Couleur et culture : Usages et significations de la couleur de l’Antiquité à l’abstraction PDF

Sauter à la navigation Sauter à la recherche Le symbolisme des nombres concerne la capacité humaine à interpréter les nombres par analogie, comme porteurs de sens et de valeurs hors de leur fonction de calcul. Les sciences humaines n’en ont pas moins exploré couleur et culture : Usages et significations de la couleur de l’Antiquité à l’abstraction PDF associations mentales issues de cette abstraction. La définition du nombre est un problème ardu de philosophie des mathématiques.


Un livre qui expose de façon extraordinaire une vaste gamme de thèmes […]. Gage fait preuve d’une érudition stupéfiante. Il semble avoir tout lu : non seulement tout ce qui a été écrit spécifiquement sur la couleur mais, par exemple, tout ce qui concerne la couleur dans les théologies médiévale, latine et byzantine, ou chez Dante, que sais-je encore ! J’ai rarement appris autant à la lecture d’un livre […]. Quiconque s’intéresse à la peinture doit impérativement étudier cet ouvrage. Arthur Danto – The London Review of Books. Riche en informations passionnantes, qui ont nécessité trente ans de travail, cet ouvrage suscite l’engouement. […] On doit être reconnaissant à Gage de l’extrême attention qu’il a portée à l’influence des doctrines  » hérétiques  » de Goethe et surtout de la façon dont il a exposé la théorie et la pratique picturales au XIXe siècle, de Delacroix à Seurat, et, en particulier, à Van Gogh. Sans oublier sa capacité à nous éclairer sur les répercussions complexes des diagrammes chromatiques d’Ostwald sur les peintres du XXe siècle en Europe et aux Etats-Unis. Sir Ernst Gombrich – The Burlington Magazine

Cette difficulté empêche la délimitation entre ce qui appartient proprement au nombre, et ce qu’on lui associe. La langue grecque les distingue parfois par le vocabulaire : un, deux, trois, quatre, cinq, dix. Selon Ernst Cassirer, la notion de nombre est une forme symbolique, c’est-à-dire une activité par laquelle l’esprit humain rend son environnement intelligible. Cette propension à compter, l’organisation de la perception en ensembles dénombrables, puis l’évolution d’une connaissance fondée sur la mesure, orientent l’action et la perception. Les nombres, en ce qu’ils s’appliquent à toute sorte d’objet, relient par analogie tout ce qui peut être compté, mesuré ou calculé.

L’action d’évaluer transforme la perception des choses auxquelles elle s’applique. Les nombres supportent collectivement, de la sorte, toutes les associations symboliques du dénombrage et de la mesure. Du point de vue pragmatique, tous les usages rhétoriques des nombres sont valides. Par symbolisme des nombres, on entend la capacité qu’a un nombre de désigner autre chose que lui-même.

Le symbolisme des nombres concerne donc leur capacité à représenter : non seulement à désigner ou signifier des êtres ou des pensées, peut-être à agir, influencer, activer les esprits ou les choses, mais encore à être interprétés de façon plus ou moins profonde, multiple, pertinente. La symbolique des nombres concerne le système signifiant des nombres. La symbologie est la théorie des symboles. Elle étudie leurs fonction, structures, types, histoire, sociologie, etc. Rigoureusement parlant, un chiffre est un élément d’un système de numération.

Un chiffre est un nombre entier, inférieur à la base du système, qui désigne la quantité de la quantité à laquelle il s’applique. Par exemple, en français de France, 80 se dit quatre-vingt, reste d’une numération de base vingt existant autrefois. Dans cette expression quatre désigne la quantité de vingt. Plus avant, les sciences ont élaboré une notion du nombre plus abstraite que celles issues du dénombrement ou de l’ordonnancement. Au delà de leur usage mathématique, les noms de ces nombres les associent à un réseau symbolique, particulièrement quand les métaphores que les mathématiciens ont choisies pour les nommer sont riches. La symbolique des chiffres porte sur les signes qui servent à écrire les nombres.