Croissance Economique et Développement Financier: Eléments d’analyse théorique et empirique PDF

En économie, l’avantage comparatif est le concept principal de la théorie traditionnelle du commerce international. David Ricardo en 1817 dans ses Principes de l’économie politique et de l’impôt. Généralement à la base de l’enseignement de l’économie croissance Economique et Développement Financier: Eléments d’analyse théorique et empirique PDF, cette théorie vieille de deux siècles n’a pas de réfutation formelle. La démonstration de David Ricardo est un exercice relativement simple.


La présente thèse analyse la relation entre la finance et la croissance. D’abord nous montrons que la relation entre le développement financier et la croissance peut être caractérisée par des équilibres multiples. Ensuite, nous trouvons que l’équilibre financier est préférable à l’équilibre non financier. Enfin, nous montrons que l’allocation des ressources productives dans le secteur financier accroît son efficacité et améliore la croissance économique. L’évaluation empirique a permis de montrer dans un premier temps que le développement financier est positivement associé à la croissance. Aussi, l’instabilité financière n’affecte la croissance économique qu’à court terme. Quant à la causalité entre les deux variables, elle est marquée par une relation réciproque aussi bien dans les pays développés, qu’en développement. Enfin, nous montrons que la relation entre le développement financier et la croissance est non linéaire ; ce qui valide les résultats théoriques obtenus à travers les équilibres multiples. Cette non linéarité peut dépendre non seulement des paramètres structurels, mais aussi des politiques économiques mises en oeuvre.

Elle répond cependant à de nombreuses hypothèses, explicites ou implicites, qui la rendent contestable. Depuis 1817, les économistes se sont donc attachés à lever ces hypothèses, compliquant et enrichissant la théorie. La validation empirique de cette dernière a, elle aussi, impliqué une complexification de ses postulats et de ses éléments. Bien que ces travaux aient toujours confirmé les résultats de Ricardo, ils en ont précisé certains aspects, et, ce faisant, ont levé de nouvelles problématiques. D’après la théorie des avantages comparatifs, lorsqu’un pays se spécialise dans la production pour laquelle il est, comparativement à ses partenaires, le plus avantagé ou le moins désavantagé, il est alors assuré d’être gagnant au jeu du commerce international.

Dans un monde simplifié, composé de deux pays produisant deux biens, si le pays A doit renoncer à 3 unités du bien x pour produire une unité supplémentaire du bien y, tandis que le pays B doit renoncer à seulement 2 unités du bien x pour produire une unité de y, alors chaque pays s’enrichira si A se consacre à la production de x tandis que B se spécialise dans celle de y. Conformément à la démonstration de David Ricardo, la spécialisation des pays en fonction de leurs avantages comparatifs et leur intégration au commerce mondial est profitable à chacun d’entre eux. Cette nuance pose la question des finalités politiques de l’État : accroître la richesse nationale ou protéger certains groupes d’individus, parfois les plus démunis, parfois les plus riches, souvent certaines industries à des fins électorales. Par ailleurs, le développement économique des pays partenaires, lorsqu’il occasionne la perte d’un avantage comparatif, peut, théoriquement, réduire le gain à l’échange sans toutefois remettre en cause son existence. Cette assertion très récente fait l’objet de critiques sur le plan théorique et empirique.

Du point de vue empirique, la théorie de l’avantage comparatif peine à expliquer certains flux commerciaux. La théorie des avantages comparatifs, bien que relativement simple, est souvent incomprise, et cela même par une partie des élites intellectuelles. Face à cette incompréhension fréquente, les économistes s’ingénient depuis un demi-siècle à trouver des façons toujours plus simples de faire comprendre la théorie de l’avantage comparatif. Dans cette vulgarisation à outrance, Paul Samuelson imagine un avocat qui fait tout mieux que sa secrétaire, et explique qu’évidemment cette dernière ne sera pas licenciée pour autant. David Ricardo avance que le libre-échange est profitable en toute condition et pour toutes les nations. Cette idée s’oppose avec la pensée dominante de l’époque.