De la Contagion de l’érysipèle PDF

La lèpre fut longtemps incurable et très mutilante, entraînant en 1909, à la demande de la Société de pathologie exotique,  l’exclusion systématique des lépreux  et leur regroupement dans des léproseries comme mesure essentielle de prophylaxie. Tapisserie représentant Vespasien atteint de la lèpre, Hospices de Reims, v. La lèpre, réalité pathologique, était remplie d’un imaginaire morbide qui de la Contagion de l’érysipèle PDF activement à sa représentation et à sa perception, imagination qui illustre ce qu’inspirait cette maladie et inspire encore de nos jours. Bible était devenue la base de la connaissance.


De la Contagion de l’érysipèle, par le Dr L. Blin,…
Date de l’édition originale : 1879

Ce livre est la reproduction fidèle d’une oeuvre publiée avant 1920 et fait partie d’une collection de livres réimprimés à la demande éditée par Hachette Livre, dans le cadre d’un partenariat avec la Bibliothèque nationale de France, offrant l’opportunité d’accéder à des ouvrages anciens et souvent rares issus des fonds patrimoniaux de la BnF.
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Les chapitres XIII et XIV du Lévitique sont entièrement consacrés à la lèpre et regroupent diverses parties faisant référence à l’examen des lépreux, aux dispositions qu’il faut prendre vis-à-vis d’eux ainsi que le rituel de purification du malade. En premier lieu, un prêtre devra diagnostiquer la lèpre en observant l’aspect de la peau, les éventuelles taches présentes sur celle-ci ainsi que la pilosité du potentiel malade. Donc le lépreux apparaissait comme un être vivant, mais qui possédait les caractéristiques physiques d’un mort en état de décomposition. Ainsi sa mort sociale et son exclusion n’étaient que l’expression de son apparence qui évoquait la mort physique. La lèpre est connue depuis l’Antiquité. Les premières descriptions datent de 600 ans av. On la retrouve dans les civilisations antiques en Chine, en Égypte et en Inde.

On a d’ailleurs longtemps cru à une origine asiatique. Elle serait arrivée en Afrique de l’Ouest avec les explorateurs nord-européens, puis l’esclavage l’aurait disséminée dans les Caraïbes et l’Amérique du Sud. Si ces facteurs avaient favorisé l’expansion de la maladie, pour que celle-ci ait autant sévi et se soit implantée pendant près de 1 500 ans, il a fallu des conditions locales particulièrement favorables à la maladie : tout d’abord une mauvaise hygiène, le déversement des ordures sur la route permettant aux animaux errants de s’en approcher et s’en nourrir, des habitations mal construites ne laissant pas la possibilité d’aérer correctement l’intérieur et de chasser l’humidité. En 583, le Concile de Lyon interdit le voyage aux lépreux afin d’éviter que la maladie se propage et stipule que les lépreux doivent être séparés du reste de la communauté et considérés comme étant morts. En 757, en France, à Compiègne, un parlement décide que si dans un couple marié l’un des deux conjoints est lépreux, il est permis à l’autre de se remarier en toute bonne conscience. En France, les lépreux pouvaient être appelés caquins ou cacous et devaient habiter à l’écart des villages dans des  caquineries . Lépreux sonnant sa cloche pour avertir les passants.

Avant d’arriver à l’exclusion pure et simple du lépreux, un certain nombre d’éléments sont requis. En premier lieu, la personne soupçonnée d’avoir contracté la maladie est convoquée pour un examen minutieux. La dernière halte se fait dans l’établissement des lépreux, la léproserie, où on lui lit les  défenses , c’est-à-dire le règlement qu’il doit à présent suivre en tant que lépreux, et les interdits qu’il doit jurer sur l’Évangile de respecter. Il devra se promener avec l’habit du lépreux afin que tous le reconnaissent, il ne devra pas toucher les arbres ou autres plantes sans le port de gants, il ne devra plus recevoir d’autre compagnie que les autres lépreux, etc.

De plus, l’exclusion du lépreux devait être prononcée officiellement, donc si le malade pouvait cacher les symptômes de sa maladie, alors il pouvait continuer en cachette à vivre normalement avec sa famille, ainsi retardant le plus possible le jour de son exclusion, mais laissant libre cours à la contagion. Juifs et la condamnation de l’homosexualité. Ils étaient considérés comme porteurs de la lèpre et donc contagieux, en continuité avec l’exclusion médiévale du lépreux. Dès le haut Moyen Âge, grâce aux textes de l’Antiquité, les symptômes majeurs de la maladie avaient pu être identifiés. Victimes de la lèpre recevant la parole d’un évêque. Omne Bonum, de James le Palmer, Londres, 1360-1375.

La perte osseuse nasale était grave et les dents tombaient toutes. Les enfants étaient plus atteints que les adultes, et les plus pauvres également. Ce modèle de transmission des maladies n’exclut pas que les médecins du Moyen Âge acceptaient la possibilité d’une transmission d’homme à homme. La lèpre était considérée comme une maladie de l’âme résultant d’une punition de Dieu en conséquence des péchés commis, donc la contagion de la maladie était tout d’abord pensée comme une contagion des péchés par les théologiens. Plusieurs pratiques thérapeutiques pour lépreux étaient utilisées, sans réels fondements scientifiques et toujours avec une forte empreinte religieuse.

Tout d’abord, comme dit précédemment, leur vêtement comportait sur l’une des épaules un morceau de drap rouge. Julien, sa femme dans un bateau et le Christ avec la figure d’un lépreux recouverte d’un capuchon et d’une tunique. Dans un autre manuscrit de la même bibliothèque, l’on voit un lépreux se faire guérir par Jésus et donc laissant tomber son instrument en symbole de sa guérison. Tout d’abord, l’exclusion des lépreux dans les léproseries s’était avérée insuffisante, car certains lépreux fuyaient la léproserie où ils étaient mal traités.

Ou encore, pour essayer de retarder au plus tard leur exclusion, les malades essayaient de cacher leurs symptômes le plus longtemps possible en restant chez eux. En 1873, le Norvégien Armauer Hansen découvre le bacille responsable de cette maladie. Carte de répartition des cas de lèpre en 1891. L’ Institut central de la Lèpre  est inauguré à Bamako en 1935. 1990, plus de 12 millions d’individus ont été guéris de la lèpre. La lèpre n’est plus un problème de santé publique mondiale puisque sa prévalence mondiale est actuellement inférieure à 1 cas pour 100 000 habitants.

La lèpre est due à une infection par la bactérie Mycobacterium leprae. Mycobacterium leprae peut également être présente dans le sol. La transmission de Mycobacterium leprae est mal connue. Elle remonte souvent à l’enfance par inhalation de  postillons  d’un lépreux contagieux. Tous ces modes impliquent les contacts étroits et durables d’une promiscuité de type familial.