Baudelaire : Un demi siècle de lecture des Fleurs du mal (1855-1905) PDF

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. La Liseuse de Fragonard, vers 1770, conservée à la National Gallery of Art, Washington. Le roman est un genre littéraire, caractérisé baudelaire : Un demi siècle de lecture des Fleurs du mal (1855-1905) PDF par une narration fictionnelle.


Le 1er juin 1855, Baudelaire fait paraître dix-huit poèmes dans la Revue des deux mondes, sous le titre Les Fleurs du mal. Louis Goudall, qui en rend compte dans le Figaro, ne prévoit guère d’avenir à cette poésie  » écoeurante  » :  » M. Baudelaire, déchu de sa renommée de surprise, ne sera plus cité désormais que parmi les fruits secs de la poésie contemporaine « . Prononçant une conférence sur Baudelaire, à Monaco le 19 février 1924, Valéry commence par ces mots :  » Baudelaire est au comble de la gloire « . Entre-temps, que s’est-il passé ? À quelques exceptions près – Gautier, Banville, Leconte de
Lisle, qui sont des poètes eux aussi -, les contemporains de Baudelaire n’ont vu dans sa poésie que l’expression du  » bizarre  » : elle est le Kamtchatka  » du romantisme, où Sainte-Beuve la déporte. Dans les années 1860, une promesse apparaît pourtant : en exil à Bruxelles en 1866, le poète parle à sa mère d’une  » école Baudelaire « .

La place importante faite à l’imagination transparaît dans certaines expressions comme  C’est du roman ! Depuis son apparition, le genre romanesque a connu de nombreuses évolutions formelles et mises en question, aussi bien dans sa réception publique que du fait des écrivains. Histoire et aussi avec la généralisation de l’apprentissage de la lecture par l’école et la diffusion imprimée. Toute tentative de définition satisfaisante du roman est étroitement liée à l’identification de ses origines. Ainsi, nombreux sont les théoriciens du roman qui ont cherché à appuyer leurs théories génériques sur des théories étymologiques. Voilà pourquoi une entrée satisfaisante pour tenter de définir le terme de roman peut se trouver dans l’origine même de ce mot. Au Moyen Âge, l’usage du latin se restreint aux textes écrits tandis que les communications orales se font en langue romane.

Le latin n’étant connu que d’une minorité de la population, constituée essentiellement de religieux et de lettrés, il faut alors transcrire ou écrire en langue romane certains textes afin de les rendre accessibles à un public plus large. Le terme se met à désigner progressivement un genre littéraire à part entière. Le terme commence alors à se rapprocher de son sens moderne, celui de récit fictif à épisodes centré autour d’un ou de plusieurs personnages. Le roman a tout d’abord été le récit d’une aventure fantastique, comprenant un personnage idéal vivant une aventure idyllique elle-même. Les livres étaient au début destinés aux nobles et non au peuple.

Les romans de Chariton, d’Achille Tatius ou d’Héliodore d’Émèse sont les principaux représentants du genre à nous être parvenus. Les commentateurs des premiers siècles apr. Métamorphoses attribuées à Apulée ou le Satyricon attribué à Pétrone. Bien que novateur et original, il puise pourtant de nombreux motifs dans les genres littéraires qui l’ont précédé. La rupture littéraire amorcée par l’apparition du nouveau genre de la poésie lyrique ne doit pas pour autant masquer une large continuité dans les thèmes et les motifs évoqués par le roman.

Cependant, le romancier ne reprend pas ces thèmes à l’identique, très souvent il les réactualise, les modifie et les dramatise. Mais surtout, il substitue une nouvelle figure à celle du poète amoureux. Le modus operandi de la séduction évolue : la femme ne se séduit plus par des paroles et des chansons mais par des actions. Le héros de la chanson de geste tient ses traits du héros épique. Il est vaillant, brave, il sait manier les armes, il allie la franchise à la loyauté et à la générosité.