Éloge du patriotisme PDF

Cofondateur de la  créolité , il fut durant plusieurs années le doyen de la Faculté des lettres et sciences humaines de l’université des Antilles et de la Guyane. Jean Bernabé est agrégé de grammaire et l’auteur en 1982 d’une éloge du patriotisme PDF de doctorat d’État en linguistique sur le Créole antillais intitulée : Fondal Natal : Grammaire basilecticale approchée des Créoles guadeloupéen et martiniquais, publiée chez l’Harmattan en 1983. Important linguiste créole, Jean Bernabé participe en 1989 avec Patrick Chamoiseau et Raphaël Confiant à l’écriture de l’essai Éloge de la créolité.


Être français, c’est accepter de dire : « Ma particularité bretonne, vendéenne, lorraine, corse, africaine, maghrébine, asiatique, turque, roumaine, a, malgré tout l’attachement que je lui porte, moins d’importance que ma particularité nationale. Ma fierté, mon sentiment d’appartenance, mon sentiment identitaire, je les ferai dépendre non seulement de ma communauté provinciale, ethnoculturelle, religieuse, mais aussi, et surtout, de ma patrie.’

À l’heure où la France multiculturelle subit les pressions des communautés ethnoculturelles et religieuses qui s’isolent et se dressent les unes contre les autres, il est urgent de repenser et mettre en œuvre ce qui fait la cohésion nationale sans dénier pour autant le droit de chacun à rester fidèle à ses racines. Pour le philosophe Michel Lacroix, l’antidote au communautarisme est le patriotisme ; dans ce qu’il a de particulier et d’universel, car la seule défense d’une patrie charnelle, position adoptée par les nationalistes qui nient la dimension universelle, peut aboutir elle aussi à l’éclatement de la nation.
Se replier sur nous-mêmes serait trahir notre tradition française. La particularité de notre patrie doit être préservée non comme une fin en soi mais comme un terreau dont se nourrit l’universalisme. Faire son devoir de patriote aujourd’hui, ce n’est plus surveiller la frontière et repousser on ne sait quel ennemi, c’est assurer la transmission culturelle, autrement dit ne pas oublier son histoire, ni négliger sa langue et la faire partager aux autres, notamment aux plus jeunes. Chaque génération est héritière de celles qui l’ont précédées. Et c’est bien la vie de la nation qui est en jeu dans cette incessante transmission, au-delà des doutes qui la traversent en ce moment. Le sentiment patriotique peut alors devenir une des conditions de la réussite de l’intégration.
Mieux, la France doit continuer de faire entendre ses principes universels au niveau de la gouvernance mondiale en renouvelant le contenu de son message : elle doit s’affirmer comme une force de proposition, un  » lanceur d’idées  » dans les domaines suivants : la régulation de la finance mondiale ; l’écologie et le développement durable ; la lutte contre la faim ; l’aide aux pays pauvres ; la gestion des ressources rares (matières minérales, énergies fossiles, eau) ; la limitation des armements ; la lutte contre le terrorisme ; le dialogue entre les civilisations. Une voix qui, certes, ne sera pas celle de la nation la plus puissante, mais qui, venant d’un peuple qui jouit encore d’un certain crédit intellectuel et moral, a plus de chances d’être écoutée.

Jean Bernabé est aussi l’un des moteurs de la journée du créole qui a lieu chaque année en Martinique à la date du 28 octobre. Il tient à jour son propre bloc-notes traitant de thèmes créolophones tels que :  la problématique de la graphie des créoles à l’heure de leur institutionnalisation dans le système scolaire  ou  Patriotisme, université et développement de nos pays . Aux côtés d’auteurs phares que sont Raphael Confiant et Patrick Chamoiseau dans le paysage créolophone martiniquais, Jean Bernabé participe activement à la reconnaissance de la langue comme pour cette lettre adressée au ministère lors de l’annulation du CAPES créole en 2005. Sur les chemins de l’histoire antillaise. Rechercher les pages comportant ce texte. La dernière modification de cette page a été faite le 18 août 2017 à 07:57. Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre.

Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. En pratique : Quelles sources sont attendues ? Céline lors de l’attribution du prix Renaudot en 1932 pour Voyage au bout de la nuit. Voyage au bout de la nuit est le premier roman de Céline, publié en 1932.

Le roman est notamment célèbre pour son style, imité de la langue parlée et teinté d’argot, qui a largement influencé la littérature française contemporaine. Il expose ainsi ce qui est pour lui la seule façon raisonnable de résister à une telle folie : la lâcheté. Il est hostile à toute forme d’héroïsme, celui-là même qui va de pair avec la guerre. Pour lui, la guerre met en évidence la pourriture du monde, qui est un thème récurrent du roman. Néanmoins, Voyage au bout de la nuit constitue bien plus qu’une simple critique de la guerre. On pourrait aussi voir une réflexion nihiliste.

Rien ne semble avoir d’importance pour le personnage principal. Bardamu a vu la Grande Guerre et l’ineptie meurtrière de ses supérieurs dans les tranchées. C’est la fin de son innocence. C’est aussi le point de départ de sa descente sans retour. Ce long récit est une dénonciation des horreurs de la guerre, dont le pessimisme imprègne toute l’oeuvre. Il part ensuite pour l’Afrique, où le colonialisme est le purgatoire des Européens sans destinée. Il apparait dans des moments décisifs.

Dragons français escortant des prisonniers allemands en 1914. New York,  la ville debout , presque comme Bardamu la découvre à son arrivée vers 1930. Céline, l’une des nombreuses fausses valeurs dans lesquelles l’homme s’égare. C’est le deuxième aspect idéologique de cette œuvre, et pas le moindre. Unis, lors du voyage à New York, puis à Détroit, principalement au siège des usines automobiles Ford.

L’obéissance est décrite comme une forme de refus de vivre, d’assumer les risques de la vie. La question de Bardamu et, par là même, celle de Céline, est de découvrir ce qu’il appelle la vérité. C’est pourquoi l’œuvre peut apparaître comme totalement désespérée. Le livre suscita de nombreuses polémiques à l’époque de sa parution.