Guide poche des urgences PDF

Dans une précédente tribune sur Le Plus, Faustine Karel racontait comment elle avait commencé se guide poche des urgences PDF alors qu’elle était étudiante. Récit de sa rencontre avec « F.


En situation d’urgence, il est nécessaire d’avoir a sa disposition des outils maniables et immédiatement disponibles. Le  » Guide poche des urgences  » a été conçu dans cette optique et rassemble sous forme synthétique une foule d’informations utiles au quotidien pour la prise en charge des urgences. Il offre : Des orientations diagnostiques à partir des principaux motifs de consultation (céphalées, hémorragie digestive, traumatisme crânien…) ; Des protocoles thérapeutiques concernant plus de 140 pathologies ; Un mode d’emploi des médicaments de l’urgence ; Des scores, échelles, classifications… et la correspondance des médicaments en Belgique, Suisse et Canada ; Des modèles de certificats et des indications pratiques concernant les problèmes médico-légaux ; Un lexique français-anglais. Cette 2e édition, mise à jour et enrichie, est indispensable pour tous les praticiens confrontés à des situations d’urgence

En ces temps d’insouciance étudiante où je résidais à proximité du Sénat, ma curiosité m’a conduite à assister aux assises de la prostitution qui s’y déroulaient en 2010. Parlons un peu des vrais dangers, et notamment de F. D’un coup, je me suis sentie isolée et sans courage. Le soir de ma rencontre avec F. Un prétendant dont le niveau de grammaire et d’orthographe n’avait d’égal que celui d’un enfant de dix ans m’avait sollicitée suite à la lecture de mon annonce.

Au risque de paraître présomptueuse, je ne prenais habituellement pas la peine de répondre aux hommes incapables d’utiliser à bon escient le correcteur orthographique de Word. Pour une raison qui m’échappe, je lui ai tout de même communiqué mon numéro de téléphone. 27 ans et venait de se faire quitter par sa belle, peu après le décès de son père. Malgré une diction des plus douteuses, je décidais, en bonne poire empreinte d’empathie, d’aider ce jeune homme manifestement bourré de problèmes d’estime de soi. J’acceptais donc de sacrifier un peu de mon sommeil afin de lui faire passer une agréable soirée.

Dans son appartement bordélique, je découvrais un homme plutôt moche, osons le mot, dont le style m’évoquait un dealer des années 90. Néanmoins, je me suis interdit de commettre le moindre délit de sale gueule, parce qu’il me semblait être un brave gars. C’était là ma première grosse boulette. Cet homme m’avait prise au dépourvu, tard dans la soirée, pour une rencontre quasi-instantanée. Je n’avais pas discuté préalablement avec lui autour d’un café, comme je le faisais en temps normal. Sans me laisser exposer mes pratiques et tabous, il m’a saoulée au champagne et m’a sauté dessus. Presque par politesse, je n’ai pas osé lui demander de me régler en début de rencontre, comme j’avais l’habitude de le faire.

Pendant des heures, je me suis faite malmener par un goujat, qui m’a utilisée comme une vulgaire poupée gonflable, sans respecter mes volontés. Vers trois heures du matin, je me suis hasardée à lui demander de me régler. Il a appelé un taxi et m’a tendu un chèque, sur lequel figurait le nom de F. Ne nous mentons pas : j’ai bien vu venir le traquenard. Même ivre, on ne me la fait pas. Seulement, je n’ai pas trouvé le courage de protester alors que j’étais seule et nue, chez un inconnu, en pleine nuit. Le lendemain, j’ai malgré tout encaissé le chèque.