Capitalisme, désir et servitude PDF

Réunion de travail COMMUNS ET NOUVELLE PUISSANCE PUBLIQUE, du 14 janvier, en vue de la journée de travail du 30 au TGP de Saint-Denis. Ses objectifs, comme expliqué plus en détail ci-dessous, sont d’approfondir cette question avec d’une part des membres de l’association –  ceux-ci pourront, entre autres, nous faire bénéficier de leurs expériences dans des pratiques « contributives »-, et d’autre part avec des personnalités externes capitalisme, désir et servitude PDF nous faisons ponctuellement appel pour confronter leurs points de vue avec les résultats de nos travaux. Travail, revenu,  fiscalité ,  avec J.


Comment un certain désir s’y prend-il pour impliquer des puissances tierces dans ses entreprises ? C’est le problème de ce qu’on appellera en toute généralité le patronat, conçu comme un rapport social d’enrôlement. Marx a presque tout dit des structures sociales de la forme capitaliste du patronat et de l’enrôlement salarial. Moins de la diversité des régimes d’affects qui pouvaient s’y couler. Car le capital a fait du chemin depuis les affects tristes de la coercition brute. Et le voilà maintenant qui voudrait des salariés contents, c’est-à-dire qui désireraient conformément à son désir à lui. Pour mieux convertir en travail la force de travail il s’en prend donc désormais aux désirs et aux affects. L’enrôlement des puissances salariales entre dans un nouveau régime et le capitalisme expérimente un nouvel art de faire marcher les salariés. Compléter le structuralisme marxien des rapports par une anthropologie spinoziste de la puissance et des passions offre alors l’occasion de reprendre à nouveaux frais les notions d’aliénation, d’exploitation et de domination que le capitalisme voudrait dissoudre dans les consentements du salariat joyeux. Et peut-être de prendre une autre perspective sur la possibilité de son dépassement.

Dans notre manifeste de 2005, nous posions que le système consumériste atteindrait rapidement ses limites d’abord parce qu’il ruinait l’énergie libidinale, c’est à dire le désir, en le captant de façon destructive. Nous posions que le capitalisme est comme toute économie un stade de ce que Freud avait appelé l’économie libidinale, mais qu’à la différence des stades précédents, celui-ci conduit à l’épuisement de l’énergie libidinale elle-même. Les personnes souhaitant apporter leurs commentaires et propositions peuvent le  faire en  adressant un mail à Arnauld de  L’Epine : arnauld. Stiegler , ce qui fait que la vie  vaut la peine d’être vécue, De la pharmacologie, Flammarion, 2010, p. Le rapport Stiglitz, Pour une vraie réforme  du système monétaire et financier international, éd. LLL Les liens qui libèrent, 2010, p.