De la paix aux résistances: Les protestants en France (1930-1945) PDF

Ryswick fait confirmer en 1697 le fait que la France possède les quatre cinquièmes de l’Alsace. La réforme administrative de la paix aux résistances: Les protestants en France (1930-1945) PDF la disparition de la province d’Alsace remplacée par deux départements, le Bas-Rhin et le Haut-Rhin, et un seul diocèse, celui de Strasbourg. Vers un retour de l’Alsace institutionnelle? L’historien Georges Bischoff affirme que l’Alsace est une création française, sur les plans géographique et historique.


Résister. Par les mots et dans l’action ; avec ou sans armes. C’est ce que firent les protestants français au cours de la Deuxième Guerre mondiale, après avoir pris leurs distances à l’égard du pacifisme et de certaines équivoques du régime de Vichy.
Forts de leur connaissance de la situation religieuse allemande et de leurs liens privilégiés avec des figures de la résistance spirituelle, dont le théologien Karl Barth, ils se montrèrent lucides face au nazisme. Et, forts de leur mémoire huguenote, ils se rangèrent parmi les premiers défenseurs des juifs. Pourtant, à leur tête, et parmi d’autres pasteurs ou membres des classes dirigeantes, Marc Boegner tarda à s’éloigner d’un maréchal Pétain auquel le liait une connivence initiale.
En suivant l’engagement de ces hommes et de ces femmes, Patrick Cabanel retrace l’histoire de cette minorité sentinelle qui tenta d’alerter la France puis de se tenir aux côtés des nouveaux persécutés, dans les camps de Vichy comme dans les terres de refuge.

 

Patrick Cabanel est directeur d’études à l’École pratique des hautes études. Il s’est particulièrement intéressé à la IIIe République et au protestantisme à propos desquels il a écrit de nombreux ouvrages de référence, dont Histoire des protestants en France (Fayard, 2012).

Les héritiers du duc Albert, lointain dux Alisatiae en 700, reprennent, longtemps après leur soumission aux Carolingiens, le comté de Sundgau en 850. Alsace n’est plus qu’une dénomination écrite historique, surtout connue des scribes et des partisans étichonides. Le partage de l’Empire carolingien entre les trois fils de Louis le Pieux, en 843, attribue ses principaux comtés au royaume de Lothaire. En 900, Hughes, se prétendant dernier héritier d’Etichon, se dénomme comte d’Alsace et de Ferrette. Mais ce titre honorifique n’a aucune réalité officielle.

Ils sont promus par les clercs et les orateurs prêcheurs pour désigner autant l’espace mythique de ce duché mérovingien évanoui que les vertus des terres d’accueil ou contrées hospitalières, où se mêlent les étrangers libres et les populations déplacées. Le nom Alsatia devenu Alsace dans les grimoires historiographiques et géographiques français n’est ensuite employé que par les occupants militaires français, à l’époque moderne. Au Paléolithique moyen, les Néandertaliens étaient présents dans la vallée de la Bruche. Mutzig Ils se sont également installés à Mutzig, dans un abri-sous-roche s’ouvrant sur des terrasses gréseuses du massif du Felsbourg. Des outils, des vestiges fauniques, des foyers et de nombreux niveaux cendreux indiquent une implantation de longue durée.

Interprétations L’apport de ces stations à la recherche préhistorique est important. Un approvisionnement local et de moyenne distance en roches autres que le silex est dominant dans l’industrie lithique néandertalienne du val de Bruche. D’autres sites où des restes préhistoriques ont été retrouvés se situent aux alentours de Ferrette, de Bollwiller, d’Eguisheim et dans la grotte d’Oberlag dans le Sundgau. Ces tribus s’étendent jusqu’aux alentours de Mulhouse en délaissant les abords marécageux de l’Ill et du Rhin. Alsace en provenance des Balkans, ou des pays danubiens.

Avec le retrait des glaciers, l’agriculture et l’élevage se développent et pour cela l’homme va rechercher des terres fertiles comme les terres à Lœss de l’Alsace moyenne dans le Kochersberg ou le Sungau. Des cités lacustres se développent aussi sur les cours d’eau. Le  Néolithique final  est marqué par des mouvements guerriers comme le montre les pointes de flèche et les poignards retrouvés non loin de Riedisheim ou d’Eguisheim. La civilisation du Michelberg n’est pas le résultat de nouvelles migrations mais le résultat d’influences commerciales et culturelles diffuses. Helvétie, mais provenant en fait du midi méditerranéen.