DISCOURS SOCIAL DE L’EGLISE CATHOLIQUE (LE) EN FRANCE (1891-1992) PDF

En 2004, elle fait l’objet d’une synthèse systématique et exhaustive, sous la forme d’un Compendium de la doctrine sociale de l’Église, à l’initiative du conseil pontifical Justice et Paix. Elle est une catégorie  en soi  destinée à guider la conduite de la personne. Elle DISCOURS SOCIAL DE L’EGLISE CATHOLIQUE (LE) EN FRANCE (1891-1992) PDF situe à la rencontre de la vie et de la conscience avec les situations du monde.


Elle se manifeste dans les efforts accomplis par les individus, les familles, les agents culturels et sociaux, les politiciens et les hommes d’État pour lui donner sa forme et son application dans l’Histoire. Elle n’a pas été pensée depuis le commencement comme un système organique, mais s’est formée au cours du temps, à la suite de nombreuses interventions sur les thèmes sociaux. Ceci explique le fait qu’il y ait pu y avoir certaines oscillations quant à sa nature, sa méthode et sa structure épistémologiques. 87 et 88 in Cardinal Martino, Compendium de la DSE, op.

Pères de l’Église et Grands Docteurs. Ce patrimoine a constitué une tradition plus qu’un corpus de doctrine dans laquelle – bien que sans interventions directes et explicites au niveau magistériel – l’Église s’est peu à peu reconnue. Les structures sociales séculaires sont bouleversées par la révolution industrielle, ce qui souleve de graves problèmes de justice et pose la première grande question sociale, la question ouvrière, dans le cadre de relations devenues conflictuelles entre capital et travail. Dans ce nouveau contexte, l’Église ressent la nécessité d’intervenir d’une nouvelle façon. Ils ont un caractère général et fondamental dans la mesure où ils concernent la réalité sociale dans son ensemble, dans son universalité de sens, dans la durée et dans le temps. Ils doivent être appréciés dans leur caractère unitaire, dans leur connexion et leur articulation. L’attention donnée à chaque principe ne doit pas conduire à une articulation partiale et erronée qui intervient lorsqu’on l’invoque comme s’il était désarticulé et séparé de tous les autres.

Ils constituent la première articulation de la vérité de la Société, par laquelle toute conscience est interpellée et invitée à agir en interaction avec chaque autre conscience, dans la liberté, dans une pleine coresponsabilité avec tous et à l’égard de tous. Elle doit être le sujet, le fondement et la fin de toutes les actions sociales : la personne ne peut jamais être exploitée. La société doit se mettre à son service. Elle peut aussi exiger beaucoup de ses membres, mais ne jamais se servir d’eux. Le devoir du plus fort de protéger le plus faible s’inscrit dans cette logique ainsi que la protection de la famille, lieu de croissance de la personne humaine, de l’enfant protégé par ses parents.

Le principe personnaliste se concrétise dans la promotion de la dignité humaine à tous les niveaux, contre tout type de discrimination économique, politique, linguistique, raciale, religieuse, etc. Aussi l’ordre social et son progrès doivent-ils toujours tourner au bien des personnes, puisque l’ordre des choses doit être subordonné à l’ordre des personnes et non l’inverse . Le respect de la dignité humaine ne peut en aucune façon ne pas tenir compte de ce principe : il faut  que chacun considère son prochain, sans aucune exception, comme  un autre lui-même , tienne compte avant tout de son existence et des moyens qui lui sont nécessaires pour vivre dignement . L’égalité humaine est fondée avant tout par les lois naturelles qui englobent chaque individu, chaque être humain, chaque cellule qui fait partie du ciel et de la terre de l’univers, à l’image de l’Église, chaque individu vient de manière égale.

Beaucoup de comportements cyniques ou simplement irréfléchis ont conduit à la perte du sens d’une destinée commune, à commencer par l’affirmation selon laquelle chacun n’a de comptes à rendre qu’à lui-même en oubliant que les droits n’ont de sens qu’en lien avec des responsabilités. Lorsque le sens de l’existence ne passe plus par le lien à autrui, la perception même de l’intérêt général est brouillée. Dieu lui-même qui a créé la terre et l’homme, et qui a donné la terre à l’homme pour qu’il la maîtrise par son travail et jouisse de ses fruits. Dieu a donné la terre à tout le genre humain pour qu’elle fasse vivre tous ses membres, sans exclure ni privilégier personne. C’est l’origine de la destination universelle des biens de la terre. La mise en œuvre concrète du principe de la destination universelle des biens, selon les différents contextes culturels et sociaux, implique une définition précise des modes, des limites et des objets.

Ce principe a par exemple été invoqué par le pape Pie XII pour mettre en avant un droit naturel à l’émigration, dans sa constitution Exsul familia :   la migration atteint son objectif naturel, ainsi que le montre l’expérience. Cela dit, la tradition chrétienne n’a jamais reconnu le droit à la propriété privée comme  absolu ni intouchable . Au contraire, elle l’a toujours entendu dans le contexte plus vaste du droit commun de tous à utiliser les biens de la création entière . Article détaillé : option préférentielle pour les pauvres. L’option préférentielle pour les pauvres correspond à un cas de mise en œuvre et d’application concrète du principe de destination universelle des biens. Venez les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume qui vous a été préparé depuis la fondation du monde.