immédiatement. Mais les différences significatives ne manquent pas dans la manière de considérer la famille. Les réponses au Questionnaire en ligne montrent que la figure maternelle est la figure de référence privilégiée par les jeunes, tandis qu’une réflexion apparaît nécessaire sur la figure paternelle dont l’absence ou l’évanescence dans certains contextes, en particulier occidentaux, produit ambiguïtés et vides qui malmènent également l’exercice de la paternité spirituelle. D’autre part, dans plusieurs parties du monde, certains jeunes recherchent leur identité en restant attachés à leurs traditions familiales, luttant pour être fidèles aux valeurs ancestrales dans lesquelles ils ont été élevés. Parmi les caractéristiques de notre temps, confirmées par de nombreuses CE et par le Séminaire International ainsi que par de nombreuses analyses sociales, il y a une sorte de renversement dans la relation entre les générations : souvent, aujourd’hui, ce sont les adultes qui prennent les jeunes comme référence pour leur propre style de vie, dans le cadre d’une culture globale dominée par l’insistance individualiste sur le « je ». Plusieurs CE soulignent la valeur fondamentale de l’accueil, de l’amitié et du soutien réciproque qui caractérise les jeunes aujourd’hui.

La jeunesse se caractérise comme un temps privilégié où la personne fait des choix qui déterminent son identité et le cours de son existence. La jeunesse apparait donc non seulement comme une phase de transition qui démarre à l’adolescence et conduit vers l’autonomie et la responsabilité de l’âge adulte, mais aussi comme le moment d’un saut qualitatif, au niveau de l’implication personnelle, dans les relations et les engagements, et de la capacité d’intériorité et de solitude. Les institutions éducatives et les établissements de formation ne sont pas seulement les lieux où les jeunes passent une bonne partie de leur temps, mais aussi et surtout un espace existentiel que la société met au service de leur croissance intellectuelle et humaine, et de leur orientation vocationnelle. Dans de nombreux pays où le système éducatif est insuffisant, l’Église et ses institutions scolaires jouent un rôle fondamental de suppléance, tandis qu’ailleurs elles ont du mal à tenir le rythme des standards qualitatifs nationaux. Il n’y a pas que l’école : comme l’affirme la RP, « l’identité des jeunes est façonnée par des interactions avec d’autres et par le sentiment d’appartenance à des groupes, des associations et des mouvements dans et en dehors de l’Église.

Le passage à la vie active et professionnelle reste d’une grande importance, et la distance qui existe dans certains endroits entre la formation scolaire et universitaire et les exigences du monde du travail le rend encore plus délicat. Les préoccupations sont plus grandes lorsque le chômage des jeunes est particulièrement élevé. Dans les contextes les plus pauvres, le travail acquiert aussi une signification de libération sociale, tandis que le manque de travail est une des causes principales d’émigration à l’étranger. La variété et les différences concernent aussi le contexte religieux dans lequel les jeunes grandissent : il y a des pays où les catholiques représentent la majorité, tandis que dans d’autres ilsersÎÎécutée jusqu̻au martyre. Comme le montrent les recherches sociologiques, le contexte est également varié en ce qui concerne le rapport à la foi et à l’appartenance confessionnelle. Il faut cependant se garder de jugements hâtifs.

Cette approche met l’accent sur la priorité du concret et de l’efficacité par rapport à l’analyse théorique. Face aux contradictions de la société, de nombreuses CE notent une sensibilité et un engagement des jeunes, y compris dans des formes de volontariat, signe d’une disponibilité à assumer des responsabilités et d’un désir de faire fructifier leurs talents, leurs compétences et leur créativité. Le développement durable, social et environnemental, les discriminations et le racisme sont les sujets qui leur tiennent le plus à cœur. En ce qui concerne la promotion de la justice les jeunes soulignent que l’image de l’Église est « dichotomique » : d’une part, elle veut être présente dans les plis de l’histoire à côté des derniers, d’autre part, elle a encore beaucoup à faire pour résoudre des situations, même graves et répandues, de corruption, qui lui font courir le risque de se conformer au monde au lieu d’être porteuse d’une alternative qui s’inspire de l’Évangile.