Genre et rapports sociaux de sexe PDF

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. Elle y utilise le concept de  rôle sexué  qui distingue pour la première fois le rôle social et le sexe. Cependant, le terme  genre  est à l’époque utilisé en un sens radicalement opposé à celui qui nous est connu aujourd’hui. Il genre et rapports sociaux de sexe PDF avant tout à la construction d’études normatives sur des sujets relatifs à la sexualité comme le montre le cas de John Money contre lequel se sont construites les études moderne sur la question du genre.


Le mouvement des femmes a été à l’origine d’une effervescence théorique qui s’est traduite par la production d’un corpus de concepts extrêmement riche. Par exemple ceux de patriarcat, de mode de production domestique, de travail domestique, de travail productif et reproductif et de division sexuelle du travail, sans compter ceux de sexe social, sexage ou classe de sexe. Par ailleurs, les concepts de genre et de rapports sociaux de sexe se sont inscrits durablement dans le paysage. De nombreuses théoriciennes qui se reconnaissent dans le courant matérialiste cherchent à penser lest rapports entre les sexes en privilégiant leurs fondements matériels, notamment économiques, sociopolitiques, voire physiques sans négliger pour autant les dimensions symboliques. La manière dont la séparation et la hiérarchisation entre hommes et femmes sont produites se trouve au coeur de leurs réflexions. Ces élaborations ont permis de rompre avec l’idéologie de la complémentarité « naturelle » des sexes, de penser les rapports antagoniques entre le groupe des hommes et celui des femmes dans le but de les transformer. C’est à la présentation de ce corpus de concepts qu’est consacré le présent volume. L’objectif est de rendre compte de la diversité, de la richesse et des limites des analyses produites ainsi que de rappeler quelques-uns des débats, controverses et divergences qui ont traversé le mouvement des femmes.

Brenda-David refuse la vaginoplastie et se fait de nouveau opérer pour redevenir un garçon. Scott, une des pionnières de l’histoire du genre. 1970, les féministes reprennent le concept de genre dans une perspective critique. Judith Butler a proposé des analyses du caractère performatif du genre. Le mot  genre  introduit en France par l’historienne Joan W.

Scott en 1988 fait débat, et les chercheuses utilisent une terminologie très variée pour désigner le contenu de leurs études, parlant d’études sur les femmes, féminines, féministes ou encore de rapports sociaux de sexe, de discriminations, etc. 1990, Judith Butler développe la notion de performativité dans les analyses de genre : les actes et les discours des individus non seulement décrivent ce qu’est le genre mais ont en outre la capacité de produire ce qu’ils décrivent. Pour Butler, c’est le genre qui construit le sexe : s’il existe des différences biologiques, elles ne sont pas en elles-mêmes significatives. Par ailleurs, les études de genre sont aujourd’hui sous le feu des critiques de  masses de citoyens français  qui considèrent, qu’elles constituent une attaque contre la famille traditionnelle.

Cet argument aurait été central dans les manifestations de 2012 et 2013 contre le  mariage pour tous . En effet, les études sur le genre sont uniquement reliées par un objet de recherche commun, porté par ses propres revues savantes, associations, diplômes, manuels de références, etc. Bruno Perreau tempère toutefois cette vision : si les études de genre sont uniquement définies par un objet commun, elles risquent alors de réifier cet objet plutôt que de le mettre en question, ce que notait déjà Joan W. Bruno Perreau rappelle également l’importance de la théorisation du genre dans la constitution de ce champ d’études. L’idée issue des premières travaux sur le genre et le langage des sociolinguistiques américaines selon laquelle les hommes et les femmes ne parlent pas la même langue est mis à mal par l’anthropologie linguistique et culturelle dans les années 1970. Robin Lakoff avec son ouvrage Language and women’s place, publié en 1975 marque la naissance des études sur le genre et le langage aux États-Unis.

Dans le même temps, de nombreux travaux francophones analysent le sexisme de la langue française. Des travaux féministes questionnent les liens entre langue, sexage, sexisme et sexualité. Des travaux de sémiologie, de sémantique, de lexicologie mettent au jour les dissymétries lexicales, les désignations péjorantes des femmes, l’occultation des femmes par le masculin dit  générique . Article connexe : Différences de genre en psychologie humaine. La psychologie évolutive, dérivant du darwinisme, considère que les différences de comportement entre femmes et hommes sont dues à la pression de l’environnement sur les gènes, ce qui expliquerait les comportements plus agressifs attendus chez les hommes plutôt que chez les femmes. Selon l’approche cognitive développementale de Lawrence Kohlberg, les enfants apprennent à connaître les stéréotypes de genre à partir de leur environnement. Article connexe : Différence des sexes en psychanalyse.

Article connexe : Comparaison biologique entre la femme et l’homme. En 2013, le biologiste William Reville réfute dans une tribune la théorie de la construction sociale des comportements. Des recherches ultérieures arrivent à des constats similaires. En 2017, la plus grande étude sur le sujet, réalisée sur 2 750 femmes et 2 466 hommes, montre que si les cerveaux masculins et féminins sont en majeure partie similaires, il existe néanmoins des différences importantes.

Certains universitaires voient dans les études de genre une recherche biaisée. Pour la sociologue Helen Lindberg, les quatre théories sociales féministes qu’elle a étudiées ne sont pas idéologiquement neutres et peuvent donner une vision biaisée de la société. Sous de faux noms, deux chercheurs réussissent à faire publier dans une revue académique un papier volontairement dénué de sens logique, arguant que le pénis est une construction sociale et qu’il est la cause du réchauffement climatique, tout en citant des sources inexistantes ou non vérifiées. Dans la trajectoire qu’elle décrit, le pouvoir critique d’un terme a été domestiqué : il s’est perdu, dès lors que les études de genre devenaient pour beaucoup simplement le moyen de s’appuyer sur des conceptions fondées sur l’évidence du genre pour décrire et analyser son fonctionnement social.