Ahmed Sékou Touré : (1922-1984), Président de la Guinée, Tome 3 PDF

Sauter à la navigation Sauter à la recherche Le Niger hérite de l’histoire de plusieurs grands empires et royaumes africains, qui étaient établis partiellement ou complètement sur l’étendue de son territoire actuel. Crétacé inférieur ont été trouvés à Tazolé, au Sud-Est de l’Aïr. Sahara, commencée à cette époque, repousse ensuite vers le sud les populations d’agriculteurs et les céramistes, laissant la place à des communautés d’éleveurs de bovins qui gravent sur les rochers de nombreuses représentations de leurs troupeaux. Ce fut d’abord l’ahmed Sékou Touré : (1922-1984), Président de la Guinée, Tome 3 PDF songhaï, qui naquit et s’étendit dans la région du fleuve, vers l’actuelle frontière nigéro-malienne.


Le troisième tome de cette biographie évoque les difficultés des premières années sur le plan intérieur, mais aussi l’action en faveur de l’unité africaine que Sékou Touré commence à mener avec d’autres pays africains. L’auteur montre le leader guinéen s’intéresser à l’ONU où Diallo Telli a fait admettre la Guinée contre la volonté de Paris, et explique comment, faute de pouvoir entretenir avec la France des rapports positifs, il établit des relations avec les deux Allemagne, la République Populaire de Chine, les Etats-Unis et Israel.

Sonni Ali Ber qui étendit ses frontières jusqu’à Oualata. Il succomba en 1591, sous les coups d’une expédition marocaine. Gao et ceux de Kano pour savoir laquelle des deux villes était la plus peuplée. Les Songhaï exercent une forte influence sur la vallée du fleuve durant la dernière partie du Moyen Âge, tandis que l’empire de Kanem-Bornou domine la frontière orientale. Le commerce régional porte sur l’échange sel-mil entre le Sahara central riche en gisements de sel et la savane productrice de mil, et sur la noix de cola produite dans les zones forestières.

Touaregs arrivent par vagues dans l’Aïr, se répandent dans l’Azawak et commencent à lancer des raids sur les sédentaires du sud. Ces dernières villes sont progressivement conquises par Usman dan Fodio lors de guerre sainte, majoritairement appuyé par les Peuls. 1900 : les Français font du Niger un territoire militaire administré à partir de l’ancien sultanat de Zinder. Il devient une colonie française en 1922. 1927 : le Niger devient une colonie administrée à partir de Niamey pour rééquilibrer les pouvoirs économiques et politiques locaux, diminuer le poids de la communauté haoussa de Zinder ainsi que l’influence du nord du Nigeria, une région riche et peuplée. 15 avril 1974 : accusé de corruption et d’incapacité, le président Diori est renversé par un coup d’État militaire et exilé dans l’Est du pays. Le Niger est ensuite gouverné par un Conseil militaire suprême, dirigé par le lieutenant-colonel Seyni Kountché.

En 1984, une grave famine touche le Nord du pays, en particulier les zones occupées par les pasteurs nomades et de nombreux Touaregs nigériens se réfugient en Algérie et en Libye. Mai 1990 : des affrontements entre des réfugiés touaregs rapatriés de Libye et l’armée éclatent. Juin 1991 : des groupes armés touaregs issus des communautés réfugiées en Libye engagent une offensive contre les forces gouvernementales dans le nord du pays. 29 juillet 1991 : une conférence nationale met en place un gouvernement de transition dirigé par Amadou Cheiffou, et prépare ainsi le passage à un État démocratique du Niger.

1992 : une nouvelle constitution est approuvée par référendum. Février 1995 : le Premier ministre, issu de l’AFC et imposé par le président malgré l’opposition de la majorité, est renversé. L’Assemblée est dissoute par le président mais les nouvelles élections confirment la victoire de l’opposition. Il se présente candidat indépendant aux élections présidentielles qu’il va organiser et remporter.

Depuis la fin des années 1980, les Touaregs réclament un partage des richesses plus équitable et une guérilla sporadique ensanglante l’Aïr, malgré des accords de paix toujours remis en question. Son successeur, le commandant Daouda Malam Wanké, chef de la garde présidentielle est nommé chef de l’État par un Conseil de réconciliation nationale composé uniquement de militaires. Il conduira les rênes du pays pendant une période dite de transition qui durera neuf mois. La sixième république débute le 18 août 2009. Le président Tandja souhaite briguer un troisième mandat mais se heurte à la constitution de la Ve République qui limite le mandat présidentiel à 5 ans renouvelable une seule fois. Il dissout l’Assemblée Nationale ainsi que la Cour constitutionnelle afin de pouvoir organiser un référendum sur une nouvelle constitution.

Malgré le boycott du référendum par l’opposition le référendum est maintenu et le « oui » l’emporte. C’est ainsi que débuta la VIe République. Le 31 octobre 2010, par l’adoption d’une nouvelle constitution, la VIIe République est proclamée. L’armée promet de rendre le pouvoir aux civils en 2011. Une élection présidentielle a lieu effectivement en janvier 2011 et voit s’affronter 10 candidats. Mahamadou Issoufou, investi par le PNDS, arrive en première position lors du premier tour. Il est investi le 7 avril 2011 et nomme Brigi Rafini Premier ministre.

Mahamadou Issoufou est réélu aux élections générales nigériennes de mars 2016 pour un second mandat à la présidence de la république. Maurice Abadie, La colonie du Niger, L’Harmattan, Paris, 2010, 466 p. Jérôme Bernussou, Histoire et mémoire au Niger de l’indépendance à nos jours, université de Toulouse-Le Mirail, Toulouse, 2006, 739 p. Armée et politique au Niger, CODESRIA, Dakar, 2008, VIII-288 p.

Moustapha Kadi Oumani, Un tabou brisé : l’esclavage en Afrique, cas du Niger, L’Harmattan, Paris, 2005, 279 p. Rechercher les pages comportant ce texte. La dernière modification de cette page a été faite le 26 novembre 2018 à 22:13. Ce dernier avait résisté à la colonisation française en Afrique de l’Ouest, jusqu’à sa capture en 1898. Il ajoute que plusieurs Guinéens mariés à des ressortissantes Françaises, et d’autres, ayant simplement effectué leurs études en France, ont été emprisonnés, voire exécutés, au cours de sa sanglante dictature.

Durant sa jeunesse et après être devenu président, Touré étudie les travaux des philosophes communistes, en particulier ceux de Karl Marx et de Lénine. Il reste donc simple responsable des postes, mais s’investit dans le syndicalisme en devenant un des meneurs de la jeune génération guinéenne. En 1945, il devient le secrétaire général du syndicat des postiers. Le début de la présidence de Touré est marqué par une politique marxiste, avec la nationalisation des entreprises étrangères et une économie fortement planifiée. Sékou remporte le Prix Lénine pour la paix en 1961. Ses premières actions pour rejeter les Français puis pour s’approprier la richesse et les terres agricoles des propriétaires traditionnels, irritent de nombreux acteurs puissants, mais l’échec de son gouvernement à fournir des capacités économiques ou des droits démocratiques, encore plus. Alors qu’il est encore admiré dans beaucoup de pays en Afrique et dans le mouvement panafricain, de nombreux Guinéens, des militants de gauche et de droite en Europe deviennent très critiques envers le régime de Touré en particulier quant à son échec à instituer une véritable démocratie.

Selon Amnesty International, quelque 50 000 personnes auraient été assassinées sous le régime de Touré, de 1958 à 1984. Sékou Touré fait régner sur le pays un régime de terreur, contraignant des milliers de Guinéens à fuir la répression. Ne faites pas ce que j’ai fait. J’ai tué tous les cadres de la Guinée et tous mes amis. De 1965 à 1975, il rompt toutes ses relations avec la France, ancienne puissance coloniale.