Femmes et pouvoir PDF

Les salons littéraires sont une forme spécifiquement française de société qui réunit mondains et amateurs de beaux-arts et de bel esprit pour le plaisir de la conversation, des lectures publiques, des concerts et de la bonne chère. Catherine de Médicis ou chez les derniers Valois. Derrière l’apparence légère de ces aristocrates, modernes et intellectuelles qui bousculent les conventions sociales de leur époque apparaissent des intellectuelles qui ouvrent aux plus grands esprits de leur temps leurs salons où se mêlent personnalités politiques, lettrés et scientifiques des deux sexes et de femmes et pouvoir PDF conditions. Précieux et Précieuses s’efforcèrent d’imiter l’hôtel de Rambouillet.


Elle a été honorée, visitée et régalée de toutes les personnes les plus considérables, sans en excepter les plus grands princes et les princesses les plus illustres Toutes les muses semblaient résider sous sa protection ou lui rendre hommage, et sa maison était une académie d’ordinaire. Balzac, Malherbe, Beautru, fréquentèrent surtout cette maison et, parmi les grands personnages qui témoignèrent leur estime à Marie Bruneau des Loges, on remarqua le roi de Suède, le duc d’Orléans et le duc de Weimar. Madeleine de Scudéry qui prit de l’importance. Dans les réunions, qui avaient lieu le samedi, on tenait des conversations galantes et raffinées. Une autre réunion se tenait chez la marquise de Sablé, quand elle se fut retirée au haut du faubourg Saint-Jacques pour habiter un appartement dépendant du monastère de Port-Royal.

Maine ouvert dans son château de Sceaux où elle accueillait les écrivains et les artistes mais donnait également des fêtes de nuits costumées. Malézieu et l’abbé Genest présidaient aux divertissements littéraires que la duchesse offrait à ses habitués dont les plus fidèles composaient  l’ordre de la Mouche à miel , que des courtisans spirituels avaient imaginé en son honneur. Dans le même temps, le salon de la Anne-Thérèse Courcelles, marquise de Lambert, plus grave et fréquenté en partie par les mêmes écrivains, s’ouvrit en 1710 et ne se ferma qu’en 1733. On y voyait surtout, avec Fontenelle et Houdar de la Motte, l’abbé Mongault, le géomètre Dortous de Mairan, l’abbé de Bragelonne et le président Hénault. Louise d’Épinay, de Quinault Cadette et de Doublet de Persan. Il existe encore à cette époque plusieurs expressions pour désigner ce qu’on appellera plus tard  salons littéraires . La sociabilité des temps pré-révolutionnaires et révolutionnaire s’articule autour de ces lieux d’influence dont la caractéristique commune, contrairement aux clubs et académies de jeu qui apparaissent avec les loges maçonniques, est de cantonner exclusivement dans la sphère privée.

Calonne, Necker, Loménie de Brienne, Mademoiselle Clairon pour ne citer qu’eux, ont bien souvent, sous Louis XVI, été au centre de ces discussions de  salon . Sénac de Meilhan ou l’abbé Morellet sont les contemporains qui ont peut-être le mieux envisagé cette dimension généralement escamotée. Chamfort, Rivarol, La Harpe, Beaumarchais, etc. Parmi ces lieux dont l’importance politique ne peut échapper, on distingue, selon ce qu’on met derrière les mots, les cercles  révolutionnaires  et  contre-révolutionnaires . Les écrivains hantent tous ces  salons  si importants pour l’histoire des idées, et toutes les sensibilités sont représentées.